Judaïca
Deux ventes cataloguées chaque année
La maison Ader est la seule à organiser des ventes Judaïca de façon régulière en France. Ces vacations regroupent notamment des objets de culte, des tableaux à sujets juifs ou peints par des artistes juifs, des livres de prières, des objets historiques... Ces ventes thématiques attirent des collectionneurs et institutions du monde entier qui n’hésitent pas à faire le déplacement pour assister à cet événement d’envergure internationale. Parmi les tendances de ce marché dynamique figurent notamment les peintres de l’École de Paris, les souvenirs historiques... Les objets de culte sont également recherchés, ainsi que les écrits de rabbins et les livres illustrés.
Le mot de l’expert
« Les manuscrits autour du judaïsme rencontrent un réel engouement sur le marché. Depuis une dizaine d’années, les acheteurs s’intéressent particulièrement aux écrits rabbiniques à travers les siècles. Les rabbins ont en effet pris l’habitude de commenter les textes religieux et de traduire leur pensée par écrit. Ces commentaires étaient destinés à être diffusés, or certains n’ont pas eu l’occasion d’être édités. Découvrir ces documents inédits, que l’on pensait perdus à jamais, serait pour moi un grand privilège. Je pense notamment aux écrits du Maharal de Prague, célèbre rabbin et philosophe du XVIe siècle à qui l’on attribue la légende de la créature du golem. Ces manuscrits rabbiniques inédits peuvent s’envoler à plusieurs centaines de milliers d’euros. »
Contacts
Elodie Delaballe
elodie.delaballe@ader-paris.fr
Mary Klein
mklein@ader-paris.fr
Expert : Naftaly Fraenckel
3, rue Favart 75002 Paris
Tél : +33 (0)1 53 40 77 10
Ventes à venir
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Belles adjudications
Alexej von JAWLENSKY (1864-1941) Juif en prière, 1891 Huile sur toile avec au dos inscriptions, signature, date et annotations. 87 x 68 cm Dans un cadre baguette en bois doré. Certificat d’authenticité délivré le 20 mai 2021 par la Fondation Jawlensky-Archiv. SA. Provenance : Collection du Docteur Leifer par descendance. Perdue pendant plus d’une centaine d’années, cette œuvre d’Alexej von Jawlensky restait connue grâce à deux photos d’archives largement publiées dans les ouvrages de référence. On y voit Alexej von Jawlensky, assis dans un atelier, devant cette toile en cours d’accomplissement avec son amie Marianne Werefkin debout à ses côtés. Dans ces photographies, datées dans les archives vers 1893, le tableau y est largement reconnaissable. Or, jusqu’en 2020 il était encore inconnu et non localisé. Alors que l’influence du Maître russe Ilia Repine plane sur les jeunes années d’un Jawlensky dévoré par l’envie de peindre, la découverte de ce tableau conservé dans une collection particulière bayonnaise pendant près de 80 ans met en relief la trajectoire européenne de ce Révolutionnaire de la couleur. Issu d’une famille de l’aristocratie militaire russe, Jawlensky s’oriente naturellement vers cette carrière. Il en gravit les échelons avec succès mais au fond de lui l’envie de peindre se fait de plus en plus forte à mesure qu’il gagne en indépendance. Jawlensky pousse les portes des expositions, des ateliers et des différents cercles artistiques de Saint-Pétersbourg. Il rejoint l’atelier d’Ilia Repine, prestigieux maître de la peinture russe de la fin du XIXe siècle. Son enthousiasme pour la création et son talent le font rapidement remarquer. Repine lui présente alors Marianne Werefkin. Jeune femme de caractère, de quelques années son aînée, elle est l’élève préférée du grand maître. Une profonde complicité nait entre les deux jeunes artistes. Marianne Werefkin l’incite à peindre toujours, partout. Issue d’une famille aisée, elle, emmène le jeune Alexej avec elle, dans ses cours, dans son atelier, mais aussi à la campagne chez elle, pour s’exercer. À l’été 1893, au cours d’un séjour dans la « datcha » de Werefkin, les deux jeunes artistes se rendent dans les shtetl, les villages juifs au sud de Moscou. Jawlensky réalise alors une série de portraits de ces habitants et de vieux rabbins. Le tableau présenté ici, s’inscrit dans cette série. Le portrait est à cette période certainement l’un des genres les plus à la mode. Le format initial de la toile pouvait laisser présager d’un portrait en pied. Il est resté partiellement inachevé, comme la plupart des œuvres de Jawlensky de cette époque. La toile a été coupée en partie basse sans enlever aucune puissance à l’œuvre, mais permettant une circulation plus facile. La longue barbe, le talit sur les épaules et le livre esquissé dans les mains confirme l’identité de ce personnage. Si quelques reprises masquent notamment la flamme de la bougie, il n’en reste pas moins que le regard captivant du vieux juif en prière révèle tant la surprise d’un homme pris dans un moment d’introspection, que la vivacité d’un esprit. Ce regard lumineux contraste avec le poids des années et l’épaisseur de la veste et du châle de prière qui pèsent sur les épaules d’un vieillard, peut-être un rabbin, dont l’histoire du peuple raisonne avec la rudesse du climat et des temps hostiles. En quelques touches de couleurs, vert et mauve sur un camaïeu de brun, ce regard réveille le portrait et fait écho à la flamme de la bougie. Si le chemin est encore long vers l’expressionisme révolutionnaire des années 1900 de Münich et Murnau la vivacité de la touche tient encore à l’héritage de l’enseignement de Repine et Werefkin. La rupture par la couleur reste encore un cap à franchir. Au dos, la barre horizontale du châssis partage la toile en deux parties. La partie supérieure laisse encore apercevoir la trace d’une grande signature d’Alexej von Jawlensky. La partie inférieure dévoile de nombreuses informations : Prof. Ilja Repin (en latin), Vera Repina et Jurij Repin (en cyrillique, noms de l’épouse et du fils de Repine) puis Alexei Georgevitch Jawlensky / élève talentueux d’Ilya Repin et artiste connu à Paris. Cette œuvre a été créée vers l’année 1891 (en cyrillique). L’héritage de Repine est souligné par des mots qui sont probablement ceux de son fils Youri Repine. La renommée de Repine est alors bien plus importante que celle de Jawlensky, qui n’a pas encore produit la révolution expressionniste. Que ce soit de l’atelier d’Ilia par son fils Youri, ou directement par Jawlensky et Werefkin, la toile est probablement arrivée en Europe de l’Ouest et en France vers 1900. La tableau a été retrouvé à Bayonne dans la collection privée du Docteur Leifer. M
BOÎTE À AROMATES Europe centrale, probablement Pologne, XVIIIe siècle ou premier quart du XIXe siècle. Argent filigrané, drapeau et cloches en laiton. Hauteur: 45 cm Poids: 569,1 g Exceptionnelle tour de forme hexagonale dont les différents étages sont en filigrane d'argent. Elle est surmontée d'un drapeau en forme de lion. Menus accidents au filigrane. Mots-clés: Judaica, Jewish, Hebrew, Judaïsme, Hébreu. Spice Box. Central Europe, probably Poland, 18th or early 19th century. Silver and silver filigree, brass finial and bells.
[MANUSCRIT - KETOUBA] Exceptionnelle Ketouba manuscrite sur parchemin. Viadana, 1637. Contrat de mariage entre Shimshon fils du défunt Mordekhaï Kanton et Simha fille de Yona Amtifissar. Le texte de la Ketouba écrit en lettres dorées est entouré d’un premier registre formé de deux colonnes et d’un fronton en calligraphie et micro calligraphie, puis d’un second registre formé d’une frise géométrique en micro-calligraphie, et d’un troisième registre de frises à motifs de rinceaux également en micro calligraphie. Il est aussi surmonté d’une couronne et d’un blason. (Mouillures sur le pourtour. Manques en marges en bas à droite et en marge haute). 70 x 52 cm Très rare Ketouba au décor micro calligraphié. Parmi les textes, on retrouve Esther, le Cantique des Cantiques, les Proverbes. Les Ketoubot en micrographie de cette époque sont rarissimes. La collection Braginsky en comporte une italienne au décor microcalligraphié datée de 1638. (Braginsky Collection Ketubbah 112). Mots clés : judaïca, juif, juive, hébreux, rabbins, jewish, torah, hebrew, hebraica, judaisme, synagogue, sionisme, pessah, pessach, haggada, haggadah, hagada, hagadah, passover, menora, menorah, hannuka, hannuca, hannoucca, hanouccah, torah, juden, israélite, Israël, antisemitism, antisémitisme, dreyfus, meguila, sepharade, sefarad, ketouba