Art impressionniste et moderne
Six à huit ventes cataloguées chaque année
Spécialité historique de la maison Ader, les tableaux impressionnistes et modernes sont défendus avec ardeur par les commissaires-priseurs de cette institution du marché de l’art depuis la fin du XIXe siècle. En 1884, la maison de ventes organisait par exemple la dispersion de l’atelier d’Édouard Manet (1832-1883), dans laquelle figurait l’emblématique Olympia. Le département Art moderne et contemporain s’intéresse à tous les courants artistiques de ces périodes d’intense activité créatrice : impressionnisme, post-impressionnisme, cubisme, fauvisme... Spécificité de la maison Ader, les ventes dédiées présentent une cinquantaine d’œuvres choisies et inédites sur le marché, pour la grande majorité d’entre elles, provenant toutes de collections particulières ou de successions. Cette sélection de qualité témoigne de l’exigence du département et de la confiance que les clients lui accordent.
Le mot des responsables de département
« Il y a toujours de nouvelles découvertes à faire dans le domaine de l’art moderne, même pour les plus illustres artistes de la période. Nous avons eu récemment la chance de tirer de l’oubli une toile de Camille Pissarro (1830-1903). Le tableau était anonyme lorsqu’il est arrivé dans notre bureau de Neuilly. Après plus d’un an et demi de recherches, plusieurs examens techniques et scientifiques ainsi que des comparaisons détaillées avec d’autres tableaux de Pissarro, cette huile sur toile a pu rejoindre le corpus officiel des œuvres du peintre. Le jour de sa mise aux enchères, elle a été adjugée 358 400 €. Cette redécouverte a été possible grâce à la relation de confiance que nous avons nouée avec les propriétaires de l’œuvre ainsi qu’à l’expertise de la maison Ader dans le domaine de l’art moderne. Nous sommes convaincus que d’autres œuvres de grands maîtres pourront ainsi réapparaître. »
Contacts
Xavier Dominique
xavier.dominique@ader-paris.fr
Camille Maujean
camille.maujean@ader-paris.fr
Tanguy Faramin
tanguy.faramin@ader-paris.fr
Anna Gorska
anna.gorska@ader-paris.fr
3, rue Favart 75002 Paris
Tél : +33 (0)1 53 40 77 10
Ventes à venir
Ventes passées
Belles adjudications
Mary CASSATT (1844-1926) Portrait de jeune femme au chapeau blanc, 1879 Huile sur toile. Signée et datée sur la gauche. (Rentoilée). 46 x 38 cm Provenance : Succession de Madame B., Paris. Œuvre probablement acquise autour de 1950 et restée dans la famille depuis. Expositions : - Cent Ans de Peinture française, Galerie Schmit, Paris, 7 mai - 7 juin 1969. - Pour mon plaisir : XIXe-XXe siècles, Galerie Schmit, Paris, 12 mai - 22 juillet 1982, catalogue, n° 21, reproduit. Bibliographie : - Adelyn Dohme Breeskin, Mary Cassatt, A Catalogue raisonné of the Oils, Watercolours and Drawings, Smithsonian Institution Press, Washington, 1970, n° 68, reproduit p. 52. - Le Figaro, Vie Culturelle, La Face cachée des grands maîtres, 26 mai 1982, reproduit p. 28. Nous remercions Madame Elizabeth Royer pour ses recherches de provenance concernant cette œuvre.
Léonard Tsuguharu FOUJITA (1886-1968) Nu dans l’atelier, 1925 Huile sur toile. Signée et datée en bas à gauche « Tsuguharu » en japonais et « Foujita 1925 ». Signée au dos « Tsuguharu » en japonais et « Foujita », monogrammée « F » en haut sur la barre horizontale du châssis, titrée et datée « Model 1925 » sur la barre centrale, située « à Paris » et signée « Tsuguharu » en japonais sur la barre verticale de droite. 126 x 60 cm Provenance : Collection Edmée Lamiral, Paris. Par descendance. Bibliographie : Musée des Beaux-arts de Reims, La Collection Foujita - Catalogue des œuvres, Éditions Snoeck, 2018, tirage positif de notre tableau au gélatino-bromure d’argent sur papier à développement monochrome de notre tableau, 30,4 x 24 cm, Inv.2014.3.637, reproduit p. 239 ; J. Roseman, Plaque de verre négative orthomatique au gélatino-bromure d’argent de notre tableau, 29,8 x 23,8 cm, Inv. 2014.3.630, reproduit p. 237. Nous remercions Madame Sylvie Buisson pour les informations qu’elle nous a transmises. Un certificat de Madame Sylvie Buisson sera remis à l’acquéreur. Le modèle du tableau est Edmée Lamiral, fille d’un sculpteur de Boulogne Charles Paul Lamiral. Par l’intermédiaire de son père, elle fréquenta tout le milieu artistique de l’entre-deux-guerres et posa pour plusieurs artistes. Sa présence à côté d’une femme nue sur l’une des planches de l’Album « Les Femmes » en 1930, montre qu’elle aurait posé pendant plusieurs années pour l’artiste japonais. Ici, le modèle nous renvoie immédiatement à la sculpture. Le halo sur le côté gauche du corps accentue le modelé, à la limite du maniérisme. Lors de son voyage en Italie en 1921, Foujita découvre la chapelle Sixtine et l’œuvre peint de Michel-Ange. La puissance des corps représentés dans des postures très expressives le marque durablement. Sa manière rappelle la grisaille où la peinture traitée en monochromie, imite un bas-relief sculpté à l’aide d’une dégradation entre le noir et le blanc et camaïeu de gris. Comme nous le souligne l’experte Sylvie Buisson : « Sa prouesse est bien de tracer directement à main levée le contour des formes à l’encre de Chine, ou à la peinture à l’huile noire, avec son pinceau japonais extra fin, sans repentir, directement sur la préparation blanche du fond qu’il a réalisé quelques jours auparavant à partir d’un mélange de poudre de coquilles d’huitres pilées, de colle animale, de blanc d’argent et de liants divers afin d’obtenir cette surface lisse et plane comme la porcelaine qui lui permet de réaliser les nuances de gris et les tracés de son travail ». Le regard de cette femme nous déstabilise, telle La Belle ferronnière de Leonard de Vinci. Un dessin de chat qui s’étire en haut à gauche accroché par une punaise contre le mur contraste avec le visage du modèle. Le châssis d’un tableau posé dans le coin inférieur droit n’a jamais été vu dans l’œuvre de Foujita. De quelle toile s’agit-il ? On rêverait de la retourner.