Armand Seguin (1869-1903) - Lot 261

Lot n° 261
Aller au lot
Estimation :
400 - 500 EUR
Résultats avec frais
Résultat : 1 280EUR
Armand Seguin (1869-1903) - Lot 261
Armand Seguin (1869-1903) Bretonnes. 1894. Bois gravé. 185 x 225. Field, Strauss et Wagstaff 70. Très belle épreuve tirée en rouge lie-de-vin sur vélin mince ivoire. Retour d’onglet de montage au bord droit au verso. Toutes marges. Timbre R. T. Planche parue dans L’Ymagier, n° 2, janvier 1895. Cette épreuve a figuré dans l’exposition Masterpieces from European Artist Colonies, Atlanta, 2005. « Il existe deux états de cette œuvre dont on a pu avancer qu’elle a peut-être été tirée sur linoléum. Au premier état, l’œuvre comporte au-dessus de l’image un poème de Charles Morice daté du 21 novembre 1894 et adressé « A Paul Gauguin ». Il disparaît au deuxième état où l’on constate la présence de lignes derrière le tronc d’arbre, d’une fente dans le feuillage en haut à droite et d’un monogramme en bas à droite tracé en tailles blanches. Ce monogramme a été lu « EB » par H. Bock et J.H. Müller, lors de l’exposition de Brême de 1967, qui ont attribué l’œuvre à Émile Bernard. Il semble tout à fait absurde qu’Émile Bernard, alors au Caire, et brouillé avec Gauguin depuis 1891, ait pu se prêter à une apologie de son rival. En revanche, on a retrouvé ce monogramme troublant sur deux œuvres d’Armand Séguin, Deux cormorans volant au-dessus des flots (Field 8) et les Pins sur la rivière (Field 12) ; Caroline Boyle-Turner estime que l’on peut penser qu’il s’agit d’un « ES », « Ergasterium Seguin », c’est-à-dire à la manière nabi, « atelier Séguin ». Les formes lourdes, les têtes rentrées dans les épaules sont extrêmement proches des croquis de Bretonnes aux champs tracés par Séguin à l’eau-forte en 1893-1894 (Field 44-64). Enfin, le numéro 2 de L’Ymagier, dans lequel paraît, en janvier 1895, le second état de cette gravure mentionne en légende : « A. Seguin Bretonnes, bois original ». […] Les Bretonnes de 1894 ne sont pas « plaquées » sur les vers de Morice mais, en une correspondance graphique, symbolisent le thème du départ sans retour vers les îles inconnues de l’Océanie, terre promise de l’innocence et du bonheur retrouvés. » (M. Grivel, dir., Gauguin et l’École de Pont-Aven, catalogue d’exposition, Paris, Bibliothèque nationale, 1989, p. 96).
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue