Une très belle sculpture anthropomorphe représentant Chicomecoatl, la déesse protectrice du maïs, et plus généralement de toutes les nourritures végétales, elle est la divinité des subsistances de ce qui se mange comme de ce qui se boit. Chicomecoatl veut dire « sept serpents » mais elle est également connue sous les noms de Chalchiuhcihualt « femme de pierre verte », ou aussi Tonacayohua « celle qui a notre nourriture », ainsi que Xilonen « poupée d’épis de maïs tendre ». Divinité la plus vénérée des agriculteurs du Mexique central, et c’est pourquoi d’innombrables effigies la représentent. Toutes les représentations de Chicomecoatl, qu’elles soient sculptées debout et en ronde bosse pour trôner dans des temples importants, ou de tailles plus modestes comme celle-ci, placé sur un autel ou à l’intérieur d’une niche, elles portent toujours une haute coiffe appelée amacalli, et tiennent souvent comme ici une paire d’épis de maïs (cemmaitl) dans chaque main. Notre divinité sculptée dans une pierre volcanique dense est représentée agenouillée pour apparaitre frontalement, cependant les côtés comme l’arrière sont également sculptés, laissant apparaitre ses bras tenant les cemmaitl de chaque côté et à l’arrière la coiffe amacalli est sculptée comme à l’avant et ses pieds stylisés repliés sous elle comme ses genoux à l’avant. Voir : pour une autre œuvre proche stylistiquement dans les collections du musée du Quai Branly (n°inv. MQB.71.1878. 1.96) et provenant des anciennes collections d’Alphonse Pinart et du fameux Eugène Boban, reproduite p.51 de l’ouvrage Aztèques La Collection du musée du Quai Branly. Aztèque, Mexique central Période Post-classique 900 ap. J. C. à 1521 ap. J.C. Pierre, reliquat de pigments ocre, accidents (casses anciennes) et manques visibles notamment à l’arrière, belle patine et oxydation ancienne de la pierre. H. : 38 cm Provenance : Jacques Kerchache, Paris Collection privée, Paris, acquis de ce dernier avant 1968
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€8,000 - €12,000
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Une très belle sculpture anthropomorphe représentant Chicomecoatl, la déesse protectrice du maïs, et plus généralement de toutes les nourritures végétales, elle est la divinité des subsistances de ce qui se mange comme de ce qui se boit. Chicomecoatl veut dire « sept serpents » mais elle est également connue sous les noms de Chalchiuhcihualt « femme de pierre verte », ou aussi Tonacayohua « celle qui a notre nourriture », ainsi que Xilonen « poupée d’épis de maïs tendre ». Divinité la plus vénérée des agriculteurs du Mexique central, et c’est pourquoi d’innombrables effigies la représentent. Toutes les représentations de Chicomecoatl, qu’elles soient sculptées debout et en ronde bosse pour trôner dans des temples importants, ou de tailles plus modestes comme celle-ci, placé sur un autel ou à l’intérieur d’une niche, elles portent toujours une haute coiffe appelée amacalli, et tiennent souvent comme ici une paire d’épis de maïs (cemmaitl) dans chaque main. Notre divinité sculptée dans une pierre volcanique dense est représentée agenouillée pour apparaitre frontalement, cependant les côtés comme l’arrière sont également sculptés, laissant apparaitre ses bras tenant les cemmaitl de chaque côté et à l’arrière la coiffe amacalli est sculptée comme à l’avant et ses pieds stylisés repliés sous elle comme ses genoux à l’avant.
Voir : pour une autre œuvre proche stylistiquement dans les collections du musée du Quai Branly (n°inv. MQB.71.1878. 1.96) et provenant des anciennes collections d’Alphonse Pinart et du fameux Eugène Boban, reproduite p.51 de l’ouvrage Aztèques La Collection du musée du Quai Branly.
Aztèque, Mexique central
Période Post-classique 900 ap. J. C. à 1521 ap. J.C.
Pierre, reliquat de pigments ocre, accidents (casses anciennes) et manques visibles notamment à l’arrière, belle patine et oxydation ancienne de la pierre.
H. : 38 cm
Provenance :
Jacques Kerchache, Paris
Collection privée, Paris, acquis de ce dernier avant 1968
Sale
Thursday 4 December 2025・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris