Simon ARNAULD DE POMPONNE (1618-1699) diplomate, ministre et - Lot 514

Lot n° 514
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Simon ARNAULD DE POMPONNE (1618-1699) diplomate, ministre et - Lot 514
Simon ARNAULD DE POMPONNE (1618-1699) diplomate, ministre et secrétaire d’État aux Affaires étrangères. L.A., Stockholm 25 septembre 1666, à son père Robert Arnauld d’Andilly, à Pomponne ; 2 pages ¾ in-8, adresse avec cachet cire rouge à son chiffre couronné. Belle et intéressante lettre de son ambassade en Suède, sur les plans de François Mansart pour le château de Pomponne, les mémoires que son père a accepté d’écrire, et l’éducation de ses enfants. Il évoque d’abord « l’admirable oraison funèbre de Mr le P. de Conty [par Massillon]. C’est un chef-d’œuvre d’éloquence, de sagesse, d’esprit et de jugement. Je ne vous en puis assez dire tant je lay admirée. On ne peut voir ensemble plus d’esprit plus de solidité et de delicatesse »... Mais dans ce contexte « tout crestien et tout ecclesiastique », il s’interroge sur le mot de « héros, qui ayant son origine dans les fables semble estre une manière de parler profane et plus propre mesme aux figures des Poetes qua l’éloquence de la prose »... Il reproche à son frère « de se tuer volontairement, et je ne puis croire qu’une austerité sy fort au dela des bornes et de la nature puisse estre approuvée par ceux auxquelz il a le plus de raison de defferer »... Il approuve que son père fume les espaliers. « Il faudra de mesme repeupler les ormes de fort bonne heure », et continuer l’avenue… « J’ay grande impatience que Mr Mans. [Mansart] ait arresté un plan de Pne [Pomponne] a demeurer, et je fais mon conte quil aura le plaisir de le voir executer. La depense n’en est pas telle que je ne puisse esperer d’y arriver, principalement sy comme il semble en rester quelque lueur d’esperance je puis estre paié de ma dette de M. Jnin. Cela fait quoyque tres modeste Pomponne seroit pour nous une fort raisonnable maison et une retraite fort agreable »... M. de Montbrison lui a écrit « comme ayant grande envie de venir en Suede. […] vous jugez de la joie que ce me seroit »... Il évoque enfin le « mémoire » qu’il a prié son père
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