Chrétien-Guillaume de Lamoignon de MALESHERBES (1721-1794) m - Lot 494

Lot n° 494
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Estimation :
1200 - 1500 EUR
Chrétien-Guillaume de Lamoignon de MALESHERBES (1721-1794) m - Lot 494
Chrétien-Guillaume de Lamoignon de MALESHERBES (1721-1794) magistrat et ministre. Manuscrits autographes de poésies; 60pages in-4 et petit in-4, en un volume cartonnage moderne papier marbré. Essais poétiques de Malesherbes sur l’histoire ancienne. Une première suite de 7 feuillets (13 pages) est une copie de «Vers techniques sur l’histoire des empereurs romains, les premiers du P. Buffier, et continuation par d’autres», depuis Tibère: «Est Tibère au premier dissimulé tyran»… [Le jésuite et pédagogue Claude Buffier (1661-1737) a mis au point et publié une Pratique de la Mémoire artificielle pour apprendre et retenir aisément la chronologie et l’histoire universelle (1705-1706), notamment par la versification en alexandrins. Ses «Vers de l’histoire universelle depuis Jésus-Christ jusqu’à présent» commencent par l’histoire des empereurs romains; cette partie de son œuvre relative aux empereurs romains, une énumération assez succincte, fut développée et complétée par d’autres auteurs.] Une deuxième partie compte 14 feuillets (27pages). Malesherbes y rédige lui-même, parfois avec de nombreuses ratures et corrections, une suite aux vers de Buffier, commençant par le massacre de Jules Constance, demi-frère de l’empereur Constantin, et des siens en 337: «Mais à peine est il mort que ses coupables fils/ Font perir ses parens et tous ses favoris. […] Le soldat les égorge et l’on n’épargne rien/ Que deux foibles enfans Gallus et Julien»… Les dernières pages sont à l’état de brouillons, surchargés de corrections. Un dernier ensemble de 10 feuillets (20pages), d’un plus petit format, est intitulé: «Vers techniques sur l’histoire de l’empire romain», depuis Tibère, «dissimulé tiran», et porte au début cette note: «Les vers de cette première page sont ceux du p. Buffier que j’avois retenus. J’ay oublié les autres. C’est ce qui m’a engagé à les continuer jusqu’à Constantin, suivant la prosodie du père Buffier. Et depuis j’ai eu la fantaisie de les continuer […] jusqu’à la destruction de l’empire d’occident et en orient jusqu’à l’hegyre». Cette suite s’achève ainsi: «Enfin Bizance tombe au pouvoir des Sultans/ En l’an cinquante trois après quatorze cent»; le recueil se ferme sur un feuillet de brouillon.
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