FROISSART (Jean). - Lot 9

Lot n° 9
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Estimation :
800 - 1200 EUR
FROISSART (Jean). - Lot 9
FROISSART (Jean). Histoire et chronique memorable de messire Iehan Froissart. Reveu et corrige sus divers exemplaires, et suivant les bons auteurs, par Denis Sauvage de Fontenailles en Brie. Paris : Jean Ruelle, [Pierre L'Huillier], 1574. —4 tomes en 2 volumes in-folio, veau brun, dos à nerfs orné, tranches rouges (reliure du début du XVIIIe siècle). Tchémerzine, III, 388. Nouvelle édition de la chronique de Jean Froissart publiée par l'historiographe du roi Henri II, Denis Sauvage (1520?-1587?). Il s’agit de l’œuvre principale de l’écrivain et historien Jean Froissart (vers 1337-vers 1404), écrite entre 1361 et 1400, portant notamment sur le conflit entre la France et l’Angleterre dans la guerre de Cent ans. «Ses Chroniques proposent à la classe aristocratique un vaste tableau de la société chevaleresque, de ses actes, fêtes, rituels, rêves et préoccupations. Pour nous, ce livre reste une source essentielle de la connaissance du XIVe siècle » (Bechtel, p. 303). Cette édition fut partagée entre quatre libraires, et se trouve indifféremment à l'adresse de Pierre L'Huillier, de Claude Gautier, de Michel Sonnius ou de Jean Ruelle. Le premier tome est ici au nom de Jean Ruelle alors que les autres sont à celui de Pierre L'Huillier. Exemplaire d'Élisabeth Pauline de Gand-Vilain, princesse d'Isenghien (1737-1794). Noble française, elle épousa en 1755 Louis-Léon de Brancas, duc de Lauraguais, avec qui elle eut deux filles : Pauline-Louise (future duchesse d’Arenberg) et Antoinette Candide (devenue religieuse). En 1767, elle hérita du château d’Arlay, en ruines, et fit construire un nouveau château à partir des matériaux des anciennes ruines et d’un couvent abandonné. Elle y reçut des personnalités, dont le roi de Prusse Frédéric II en 1775. Victime de la Terreur révolutionnaire, elle fut arrêtée en 1793, jugée par René-François Dumas (qu’elle avait autrefois refusé comme régisseur), condamnée à mort et guillotinée à Paris le 16 février 1794. Le premier titre comporte la signature manuscrite «P. Isenghien », et celui du « Tiers volume » porte l'indication, d'une autre main, «princesse Disenghien ». Coiffes du premier volume abîmées avec manques, frottements et épidermures. Manque de cuir par endroits. Mouillure sur le bas des feuillets des deux volumes.
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