ANTON PRINNER (1902-1983)PEINTRE-SCULPTEUR & ATELIER DU TAPI - Lot 118

Lot n° 118
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ANTON PRINNER (1902-1983)PEINTRE-SCULPTEUR & ATELIER DU TAPI - Lot 118
ANTON PRINNER (1902-1983)PEINTRE-SCULPTEUR & ATELIER DU TAPIS VERT À VALLAURIS Le Dompteur de chimère Plat circulaire légèrement creux. Épreuve en céramique émaillée polychrome; le décor titre en vert et beige sur fond noir, ses contours en relief. Marqué des cachet Éditions TAPIS VERT Vallauris et Made in France au revers. Diamètre: 31cm Plat aux deux personnages. Provenance: Galerie David Corcos, Paris. Bibliographie et œuvre en rapport: Anton Prinner – Catalogue de l’exposition organisée au musée de l’Abbaye Sainte-Croix, Les Sables-d’Olonne (1er juillet – 1er octobre 2006) ; à l’Institut hongrois de Paris en 2007, Éditions PanamaMusées, Paris, 2006. Le décor de notre œuvre à rapprocher de l’eau-forte intitulée « Personnage tentant une chèvre sur son dos » (1948) reproduite page 108. Artiste français d’origine hongroise, Anton Prinner se forme à l’École des Beaux-Arts de Budapest, avant de s’installer à Paris à la fin des années 1920 où il fréquente le milieu artistique du Montparnasse et l’académie de la Grande Chaumière. Ses premières œuvres s’inscrivent dans une veine constructiviste, mais semblent déjà nourries d’une sémiotique très personnelle. Philosophe et mystique, Prinner s’intéresse aux ésotérismes, aux doctrines occultes, aux symboles, notamment égyptiens, ainsi qu’au mythe de l’androgyne – auquel il consacre son ouvrage La femme tondue, paru en 1945. Comme les surréalistes, il travaille les textes anciens et les illustre de ses gravures – citons Le Livre des morts des anciens Égyptiens (1948) ou La Bible ésotérique et poétique (1949). Prinner explorera sans relâche le lien entre visible et invisible à travers un travail protéiforme : en gravure, mais aussi en peinture, en sculpture, par son travail du bois, du plâtre, ou de la céramique. La rencontre avec Picasso (1881-1973) jouera un rôle décisif dans son parcours; Prinner le rejoindra d’ailleurs à Vallauris en 1951. Il s’installe ainsi à l’atelier du Tapis Vert, non loin du maître espagnol, où il se confronte à la matière et expérimente de nouvelles voies. Naît alors de la terre une œuvre ancrée dans un [symbolisme cosmique], laquelle participe de sa recherche de perfection formelle. Dans ce même atelier, il réalise aussi de grandes sculptures en bois, d’une monumentalité rare, avant de revenir à Paris après 1965. Au fil de son parcours, Prinner poursuit une quête d’harmonie suprême. Cette aspiration s’exprime dans la régularité des formes, la symétrie et la simplification des traits, qui aboutissent à une «androgynation» de la figure, autour de laquelle s’articuleront toute sa vie et son œuvre.
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