Une plaque de revêtement fondue à la cire perdue, représenta - Lot 69

Lot n° 69
Aller au lot
Estimation :
60000 - 80000 EUR
Résultats avec frais
Résultat : 357 500EUR
Une plaque de revêtement fondue à la cire perdue, représenta - Lot 69
Une plaque de revêtement fondue à la cire perdue, représentant très probablement un chef de guerre ou un émissaire, et dans tous les cas un important dignitaire de la cour royale, arborant les colliers superposés de perles longues de corail et un collier de dents de léopard retournées, attributs caractéristiques de la cour de l’Oba, régnant (ou roi) de l’ancien Royaume du Bénin. Il est coiffé d’un haut bonnet orné d’une plume, tient dans sa main droite un sabre cérémoniel appelé eben, et son pagne noué sur le côté témoigne d’un motif à deux croix. Ce motif de croix pourrait venir de l’influence chrétienne arrivée avec les premiers marchands portugais dont les échanges commerciaux commencent dès la fin du XVe siècle, et les premiers convertis au christianisme au XVIème siècle. Ce sont d’ailleurs ces mêmes marchands portugais qui fournirent au XVIe siècle à la cour de l’Oba les lingots de métal qui furent ensuite fondus en oeuvres d’art. On estime l’ensemble du corpus de ces plaques rectangulaires autour de neuf cents à mille plaques, qui recouvraient à l’origine les piliers de soutien de la toiture du palais de l’Oba, et décoraient ainsi la cour intérieure du palais royal de Bénin city. Ces plaques datant du XVIe jusqu’au XVIIIe siècle n’étaient déjà plus en place sur les poteaux de suspente à l’intérieur de la cour du palais de l’Oba lors de la désastreuse « expédition punitive » de 1897. Les militaires anglais qui ont pillé plusieurs milliers d’objets au sein du palais, puis brulé, les avaient retrouvés remisées. Le motif gravé à quatre feuilles que l’on retrouve de manière constante en décors de fond sur l’ensemble de ces plaques est l ‘évocation d’une plante aquatique aux vertus protectrices et curatives utilisée lors de rites thérapeutiques proférée par une prêtresse Olokun (Dieu de l’eau). La plaque de la collection Evrard de Rouvre, présentée sur un socle réalisé par Kichizo Inagaki, est déjà décrite par Jean Roudillon en 1955 comme « un très bel exemplaire de ce type de plaque », ce que soixante-dix années de plus nous permettent de confirmer. Ancien royaume du Bénin, population Edo, Nigéria Fin XVIe ou XVIIe siècle Alliage cuivreux, petits accidents et enfoncements d’ancienneté sinon excellent état de préservation, très belle patine d’oxydation d’ancienneté. H. : 44 cm Provenance : - Vente Hôtel Drouot le 11 Mars 1955, Maîtres Rheims et Boisgirard, reproduite au catalogue planche XV n° 611 du catalogue de la fameuse vente du 9 -10 et 11 mars de la collection André Derain et à divers amateurs. - Collection Evrard de Rouvre, acquise lors de cette vente - Transmis par descendance
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue