CHEZ COLETTE CREUZEVAULT – LA SALLE À MANGER, 3e ÉTAGE - Lot 42

Lot n° 42
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CHEZ COLETTE CREUZEVAULT – LA SALLE À MANGER, 3e ÉTAGE - Lot 42
CHEZ COLETTE CREUZEVAULT – LA SALLE À MANGER, 3e ÉTAGE Max ERNST (1891-1976) Chéri Bibi [1973] Épreuve en bronze à patine verte. Signée, numérotée « 98/175 » et cachet du fondeur « Valsuani – Cire » sur la base. 33 x 18 x 17 cm Provenance: Collection Colette Creuzevault, Paris. Par descendance. Expositions : - Max Ernst Sculptures, Malmö Konsthall, 4 novembre 1995 – 14 Janvier 1996, catalogue, un exemplaire similaire reproduit p. 177. - Max Ernst Sculptures, Ida Gianelli, Milan, 16 mai – 15 septembre 1996, catalogue, un exemplaire similaire reproduit p. 173. Bibliographie : - Max Ernst : Sculptures Maisons Paysages, Werner Spies, Paris, Éditions du Centre Pompidou, 1998, un exemplaire similaire reproduit p. 183. - Max Ernst : Plastiche Werke, Jurgen Pech, Cologne, DuMont Buchverlag, 2005, un exemplaire similaire reproduit p. 207. Cette œuvre a été conçue en 1973 d’après un modèle en plâtre de 1964, et fondue en bronze à une date ultérieure par Valsuani Paris, dans une édition numérotée à 175 exemplaires plus 15 épreuves d’artiste. L’authenticité de cette œuvre a été confirmée par Dr. Jürgen Pech, Bonn, un certificat sera remis à l’acquéreur. Cette œuvre sera incluse dans le huitième volume de l’édition The Complete Works of Max Ernst en cours de préparation. Max Ernst s’inspire du héros du roman de Gaston Leroux, Chéri Bibi, qui choisit de changer de visage grâce à une opération de chirurgie esthétique. « Dans le bronze de Max Ernst, l’emplacement de la figure est incertain. Le piédestal est constitué de deux hémisphères de tailles différentes placés l’un contre l’autre, réalisant ainsi de manière abstraite mais claire la situation fatidique du héros. Le rectangle du corps forme un arrière-plan si massif et complet pour la silhouette ronde de la tête, que l’impression d’une physicalité massive est créée. Le visage lui-même n’est pas sculpté, mais imprimé dans la surface de la tête, qui ressemble à une plaque. Mais en même temps, le calme insouciant du héros s’exprime dans la langue qui dépasse. Max Ernst réunit dans l’image l’opposition tendue du modèle littéraire, les circonstances incertaines de la vie et l’attitude néanmoins consciente de soi du personnage de fiction. » Jürgen Pech, Lieve Bibi, in Max Ernst – Plastische werken, Cologne, 2005, p. 206.
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