INCUNABLE – MÉDECINE JUIVE - Lot 42

Lot n° 42
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INCUNABLE – MÉDECINE JUIVE - Lot 42
INCUNABLE – MÉDECINE JUIVE Liber Rasis ad almansorem ; Divisiones eiusdem ; Liber de iuncturarum egritudibus eiusdem ; Liber de egritudinibus puerorum eiusdem ; Aphorismi ipsius ; Antidotarium quoddam ipsius ; Tractatus de preservatione ad egritudine lapidis eiusdem ; Introductorium medicine eiusdem ; Liber de sectionibus et cauterijs et ventosis eiusdem ; Casus quodam qui ad manus eius per venerunt ; Sinonima eiusdem ; Tabula omnium antidotorum in operibus rasis contentorum ; De proprietatibus iuvamentis et nocumentis sexaginta animalium. Afforismi Rabi Moysi. Afforismi damasceni. Liber secretorum y[pocrates] ; Liber pronosticationis sim lunam in signis et aspectu planetarum y[pocrates] ; Liber qui dicitur capsula eburnea y[pocratres] ; Liber de elementis sive de humana natura hipocratis ; Liber de aere et aqua et regionibus y[pocrates] ; Liber de farmaciis y[pocrates] ; Liber de [in]somniis y[pocrates]. Libellus [Aven]zoar de cura lapidis. Imprimé à Venise en 1497 chez Ottaviano Scotto et Boneto Locatelli. "Expensis nobilis viri domini Octaviani Scoti civis modoetiensis. Per Botenum Locatellum Bergomensem. 1497. die septimo mensis Octobris". In-4 imprimé en deux colonnes, lettre gothique, capitales ornementées, Signatures: a-t8, v7, 159 ff. Reliure en plein vélin à recouvrement XVIIe, restaurée. Intérieur frais malgré quelques mouillures, restaurations dans les coins. Les ff. 75 à 96 et 113 sont en retirage sur papier ancien. Recueil de traités de médecine de l’Antiquité et du Moyen Âge, comprenant en premier lieu l’œuvre de Rhazès (865-925), plusieurs pièces du corpus hippocratique traduites du grec, et surtout les aphorismes de Maïmonide, dont ils constituent la première édition imprimée. Rédigés à l’origine en arabe entre 1187 et 1190, les Aphorismes de Maïmonide sont un condensé des enseignements de Galien, reposant notamment sur des traités conservés encore du temps de Maïmonide mais perdus depuis. La version imprimée ici est un traduction latine anonyme du XIIIe siècle. Ce « livre est basé presque entièrement sur la médecine rationnelle, l’observation indépendante et la méthode scientifique » (The Medical Legacy of Moses Maimonides. Fred. Rosner 1998). Maïmonide, comme ses précurseurs et contemporains arabes, se considérait comme l’un des héritiers du savoir grec ancien. Comme certains d’entre eux, par exemple Al-Farabi et Rhazès parmi les Arabes, et Rabbi Schem Tov parmi les Juifs, Maïmonide n’a pas accepté cet héritage sans esprit critique, et une grande place est accordée à la démonstration des incohérences dans les écrits de Galien et à un plaidoyer en faveur de l’observation rationnelle. La deuxième partie comprend les Aphorismes de Jean Damascène, le De secretis in medicinis de Mohammed Rhasis et la Capsula eburnea du pseudo-Hippocrate. Ce dernier est un bref traité sur les signes extérieurs de la mort imminente. Selon son introduction, Hippocrate demanda à ses serviteurs d'enterrer avec lui un coffre en ivoire dans lequel il avait placé certains secrets médicaux. Apprenant cela, César ordonna que le tombeau soit ouvert et le coffre enlevé, révélant ce traité. Il est imprimé dans la traduction latine réalisée à partir d'une version arabe par Gérard de Crémone au XIIe siècle. Cette édition comprend également les aphorismes de Johannes Damascenus ou Mesue, un médecin bagdadien du IXe siècle responsable de la traduction d'ouvrages médicaux grecs en arabe. En fin de volume, le court traité d’Ibn Zuhr (Avenzohar) De curatione lapidis apparaît ici dans sa première édition imprimée. Maïmonide est né à Cordoue et fut chassé d'Espagne pour avoir refusé de se convertir à l'islam; il s'installa définitivement au Caire. Son érudition et ses compétences médicales lui valurent d'être nommé médecin à la cour de Saladin, sultan d'Égypte. Ses écrits médicaux ont profondément influencé non seulement les médecins musulmans et juifs mais aussi chrétiens, par exemple Henri de Mondeville et Guy de Chauliac. À partir de 1177, Maïmonide était à la tête de la communauté juive d'Égypte. Cet ouvrage, écrit vers la fin de sa vie, fut écrit à l'origine en arabe, puis traduit en hébreu au XIIIe siècle, et en latin pour être publié sous forme imprimée. C'est l'ouvrage le plus important et le plus influent du plus connu des premiers médecins juifs.
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