[Jacques de SAINT-CRICQ (1781-1819) officier de marine]. Man - Lot 350

Lot n° 350
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Estimation :
2500 - 3000 EUR
[Jacques de SAINT-CRICQ (1781-1819) officier de marine]. Man - Lot 350
[Jacques de SAINT-CRICQ (1781-1819) officier de marine]. Manuscrit, Procès du Capitaine de Vaisseau J. Saint Cricq Commandant la Frégate de S.M. La Clorinde dans l’expédition pour Java l’An 1811, s.l.n.d. [vers 1812] ; petit in-4 de 1 f.n.ch. (titre) et 135 pages n.ch., cartonnage de l’époque demi-veau marron, dos lisse orné de filets dorés, coins de vélin vert (dos frotté avec petits manques de cuir).Procès après la perte d’une bataille navale au large de l’île Maurice. Réunion de plusieurs pièces relatives au procès du capitaine Jacques de Saint-Cricq, traduit en Conseil de guerre en 1812 après avoir été battu par les Anglais le 20 mai 1811 au large de Tamatave (Madagascar), en même temps que les deux autres frégates de l’expédition qui, elles, furent capturées par l’ennemi. Rentré en France, Saint-Cricq fut accusé d’avoir pris une part insuffisante au combat, et d’avoir abandonné son commandant qui fut tué pendant la bataîlle. On lui reprocha également de ne pas avoir rempli la mission qui lui avait été confiée, celle-ci consistant à se rendre à Java pour y débarquer des troupes. Par six voix contre deux, le Conseil le cassa de son grade et le fit radier de la Légion d’honneur. Les trois frégates, la Renommée, la Néréïde et la Clorinde partirent de Brest le 2 février 1811 à destination de Java, emmenant chacune 420 hommes d’équipage, 200 soldats ou officiers et 5 mois de vivres. En cours de route, ils coulent des bâtiments américains qui essayaient de forcer le blocus continental (p. 4). Puis ils interceptent un navire portugais qu’ils relâchent moyennant une lettre de change de 20.000 piastres sur Lisbonne (p. 5). Après une traversée difficile (tempête, mâts cassés, perte d’une partie des provisions), les trois frégates arrivent à l’île de France (Maurice) le 6 mai : quelques hommes débarquent aussitôt en reconnaissance, mais sont faits prisonniers par les Anglais qui s’étaient emparés de l’île cinq mois auparavant. Le commandant de l’expédition, le capitaine R
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