Lit de repos en placage de loupe de frêne et acajou massif, - Lot 102

Lot n° 102
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Estimation :
12000 - 15000 EUR
Lit de repos en placage de loupe de frêne et acajou massif, - Lot 102
Lit de repos en placage de loupe de frêne et acajou massif, à un dossier à droite en enroulement et décor de rinceaux de feuillages en bronze patiné, la ceinture à palmettes et culots encadrant un mufle de lion inscrit dans un losange et des masques de la Comédie antique, reposant sur des pieds en bobine à l’antique ; (accidents, restaurations et manques). Époque Restauration, vers 1820-1825. H. 105 cm, L. 198 cm, P. 89 cm Une commode ainsi qu’une paire de chaises attribués à l’ébéniste Joseph Marie Bénard, provenant de l’appartement de madame Talma, sont aujourd’hui conservés au musée Gulbenkian à Lisbonne. Provenance : François Joseph Talma (1763-1826) Référence bibliographique : F. Thiollet et H. Roux, Nouveau recueil de menuiserie et de décorations intérieures et extérieures comme intérieurs d’appartements, salle de bal et de concerts (…), Paris, 1837, pl. 15, p. 52. On ne peut imaginer plus grande renommée à Paris lorsque Talma triomphe au Théâtre Français en 1821 dans le rôle de Sylla. À cet occasion Achille Devéria fera son portrait, vêtu à l’antique évoquant les traits de son ami de vingt ans, l’empereur Napoléon récemment disparu. Le grand comédien a conscience de son rôle quand il rédige peu avant sa mort son Mémoire sur Lekain, dans lequel il résume sa conception du théâtre. C’est également en pleine conscience de son image qu’il commande son portrait à Henri François Riesener (1767-1828). On le retrouve également en grand acteur lorsqu’il commande son mobilier destiné à orner son hôtel particulier achevé par Paul Lelong (1799-1846) et décide d’orner son lit de repos des masques de la Comédie antique. L’inventaire après décès de François Joseph Talma rédigé le 9 novembre 1826 mentionne : « une couchette de forme antique, en racine de frêne et de bois d’amarante, garnie de bronze, prisée deux cents francs. (AN, MC, RS-1274). L’identification définitive de la provenance de ce lit ne repos nous est donnée par le recueil gravé d’intérieurs parisiens publié par F. Thiollet et H. Roux intitulé Nouveau recueil de menuiserie et de décorations intérieures, (op. cit.,voir illustration).
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