Louis-Léopold BOILLY ( La Bassée, 1761 - Paris, 1845 )  - Lot 52

Lot n° 52
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Louis-Léopold BOILLY ( La Bassée, 1761 - Paris, 1845 )  - Lot 52
Louis-Léopold BOILLY ( La Bassée, 1761 - Paris, 1845 )  Jeune fille occupée à moudre du café, vers 1797-1798 Toile d’origine Signée en bas à gauche : « L. Boilly » 40,4 x 32,7 cm Au dos, une étiquette ancienne « n° 13 » Provenance : - Vente [Saurin, Lengeac, Veltan, Lebrun, etc.], Paris (Baudoin), 16-17 février 1798, n°  76 (200 francs). - Probablement acquis par Nikolaus Reber-Passavant (1755-1821) pour la famille Burckhardt, Bâle, puis par descendance, Theodora von der Muehl-Burckhardt (1895-1983). - Par héritage à Madame von der Muehl. - Vente von der Muehl et autres, Sotheby’s, Londres, 9 décembre 1981, n°  3 (15 400 livres). - Paris, galerie Didier Aaron & Cie. - Würzburg, Kunsthandel Heide Hübner, 1983. - Klaus J. Jacobs (1936-2008). Bibliographie : - C. Gabet, Dictionnaire des artistes de l’école française au XIXe siècle, Paris, 1831, p. 74 (sous le titre Femme assise près d’un poêle, occupée de son ménage). - E. Breton, P. Zuber, Louis-Léopold Boilly 1761-1845, Le Peintre de la société parisienne de Louis XVI à Louis-Philippe, 2019, cat. 399 P. Œuvres en rapport : - L.-L. Boilly, Le Chien chéri (toile, 41 x 32,5 cm), Localisation actuelle inconnue ; - L.-L. Boilly, Jeune fille occupée à moudre du café (pierre noire, estompe de pierre noire, rehaussé de gouache blanche sur papier brun, 48 x 39 cm), Paris, Musée du Louvre, inv. R.F. 54 740 ; - L.-L. Boilly, La Repasseuse (huile sur toile, 40,7 x 32,4 cm), Boston, Museum of Fine Arts, inv. 1983.10 (même drapé, même chaise). On joint : la lithographie du Chien chéri Notre tableau fait partie d’un ensemble de scènes d’intérieur dans des cuisines et des buanderies que Boilly peignit entre 1794 et 1804. Ce genre était alors très populaire auprès d’une clientèle aisée qui appréciait le sentiment rassurant qui s’en dégage. Même si ces œuvres s’inscrivent dans la lignée des scènes du quotidien de Chardin, elles ont un caractère artificiel que l’on ne retrouve pas chez cet artiste. La sophistication du mobilier, comme la table en bois précieux, contraste avec l’humilité des autres objets et de l’activité de la jeune femme. La critique dit, à l’occasion du Salon du 1800, dit à propos de La Cuisinière pourrait s’appliquer à notre toile : «le tableau [...] est extrêmement soigné dans ses détails et fort dans son exécution. L’imitation des objets de la nature morte est pleine de vérité. La femme est représentée avec trop de soin et de goût pour son statut» (Notices des ouvrages de peinture, de sculpture, d’architecture et de gravure exposés au Salon du musée central des arts, Paris, an VIII (1800), p. 16). La Repasseuse (Boston, Museum of Fine Arts), vendue avec notre tableau comme une paire en 1981 et de taille similaire, est traditionnellement reconnue comme étant son pendant, mais Étienne Bréton et Pascal Zuber (Louis-Léopold Boilly 1761-1845, Le peintre de la société parisienne de Louis XVI à Louis-Philippe, vol. II, 401 D et 402P, p. 566-567) suggèrent qu’il s’agit plus probablement du Chien chéri, dont une copie est passée en vente à Zurich en 2008 (collection privée). Cette hypothèse est étayée par le fait que deux dessins réalisés d’après ces tableaux ont été vendus conjointement en 1798. Ces feuilles, souvent considérées comme des études préliminaires aux tableaux, malgré leur taille supérieure, sont aujourd’hui vues comme des œuvres plus tardives, probablement des travaux préparatoires aux estampes.
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