Salvador DALÍ (1904-1989) 
Le Mythe tragique de l’Angélus de Millet. Interprétation “paranoïaque-critique”. 

Paris: Jean-Jacques Pauvert, (1963). — In-4, 26,9 x 21,2 cm : 105 pp., (3 ff.). Toile beige d’édition, étiquette et vignette sur le premier plat, ruban de tissu et boucle en métal à la manière d’un cahier scolaire. 

Édition originale.
«Dans Le Mythe tragique de l’Angélus de Millet, écrit en 1938, Dalí applique son procédé d’interprétation paranoïaque-critique au tableau de Jean-François Millet, l’analysant en termes d’associations personnelles, irrationnelles et obsessionnelles, produites par les éléments distincts qui le composent. Il renverse ainsi complètement les analyses habituelles de ce maître naturaliste, peintre de la vie paysanne française. Dalí décrit en effet tout un réseau de significations cachées, qui feraient basculer le tableau dans le plus complet érotisme. Pour lui, la fourche plantée dans la terre, avec une avidité résolue pour la fertilité, signifie la pénétration sexuelle. Mais elle évoque aussi le scalpel employé pour la dissection. Des processus paranoïaques irrationnels relient Eros et Thanatos, le sexe et la mort… D’après Dalí, la posture du couple de paysans confirme son interprétation. L’homme essaie de cacher son état d’érection… par la position honteuse et compromettante de son chapeau. La pose de la femme est identifiée à la très libre perforation de la mante religieuse, allusion à l’habitude de l’insecte de dévorer le mâle après la copulation…» 
(Dalí. Le Mythe tragique de l’Angélus de Millet. Éditions Allia, 2011. Note de l’éditeur).

Imprimée à la manière des textes dactylographiés, l’édition est illustrée de nombreuses reproductions photographiques à pleine page en noir ou en couleurs. On trouve en appendice l’Explication d’une illustration des Chants de Maldoror.
Exemplaire enrichi de cet envoi autographe signé de Dalí adressé à Lucien Clergue, couvrant toute la page du faux titre : 
Pour Lucien Clergue // en // Hommage // Dali
Exemplaire très bien conservé malgré un coin effiloché. Manque le feuillet en regard du faux titre, sur lequel figurait un dessin original signé de Dali.
Live jeudi 10 avril 2025・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°17

Salvador DALÍ (1904-1989) Le Mythe tragique de l’Angélus de Millet. Interprétation “paranoïaque-critique”. Paris: Jean-Jacques Pauvert, (1963). — In-4, 26,9 x 21,2 cm : 105 pp., (3 ff.). Toile beige d’édition, étiquette et vignette sur le premier plat, ruban de tissu et boucle en métal à la manière d’un cahier scolaire. Édition originale. «Dans Le Mythe tragique de l’Angélus de Millet, écrit en 1938, Dalí applique son procédé d’interprétation paranoïaque-critique au tableau de Jean-François Millet, l’analysant en termes d’associations personnelles, irrationnelles et obsessionnelles, produites par les éléments distincts qui le composent. Il renverse ainsi complètement les analyses habituelles de ce maître naturaliste, peintre de la vie paysanne française. Dalí décrit en effet tout un réseau de significations cachées, qui feraient basculer le tableau dans le plus complet érotisme. Pour lui, la fourche plantée dans la terre, avec une avidité résolue pour la fertilité, signifie la pénétration sexuelle. Mais elle évoque aussi le scalpel employé pour la dissection. Des processus paranoïaques irrationnels relient Eros et Thanatos, le sexe et la mort… D’après Dalí, la posture du couple de paysans confirme son interprétation. L’homme essaie de cacher son état d’érection… par la position honteuse et compromettante de son chapeau. La pose de la femme est identifiée à la très libre perforation de la mante religieuse, allusion à l’habitude de l’insecte de dévorer le mâle après la copulation…» (Dalí. Le Mythe tragique de l’Angélus de Millet. Éditions Allia, 2011. Note de l’éditeur). Imprimée à la manière des textes dactylographiés, l’édition est illustrée de nombreuses reproductions photographiques à pleine page en noir ou en couleurs. On trouve en appendice l’Explication d’une illustration des Chants de Maldoror. Exemplaire enrichi de cet envoi autographe signé de Dalí adressé à Lucien Clergue, couvrant toute la page du faux titre : Pour Lucien Clergue // en // Hommage // Dali Exemplaire très bien conservé malgré un coin effiloché. Manque le feuillet en regard du faux titre, sur lequel figurait un dessin original signé de Dali.

Estimation
800 € - 1 200 €
Résultat
1 516 €
Frais de vente
30%
Salvador DALÍ (1904-1989) Le Mythe tragique de l’Angélus de Millet. Interprétation “paranoïaque-critique”. Paris: Jean-Jacques Pauvert, (1963). — In-4, 26,9 x 21,2 cm : 105 pp., (3 ff.). Toile beige d’édition, étiquette et vignette sur le premier plat, ruban de tissu et boucle en métal à la manière d’un cahier scolaire. Édition originale. «Dans Le Mythe tragique de l’Angélus de Millet, écrit en 1938, Dalí applique son procédé d’interprétation paranoïaque-critique au tableau de Jean-François Millet, l’analysant en termes d’associations personnelles, irrationnelles et obsessionnelles, produites par les éléments distincts qui le composent. Il renverse ainsi complètement les analyses habituelles de ce maître naturaliste, peintre de la vie paysanne française. Dalí décrit en effet tout un réseau de significations cachées, qui feraient basculer le tableau dans le plus complet érotisme. Pour lui, la fourche plantée dans la terre, avec une avidité résolue pour la fertilité, signifie la pénétration sexuelle. Mais elle évoque aussi le scalpel employé pour la dissection. Des processus paranoïaques irrationnels relient Eros et Thanatos, le sexe et la mort… D’après Dalí, la posture du couple de paysans confirme son interprétation. L’homme essaie de cacher son état d’érection… par la position honteuse et compromettante de son chapeau. La pose de la femme est identifiée à la très libre perforation de la mante religieuse, allusion à l’habitude de l’insecte de dévorer le mâle après la copulation…» (Dalí. Le Mythe tragique de l’Angélus de Millet. Éditions Allia, 2011. Note de l’éditeur). Imprimée à la manière des textes dactylographiés, l’édition est illustrée de nombreuses reproductions photographiques à pleine page en noir ou en couleurs. On trouve en appendice l’Explication d’une illustration des Chants de Maldoror. Exemplaire enrichi de cet envoi autographe signé de Dalí adressé à Lucien Clergue, couvrant toute la page du faux titre : Pour Lucien Clergue // en // Hommage // Dali Exemplaire très bien conservé malgré un coin effiloché. Manque le feuillet en regard du faux titre, sur lequel figurait un dessin original signé de Dali.
Vente jeudi 10 avril 2025・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris