Jules RENARD (1864-1910). 2 L.A.S. (la 2e à la suite d’une L.A.S. de sa femme Marinette Renard), 1901-1907, [à Rosemonde Rostand] ; 2 pages in-8 chaque.

   4 novembre 1901. « Je viens d’être stupide. Là, sous vos yeux, j’avais envie de me précipiter dans votre loge et de vous embrasser, et j’ai eu la force de ne pas tourner la tête pour vous saluer ! Rostand va encore dire que c’est de l’hypocrisie, mais je vous jure que j’étais bien malheureux. Jamais je ne me résoudrai à vous dire des banalités devant un tas de gens. Sans doute j’aurais pu essayer d’être spirituel, mais j’étais si mal préparé. Vous apparaissez tout à coup, dans votre rayonnement, sans prévenir votre vieil ami. Marinette me dit que j’ai raison de vous écrire cette lettre, et que vous ne m’en voulez pas. […] C’est égal, plus je vais, et plus la vie m’embarrasse. Si j’avais du génie, je m’en ficherais un peu »… 23 octobre 1907. Marinette Renard se réjouit des bonnes nouvelles de l’opération d’Edmond et lui souhaite un bon rétablissement. Jules ajoute à sa suite : « Tout cela finira par une demi-douzaine de chefs d’œuvre qui nous tomberont sur la tête en même temps ».
Live Monday 10 December 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lot no. 360

Jules RENARD (1864-1910). 2 L.A.S. (la 2e à la suite d’une L.A.S. de sa femme Marinette Renard), 1901-1907, [à Rosemonde Rostand] ; 2 pages in-8 chaque. 4 novembre 1901. « Je viens d’être stupide. Là, sous vos yeux, j’avais envie de me précipiter dans votre loge et de vous embrasser, et j’ai eu la force de ne pas tourner la tête pour vous saluer ! Rostand va encore dire que c’est de l’hypocrisie, mais je vous jure que j’étais bien malheureux. Jamais je ne me résoudrai à vous dire des banalités devant un tas de gens. Sans doute j’aurais pu essayer d’être spirituel, mais j’étais si mal préparé. Vous apparaissez tout à coup, dans votre rayonnement, sans prévenir votre vieil ami. Marinette me dit que j’ai raison de vous écrire cette lettre, et que vous ne m’en voulez pas. […] C’est égal, plus je vais, et plus la vie m’embarrasse. Si j’avais du génie, je m’en ficherais un peu »… 23 octobre 1907. Marinette Renard se réjouit des bonnes nouvelles de l’opération d’Edmond et lui souhaite un bon rétablissement. Jules ajoute à sa suite : « Tout cela finira par une demi-douzaine de chefs d’œuvre qui nous tomberont sur la tête en même temps ».

Estimate
€250 - €300
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28%
Jules RENARD (1864-1910). 2 L.A.S. (la 2e à la suite d’une L.A.S. de sa femme Marinette Renard), 1901-1907, [à Rosemonde Rostand] ; 2 pages in-8 chaque. 4 novembre 1901. « Je viens d’être stupide. Là, sous vos yeux, j’avais envie de me précipiter dans votre loge et de vous embrasser, et j’ai eu la force de ne pas tourner la tête pour vous saluer ! Rostand va encore dire que c’est de l’hypocrisie, mais je vous jure que j’étais bien malheureux. Jamais je ne me résoudrai à vous dire des banalités devant un tas de gens. Sans doute j’aurais pu essayer d’être spirituel, mais j’étais si mal préparé. Vous apparaissez tout à coup, dans votre rayonnement, sans prévenir votre vieil ami. Marinette me dit que j’ai raison de vous écrire cette lettre, et que vous ne m’en voulez pas. […] C’est égal, plus je vais, et plus la vie m’embarrasse. Si j’avais du génie, je m’en ficherais un peu »… 23 octobre 1907. Marinette Renard se réjouit des bonnes nouvelles de l’opération d’Edmond et lui souhaite un bon rétablissement. Jules ajoute à sa suite : « Tout cela finira par une demi-douzaine de chefs d’œuvre qui nous tomberont sur la tête en même temps ».
Sale Monday 10 December 2018・14:00 (Europe/Paris)
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