Octave MIRBEAU (1848-1917). L.A.S., Les Damps [24 février 1892], au journaliste Philippe Gille ; 1 page et quart in-8, enveloppe.
   Découverte de Paul Claudel et de Tête d’or : « Lisez-le sans vous effarer des choses ardues et pénibles que vous y rencontrerez au début. Quand vous serez entré dans cette atmosphère étrange et puissante, vous ne voudrez plus le quitter, ce singulier bouquin, et vous serez secoué jusque dans les entrailles par les extraordinaires visions qui montent de chaque page. C’est l’effet qu’il m’a produit, ce livre touffu, barbare et absolument, et magnifiquement génial, par places. La langue en est forte, pleine, claire, nullement décadente. […] il n’y a pas de nom d’auteur sur la couverture […] L’auteur est, paraît-il, un M. Claudel. Je ne le connais pas du tout, mais c’est un bougre qu’il faut suivre. Je ne sais personne qui ait plongé plus avant dans les ténèbres de l’inconnaissable, et il y a à chaque instant des phrases qui contiennent des mondes »… Il prie Gille d’en parler dans sa Revue des livres, « rien que pour me faire savoir que je ne me suis pas trompé sur le compte de cet inconnu »…
   Correspondance, t. II, p. 556 (n° 1001).
Live Thursday 7 December 2017・14:15 (Europe/Paris)
Lot no. 236

Octave MIRBEAU (1848-1917). L.A.S., Les Damps [24 février 1892], au journaliste Philippe Gille ; 1 page et quart in-8, enveloppe. Découverte de Paul Claudel et de Tête d’or : « Lisez-le sans vous effarer des choses ardues et pénibles que vous y rencontrerez au début. Quand vous serez entré dans cette atmosphère étrange et puissante, vous ne voudrez plus le quitter, ce singulier bouquin, et vous serez secoué jusque dans les entrailles par les extraordinaires visions qui montent de chaque page. C’est l’effet qu’il m’a produit, ce livre touffu, barbare et absolument, et magnifiquement génial, par places. La langue en est forte, pleine, claire, nullement décadente. […] il n’y a pas de nom d’auteur sur la couverture […] L’auteur est, paraît-il, un M. Claudel. Je ne le connais pas du tout, mais c’est un bougre qu’il faut suivre. Je ne sais personne qui ait plongé plus avant dans les ténèbres de l’inconnaissable, et il y a à chaque instant des phrases qui contiennent des mondes »… Il prie Gille d’en parler dans sa Revue des livres, « rien que pour me faire savoir que je ne me suis pas trompé sur le compte de cet inconnu »… Correspondance, t. II, p. 556 (n° 1001).

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Octave MIRBEAU (1848-1917). L.A.S., Les Damps [24 février 1892], au journaliste Philippe Gille ; 1 page et quart in-8, enveloppe. Découverte de Paul Claudel et de Tête d’or : « Lisez-le sans vous effarer des choses ardues et pénibles que vous y rencontrerez au début. Quand vous serez entré dans cette atmosphère étrange et puissante, vous ne voudrez plus le quitter, ce singulier bouquin, et vous serez secoué jusque dans les entrailles par les extraordinaires visions qui montent de chaque page. C’est l’effet qu’il m’a produit, ce livre touffu, barbare et absolument, et magnifiquement génial, par places. La langue en est forte, pleine, claire, nullement décadente. […] il n’y a pas de nom d’auteur sur la couverture […] L’auteur est, paraît-il, un M. Claudel. Je ne le connais pas du tout, mais c’est un bougre qu’il faut suivre. Je ne sais personne qui ait plongé plus avant dans les ténèbres de l’inconnaissable, et il y a à chaque instant des phrases qui contiennent des mondes »… Il prie Gille d’en parler dans sa Revue des livres, « rien que pour me faire savoir que je ne me suis pas trompé sur le compte de cet inconnu »… Correspondance, t. II, p. 556 (n° 1001).
Sale Thursday 7 December 2017・14:15 (Europe/Paris)
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