Louise COLET (1810-1876) femme de lettres, maîtresse (entre autres) de Flaubert. L.A.S., Paris 2 août 1843, à un Ministre ; 2 pages et demie in-4.
   Au sujet de son poème Le Monument de Molière. Elle a sollicité « une souscription à cette brochure que je serais heureuse de voir adressée par vous aux bibliothèques », mais n’a pas eu de réponse : « Au moment où je viens d’obtenir un Prix vous aurez pensé que ma position était améliorée et que la faveur que je sollicitais ne m’était point nécessaire. […] Quand on sollicite une espèce de secours, on doit quoique cela soit triste, parler avec sincérité. J’avais de mon père et de ma mère, que j’ai perdus bien jeune, un débris de patrimoine ; après mon mariage, en arrivant à Paris, je plaçai ma modeste dot chez un notaire »… Malgré son travail assidu, elle dut ces dernières années retirer petit à petit les mille francs qu’elle avait de côté et contracter des dettes auprès de son notaire, qu’elle a remboursées avec la somme perçue auprès de l’Institut. Son parent le baron de Saint-Marc « connaît toutes mes peines ; il sait le mal que je me donne et l’altération de ma santé causée par les longues veilles que je passe au travail »…
   On joint une L.A.S. de Victor Cousin à Louise Colet pour la voir « seule ».
Live Thursday 7 December 2017・14:15 (Europe/Paris)
Lot no. 76

Louise COLET (1810-1876) femme de lettres, maîtresse (entre autres) de Flaubert. L.A.S., Paris 2 août 1843, à un Ministre ; 2 pages et demie in-4. Au sujet de son poème Le Monument de Molière. Elle a sollicité « une souscription à cette brochure que je serais heureuse de voir adressée par vous aux bibliothèques », mais n’a pas eu de réponse : « Au moment où je viens d’obtenir un Prix vous aurez pensé que ma position était améliorée et que la faveur que je sollicitais ne m’était point nécessaire. […] Quand on sollicite une espèce de secours, on doit quoique cela soit triste, parler avec sincérité. J’avais de mon père et de ma mère, que j’ai perdus bien jeune, un débris de patrimoine ; après mon mariage, en arrivant à Paris, je plaçai ma modeste dot chez un notaire »… Malgré son travail assidu, elle dut ces dernières années retirer petit à petit les mille francs qu’elle avait de côté et contracter des dettes auprès de son notaire, qu’elle a remboursées avec la somme perçue auprès de l’Institut. Son parent le baron de Saint-Marc « connaît toutes mes peines ; il sait le mal que je me donne et l’altération de ma santé causée par les longues veilles que je passe au travail »… On joint une L.A.S. de Victor Cousin à Louise Colet pour la voir « seule ».

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€150 - €200
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Not sold
Buyer's premium
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Louise COLET (1810-1876) femme de lettres, maîtresse (entre autres) de Flaubert. L.A.S., Paris 2 août 1843, à un Ministre ; 2 pages et demie in-4. Au sujet de son poème Le Monument de Molière. Elle a sollicité « une souscription à cette brochure que je serais heureuse de voir adressée par vous aux bibliothèques », mais n’a pas eu de réponse : « Au moment où je viens d’obtenir un Prix vous aurez pensé que ma position était améliorée et que la faveur que je sollicitais ne m’était point nécessaire. […] Quand on sollicite une espèce de secours, on doit quoique cela soit triste, parler avec sincérité. J’avais de mon père et de ma mère, que j’ai perdus bien jeune, un débris de patrimoine ; après mon mariage, en arrivant à Paris, je plaçai ma modeste dot chez un notaire »… Malgré son travail assidu, elle dut ces dernières années retirer petit à petit les mille francs qu’elle avait de côté et contracter des dettes auprès de son notaire, qu’elle a remboursées avec la somme perçue auprès de l’Institut. Son parent le baron de Saint-Marc « connaît toutes mes peines ; il sait le mal que je me donne et l’altération de ma santé causée par les longues veilles que je passe au travail »… On joint une L.A.S. de Victor Cousin à Louise Colet pour la voir « seule ».
Sale Thursday 7 December 2017・14:15 (Europe/Paris)
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