Raymond POINCARÉ (1860-1934) avocat, homme politique, Président de la République. L.A.S., 17 février 1900, au rédacteur en chef de L’Écho de l’Est ; 3 pages in-8 à son adresse.
   Vigoureuse réponse après un article diffamatoire. Il se souvient « qu’à une époque où vous défendiez dans l’Écho un ministère républicain » ils ont correspondu, et qu’ils ont eu plusieurs entretiens : « Vous m’avez toujours parlé sur le ton le plus courtois et même le plus aimable. Je me rappelle vous avoir répondu que j’étais aussi insensible aux éloges qu’aux critiques et que je marchais droit devant moi sans m’occuper des appréciations des uns ou des autres ». Il reproche au journaliste son manque d’honnêteté : il dit vouloir être républicain, mais mène quelque temps plus tard aux dernières législatives une violente campagne contre Jules Develle, « qui contrastait étrangement avec vos idées de conciliation ». Puis il a publié « un article charmant intitulé : Le suicide de M. Poincaré. Et je vous ai fait observer […] que les journalistes n’avaient pas l’habitude d’interviewer les morts ». Poincaré profite d’un nouvel incident pour répondre « publiquement à une attaque publique »… Etc.
Live Friday 8 December 2017・14:15 (Europe/Paris)
Lot no. 613

Raymond POINCARÉ (1860-1934) avocat, homme politique, Président de la République. L.A.S., 17 février 1900, au rédacteur en chef de L’Écho de l’Est ; 3 pages in-8 à son adresse. Vigoureuse réponse après un article diffamatoire. Il se souvient « qu’à une époque où vous défendiez dans l’Écho un ministère républicain » ils ont correspondu, et qu’ils ont eu plusieurs entretiens : « Vous m’avez toujours parlé sur le ton le plus courtois et même le plus aimable. Je me rappelle vous avoir répondu que j’étais aussi insensible aux éloges qu’aux critiques et que je marchais droit devant moi sans m’occuper des appréciations des uns ou des autres ». Il reproche au journaliste son manque d’honnêteté : il dit vouloir être républicain, mais mène quelque temps plus tard aux dernières législatives une violente campagne contre Jules Develle, « qui contrastait étrangement avec vos idées de conciliation ». Puis il a publié « un article charmant intitulé : Le suicide de M. Poincaré. Et je vous ai fait observer […] que les journalistes n’avaient pas l’habitude d’interviewer les morts ». Poincaré profite d’un nouvel incident pour répondre « publiquement à une attaque publique »… Etc.

Estimate
€80 - €100
Result
€188
Buyer's premium
25%
Raymond POINCARÉ (1860-1934) avocat, homme politique, Président de la République. L.A.S., 17 février 1900, au rédacteur en chef de L’Écho de l’Est ; 3 pages in-8 à son adresse. Vigoureuse réponse après un article diffamatoire. Il se souvient « qu’à une époque où vous défendiez dans l’Écho un ministère républicain » ils ont correspondu, et qu’ils ont eu plusieurs entretiens : « Vous m’avez toujours parlé sur le ton le plus courtois et même le plus aimable. Je me rappelle vous avoir répondu que j’étais aussi insensible aux éloges qu’aux critiques et que je marchais droit devant moi sans m’occuper des appréciations des uns ou des autres ». Il reproche au journaliste son manque d’honnêteté : il dit vouloir être républicain, mais mène quelque temps plus tard aux dernières législatives une violente campagne contre Jules Develle, « qui contrastait étrangement avec vos idées de conciliation ». Puis il a publié « un article charmant intitulé : Le suicide de M. Poincaré. Et je vous ai fait observer […] que les journalistes n’avaient pas l’habitude d’interviewer les morts ». Poincaré profite d’un nouvel incident pour répondre « publiquement à une attaque publique »… Etc.
Sale Friday 8 December 2017・14:15 (Europe/Paris)
Sale location coming soon 3, rue Favart 75002 Paris