Bruno ROMEDA (1933-2017)
Table basse [1996]
Épreuve en bronze à patine antique.
Dessus en verre clair.
Signée et datée ROMEDA (19)96 sur la partie en bronze.
30 x 100 x 100 cm
Provenance :
Collection de Mme P., Paris, œuvre acquise directement auprès de la Galerie Jean-Jacques Dutko, Paris.
Bibliographie :
Bruno Romeda, meubles - Texte de Pascal Bonafoux, éditions de la Galerie Jean-Jacques Dutko, Paris, 1999. Modèle identique, dimensions légèrement différentes, reproduit page 15.
 ROMEDA, des tables et des fables 
Les meubles de Romeda sont des signes. Ils sont ceux de sa rigueur. Au début du règne de Louis XV, l'étiquette priva la duchesse de C*** de l'honneur du tabouret parce qu'elle avait, par amour, fait le choix d'épouser un homme de robe. Un soir à la Cour, à l'un de ses parents qui condamnait son mariage et lui montrait un tabouret demeuré vide, elle répondit : " Il suffit, Monsieur, que j'y puisse toujours poser mon regard ". C'est un semblable regard que les meubles de Romeda exigent. Il lui revient de reconnaitre la rigueur et les accidents des éléments de bronze, leur patine, qui déterminent des abscisses et des ordonnées pour les songes, dessinent un " cadre " qui est " accident " de l'espace auquel il confère un sens arbitraire. Romeda dresse ces tables comme il élève ses sculptures. Cadres " vides ", elles donnent, comme l'ont dit d'une porte, sur des fables. 
A priori, ce sont des tables. Il s'agit de sculptures. Il s'agit d'œuvres. 
Pascal Bonafoux in Bruno Romeda, meubles, ed. de la Galerie Jean-Jacques Dutko, Paris, 1999.
Live Friday 2 June 2017・14:00 (Europe/Paris)
Lot no. 190

Bruno ROMEDA (1933-2017) Table basse [1996] Épreuve en bronze à patine antique. Dessus en verre clair. Signée et datée ROMEDA (19)96 sur la partie en bronze. 30 x 100 x 100 cm Provenance : Collection de Mme P., Paris, œuvre acquise directement auprès de la Galerie Jean-Jacques Dutko, Paris. Bibliographie : Bruno Romeda, meubles - Texte de Pascal Bonafoux, éditions de la Galerie Jean-Jacques Dutko, Paris, 1999. Modèle identique, dimensions légèrement différentes, reproduit page 15. ROMEDA, des tables et des fables Les meubles de Romeda sont des signes. Ils sont ceux de sa rigueur. Au début du règne de Louis XV, l'étiquette priva la duchesse de C*** de l'honneur du tabouret parce qu'elle avait, par amour, fait le choix d'épouser un homme de robe. Un soir à la Cour, à l'un de ses parents qui condamnait son mariage et lui montrait un tabouret demeuré vide, elle répondit : " Il suffit, Monsieur, que j'y puisse toujours poser mon regard ". C'est un semblable regard que les meubles de Romeda exigent. Il lui revient de reconnaitre la rigueur et les accidents des éléments de bronze, leur patine, qui déterminent des abscisses et des ordonnées pour les songes, dessinent un " cadre " qui est " accident " de l'espace auquel il confère un sens arbitraire. Romeda dresse ces tables comme il élève ses sculptures. Cadres " vides ", elles donnent, comme l'ont dit d'une porte, sur des fables. A priori, ce sont des tables. Il s'agit de sculptures. Il s'agit d'œuvres. Pascal Bonafoux in Bruno Romeda, meubles, ed. de la Galerie Jean-Jacques Dutko, Paris, 1999.

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Bruno ROMEDA (1933-2017) Table basse [1996] Épreuve en bronze à patine antique. Dessus en verre clair. Signée et datée ROMEDA (19)96 sur la partie en bronze. 30 x 100 x 100 cm Provenance : Collection de Mme P., Paris, œuvre acquise directement auprès de la Galerie Jean-Jacques Dutko, Paris. Bibliographie : Bruno Romeda, meubles - Texte de Pascal Bonafoux, éditions de la Galerie Jean-Jacques Dutko, Paris, 1999. Modèle identique, dimensions légèrement différentes, reproduit page 15. ROMEDA, des tables et des fables Les meubles de Romeda sont des signes. Ils sont ceux de sa rigueur. Au début du règne de Louis XV, l'étiquette priva la duchesse de C*** de l'honneur du tabouret parce qu'elle avait, par amour, fait le choix d'épouser un homme de robe. Un soir à la Cour, à l'un de ses parents qui condamnait son mariage et lui montrait un tabouret demeuré vide, elle répondit : " Il suffit, Monsieur, que j'y puisse toujours poser mon regard ". C'est un semblable regard que les meubles de Romeda exigent. Il lui revient de reconnaitre la rigueur et les accidents des éléments de bronze, leur patine, qui déterminent des abscisses et des ordonnées pour les songes, dessinent un " cadre " qui est " accident " de l'espace auquel il confère un sens arbitraire. Romeda dresse ces tables comme il élève ses sculptures. Cadres " vides ", elles donnent, comme l'ont dit d'une porte, sur des fables. A priori, ce sont des tables. Il s'agit de sculptures. Il s'agit d'œuvres. Pascal Bonafoux in Bruno Romeda, meubles, ed. de la Galerie Jean-Jacques Dutko, Paris, 1999.
Sale Friday 2 June 2017・14:00 (Europe/Paris)
Salle 5 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris