Henry de MONTHERLANT. Manuscrit autographe, [1953 ?] ; 2 pages in-4 au dos d’un fragment de tapuscrit et d’une lettre à lui adressée.

Sur Le Maître de Santiago (une version différente a été donnée par Montherlant dans « Quelques souvenirs sur Le Maître de Santiago » dans la Pléiade).
Il cite une lettre d’un « capitaine français commandant au nord de l’Annam », relatant une affaire en 1949 où un de ses légionnaires a été tué : « Dans la poche de sa vareuse, j’ai trouvé un exemplaire du Maître de Santiago. Ses camarades m’ont dit qu’il en lisait quelques pages, chaque soir. […] Il m’a semblé que ce simple fait pouvait être dans votre métier qui comporte avec le mien l’analogie de la vocation, une satisfaction très grande de savoir que dans l’atmosphère de dépouillement moral qui caractérise notre vie ici, l’une de vos œuvres fut une source de lumière pour un inconnu »… Le légionnaire et l’explorateur Raymond Maufrais ont emporté ce livre condamnant les conquêtes coloniales, et Montherlant cite quelques phrases de sa pièce : « Les colonies sont faites pour être perdues. […] Aux jeunes gens les expéditions maritimes, c’est bien ce qu’il leur faut. Mais les hautes aventures sont pour les hommes de notre âge, et les hautes aventures sont intérieures ».
Live Wednesday 22 June 2016・14:00 (Europe/Paris)
Lot no. 254

Henry de MONTHERLANT. Manuscrit autographe, [1953 ?] ; 2 pages in-4 au dos d’un fragment de tapuscrit et d’une lettre à lui adressée. Sur Le Maître de Santiago (une version différente a été donnée par Montherlant dans « Quelques souvenirs sur Le Maître de Santiago » dans la Pléiade). Il cite une lettre d’un « capitaine français commandant au nord de l’Annam », relatant une affaire en 1949 où un de ses légionnaires a été tué : « Dans la poche de sa vareuse, j’ai trouvé un exemplaire du Maître de Santiago. Ses camarades m’ont dit qu’il en lisait quelques pages, chaque soir. […] Il m’a semblé que ce simple fait pouvait être dans votre métier qui comporte avec le mien l’analogie de la vocation, une satisfaction très grande de savoir que dans l’atmosphère de dépouillement moral qui caractérise notre vie ici, l’une de vos œuvres fut une source de lumière pour un inconnu »… Le légionnaire et l’explorateur Raymond Maufrais ont emporté ce livre condamnant les conquêtes coloniales, et Montherlant cite quelques phrases de sa pièce : « Les colonies sont faites pour être perdues. […] Aux jeunes gens les expéditions maritimes, c’est bien ce qu’il leur faut. Mais les hautes aventures sont pour les hommes de notre âge, et les hautes aventures sont intérieures ».

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Henry de MONTHERLANT. Manuscrit autographe, [1953 ?] ; 2 pages in-4 au dos d’un fragment de tapuscrit et d’une lettre à lui adressée. Sur Le Maître de Santiago (une version différente a été donnée par Montherlant dans « Quelques souvenirs sur Le Maître de Santiago » dans la Pléiade). Il cite une lettre d’un « capitaine français commandant au nord de l’Annam », relatant une affaire en 1949 où un de ses légionnaires a été tué : « Dans la poche de sa vareuse, j’ai trouvé un exemplaire du Maître de Santiago. Ses camarades m’ont dit qu’il en lisait quelques pages, chaque soir. […] Il m’a semblé que ce simple fait pouvait être dans votre métier qui comporte avec le mien l’analogie de la vocation, une satisfaction très grande de savoir que dans l’atmosphère de dépouillement moral qui caractérise notre vie ici, l’une de vos œuvres fut une source de lumière pour un inconnu »… Le légionnaire et l’explorateur Raymond Maufrais ont emporté ce livre condamnant les conquêtes coloniales, et Montherlant cite quelques phrases de sa pièce : « Les colonies sont faites pour être perdues. […] Aux jeunes gens les expéditions maritimes, c’est bien ce qu’il leur faut. Mais les hautes aventures sont pour les hommes de notre âge, et les hautes aventures sont intérieures ».
Sale Wednesday 22 June 2016・14:00 (Europe/Paris)
Sale location coming soon 3, rue Favart 75002 Paris