Louis-Ferdinand CÉLINE (1894-1961).
L.A.S. « Ferdinand », suivie d’une L.A.S. de sa femme Lucette Destouches, [Korsør (Danemark) vers 1948-1950], « à Popol » [le peintre Gen-Paul] ; 2 pages in-4 (la lettre de Céline au crayon).

« T’es comme moi mon pauvre Popol tu ne comprends pas grand-chose à grand-chose. On a eu le tort de trop causer – on s’est pris pour intelligents. Les intelligents tu vois ils ont vécu, survécu et bien les autres ont coulé. Avec Lucette notre radeau (et Bébert) passe d’un ouragan à un autre – et chaque fois d’autres horribles souffrances. J’ai trop pleuré tu vois et ne pourrai plus jamais rire même si on touche au rivage. Tu vois les plus simples comme nous ne devraient jamais entreprendre ne toucher que des trucs innoffensifs – comme le Jongleur de Notre Dame – il passe le chapeau »... Il le prie de lui envoyer un « croquis du moulin – à la va vite. Voilà une chanson pour ta flûte enfin je t’en ferai une »... Lucette ajoute : « Ce petit mot dans notre détresse vous dira assez que nous pensons bien à vous et sommes si malheureux de notre exil. Ailleurs pourriez-vous reconnaître votre pauvre frère Ferdinand ! Ce n’est plus qu’un souffle de corps et d’âme vers la France cependant »... et elle signe « la Pipe ».
Live Wednesday 22 June 2016・14:00 (Europe/Paris)
Lot no. 167

Louis-Ferdinand CÉLINE (1894-1961). L.A.S. « Ferdinand », suivie d’une L.A.S. de sa femme Lucette Destouches, [Korsør (Danemark) vers 1948-1950], « à Popol » [le peintre Gen-Paul] ; 2 pages in-4 (la lettre de Céline au crayon). « T’es comme moi mon pauvre Popol tu ne comprends pas grand-chose à grand-chose. On a eu le tort de trop causer – on s’est pris pour intelligents. Les intelligents tu vois ils ont vécu, survécu et bien les autres ont coulé. Avec Lucette notre radeau (et Bébert) passe d’un ouragan à un autre – et chaque fois d’autres horribles souffrances. J’ai trop pleuré tu vois et ne pourrai plus jamais rire même si on touche au rivage. Tu vois les plus simples comme nous ne devraient jamais entreprendre ne toucher que des trucs innoffensifs – comme le Jongleur de Notre Dame – il passe le chapeau »... Il le prie de lui envoyer un « croquis du moulin – à la va vite. Voilà une chanson pour ta flûte enfin je t’en ferai une »... Lucette ajoute : « Ce petit mot dans notre détresse vous dira assez que nous pensons bien à vous et sommes si malheureux de notre exil. Ailleurs pourriez-vous reconnaître votre pauvre frère Ferdinand ! Ce n’est plus qu’un souffle de corps et d’âme vers la France cependant »... et elle signe « la Pipe ».

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Louis-Ferdinand CÉLINE (1894-1961). L.A.S. « Ferdinand », suivie d’une L.A.S. de sa femme Lucette Destouches, [Korsør (Danemark) vers 1948-1950], « à Popol » [le peintre Gen-Paul] ; 2 pages in-4 (la lettre de Céline au crayon). « T’es comme moi mon pauvre Popol tu ne comprends pas grand-chose à grand-chose. On a eu le tort de trop causer – on s’est pris pour intelligents. Les intelligents tu vois ils ont vécu, survécu et bien les autres ont coulé. Avec Lucette notre radeau (et Bébert) passe d’un ouragan à un autre – et chaque fois d’autres horribles souffrances. J’ai trop pleuré tu vois et ne pourrai plus jamais rire même si on touche au rivage. Tu vois les plus simples comme nous ne devraient jamais entreprendre ne toucher que des trucs innoffensifs – comme le Jongleur de Notre Dame – il passe le chapeau »... Il le prie de lui envoyer un « croquis du moulin – à la va vite. Voilà une chanson pour ta flûte enfin je t’en ferai une »... Lucette ajoute : « Ce petit mot dans notre détresse vous dira assez que nous pensons bien à vous et sommes si malheureux de notre exil. Ailleurs pourriez-vous reconnaître votre pauvre frère Ferdinand ! Ce n’est plus qu’un souffle de corps et d’âme vers la France cependant »... et elle signe « la Pipe ».
Sale Wednesday 22 June 2016・14:00 (Europe/Paris)
Sale location coming soon 3, rue Favart 75002 Paris