Charles-Étienne COQUEBERT DE MONTBRET (1755-1831)
Consul, administrateur, savant, statisticien et linguiste. Manuscrit en partie autographe, Observations sur le rapport du C. Prieur concernant les monnoies, au bureau des Poids et Mesures 28 ventose VI (18 mars 1798); 3 pages in-4, adresse au citoyen Prieur (de la Côte d'Or).
 Sur les monnaies. «Observations» écrites de deux mains, adressées à Claude-Antoine Prieur de la Côte d'Or. [L'Agence temporaire des poids et mesures, instituée par décret du 7 avril 1795, comptait parmi ses membres les mathématiciens Adrien Legendre et François Gattey, et le statisticien Charles-Étienne Coquebert.] Après une mise au point concernant le calendrier républicain, le premier commentateur [François Gattey?] se réfère à un imprimé, sans doute un projet d'arrêté ou de loi: «Art. II pag. 27 Il y a faute d'impression sur la tolérance du poids. Art. XVI. On fixe à 30 millions la quantité de monnoie de cuivre que le Directoire pourra faire fabriquer, cette quantité n'est elle pas trop petite et inférieure de beaucoup à la somme des petites monnoies de cuivre et de billon actuellement en circulation? L'aggrandissement de la république est encore une cause à prendre en considération»... D'autres observations concernent un délai à fixer (art. XXI), la valeur fluctuante d'une monnaie (art. XXV et XXVI), et la valeur des pièces de 30 sous (art. XXIX)? ? Coquebert de Montbret, qui prend ensuite la plume, prévoit des problèmes liés à la dépréciation, et propose que les monnaies soient «un moyen d'instruction pour le peuple, un aliment pour le patriotisme, une récompense pour les grands hommes», en consacrant les événements glorieux pour la République. Le changement annuel serait un obstacle au faux-monnayage, et «un moyen d'encourager l'art important du graveur en médailles si perfectionné chez les anciens et si négligé parmi nous»...
Live Thursday 26 November 2015・14:00 (Europe/Paris)
Lot no. 300

Charles-Étienne COQUEBERT DE MONTBRET (1755-1831) Consul, administrateur, savant, statisticien et linguiste. Manuscrit en partie autographe, Observations sur le rapport du C. Prieur concernant les monnoies, au bureau des Poids et Mesures 28 ventose VI (18 mars 1798); 3 pages in-4, adresse au citoyen Prieur (de la Côte d'Or). Sur les monnaies. «Observations» écrites de deux mains, adressées à Claude-Antoine Prieur de la Côte d'Or. [L'Agence temporaire des poids et mesures, instituée par décret du 7 avril 1795, comptait parmi ses membres les mathématiciens Adrien Legendre et François Gattey, et le statisticien Charles-Étienne Coquebert.] Après une mise au point concernant le calendrier républicain, le premier commentateur [François Gattey?] se réfère à un imprimé, sans doute un projet d'arrêté ou de loi: «Art. II pag. 27 Il y a faute d'impression sur la tolérance du poids. Art. XVI. On fixe à 30 millions la quantité de monnoie de cuivre que le Directoire pourra faire fabriquer, cette quantité n'est elle pas trop petite et inférieure de beaucoup à la somme des petites monnoies de cuivre et de billon actuellement en circulation? L'aggrandissement de la république est encore une cause à prendre en considération»... D'autres observations concernent un délai à fixer (art. XXI), la valeur fluctuante d'une monnaie (art. XXV et XXVI), et la valeur des pièces de 30 sous (art. XXIX)? ? Coquebert de Montbret, qui prend ensuite la plume, prévoit des problèmes liés à la dépréciation, et propose que les monnaies soient «un moyen d'instruction pour le peuple, un aliment pour le patriotisme, une récompense pour les grands hommes», en consacrant les événements glorieux pour la République. Le changement annuel serait un obstacle au faux-monnayage, et «un moyen d'encourager l'art important du graveur en médailles si perfectionné chez les anciens et si négligé parmi nous»...

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Charles-Étienne COQUEBERT DE MONTBRET (1755-1831) Consul, administrateur, savant, statisticien et linguiste. Manuscrit en partie autographe, Observations sur le rapport du C. Prieur concernant les monnoies, au bureau des Poids et Mesures 28 ventose VI (18 mars 1798); 3 pages in-4, adresse au citoyen Prieur (de la Côte d'Or). Sur les monnaies. «Observations» écrites de deux mains, adressées à Claude-Antoine Prieur de la Côte d'Or. [L'Agence temporaire des poids et mesures, instituée par décret du 7 avril 1795, comptait parmi ses membres les mathématiciens Adrien Legendre et François Gattey, et le statisticien Charles-Étienne Coquebert.] Après une mise au point concernant le calendrier républicain, le premier commentateur [François Gattey?] se réfère à un imprimé, sans doute un projet d'arrêté ou de loi: «Art. II pag. 27 Il y a faute d'impression sur la tolérance du poids. Art. XVI. On fixe à 30 millions la quantité de monnoie de cuivre que le Directoire pourra faire fabriquer, cette quantité n'est elle pas trop petite et inférieure de beaucoup à la somme des petites monnoies de cuivre et de billon actuellement en circulation? L'aggrandissement de la république est encore une cause à prendre en considération»... D'autres observations concernent un délai à fixer (art. XXI), la valeur fluctuante d'une monnaie (art. XXV et XXVI), et la valeur des pièces de 30 sous (art. XXIX)? ? Coquebert de Montbret, qui prend ensuite la plume, prévoit des problèmes liés à la dépréciation, et propose que les monnaies soient «un moyen d'instruction pour le peuple, un aliment pour le patriotisme, une récompense pour les grands hommes», en consacrant les événements glorieux pour la République. Le changement annuel serait un obstacle au faux-monnayage, et «un moyen d'encourager l'art important du graveur en médailles si perfectionné chez les anciens et si négligé parmi nous»...
Sale Thursday 26 November 2015・14:00 (Europe/Paris)
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