[Victor HUGO]. Juliette DROUET (1806-1883)
L.A.S. «J.», 8-9 décembre [1836], à Victor Hugo; 4 pages in-8. Lettre de reproches sur son manque d'attentions à son égard. «Mon cher petit homme je suis très fachée contre vous car enfin vous abusez des prétextes pour ne pas venir me voir plus d'une heure par jour, indéfiniment. Je vous assure que je n'en suis pas la dupe & que tôt ou tard je finirai par éclater comme une vraie bombe». Elle est rentrée de bonne heure du théâtre : «il n'y avait que quatre chats crottés dans la salle qui puaient comme quarante [...] Nous n'avons vu que trois pièces qui en valaient soixante pour l'ennuie et les baillements par trop prolongés. Enfin nous en voila quitte Dieu merci. C'est dans des soirées comme celles-ci que l'état de mère est pénible». Elle ajoute le lendemain : «Je ne veux pas laisser cette belle page blanche sans la barbouiller de haut en bas de mon amour. Si vous en faisiez autant pour moi je lècherais fameusement bien les bords. Mais vous savez ce que vous valez vous. Et vous ne prodiguez pas comme moi parce que vous n'êtes pas bête et que vous n'êtes pas amoureux non plus»
Live Tuesday 20 May 2014・14:00 (Europe/Paris)
Lot no. 165

[Victor HUGO]. Juliette DROUET (1806-1883) L.A.S. «J.», 8-9 décembre [1836], à Victor Hugo; 4 pages in-8. Lettre de reproches sur son manque d'attentions à son égard. «Mon cher petit homme je suis très fachée contre vous car enfin vous abusez des prétextes pour ne pas venir me voir plus d'une heure par jour, indéfiniment. Je vous assure que je n'en suis pas la dupe & que tôt ou tard je finirai par éclater comme une vraie bombe». Elle est rentrée de bonne heure du théâtre : «il n'y avait que quatre chats crottés dans la salle qui puaient comme quarante [...] Nous n'avons vu que trois pièces qui en valaient soixante pour l'ennuie et les baillements par trop prolongés. Enfin nous en voila quitte Dieu merci. C'est dans des soirées comme celles-ci que l'état de mère est pénible». Elle ajoute le lendemain : «Je ne veux pas laisser cette belle page blanche sans la barbouiller de haut en bas de mon amour. Si vous en faisiez autant pour moi je lècherais fameusement bien les bords. Mais vous savez ce que vous valez vous. Et vous ne prodiguez pas comme moi parce que vous n'êtes pas bête et que vous n'êtes pas amoureux non plus»

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€400 - €500
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[Victor HUGO]. Juliette DROUET (1806-1883) L.A.S. «J.», 8-9 décembre [1836], à Victor Hugo; 4 pages in-8. Lettre de reproches sur son manque d'attentions à son égard. «Mon cher petit homme je suis très fachée contre vous car enfin vous abusez des prétextes pour ne pas venir me voir plus d'une heure par jour, indéfiniment. Je vous assure que je n'en suis pas la dupe & que tôt ou tard je finirai par éclater comme une vraie bombe». Elle est rentrée de bonne heure du théâtre : «il n'y avait que quatre chats crottés dans la salle qui puaient comme quarante [...] Nous n'avons vu que trois pièces qui en valaient soixante pour l'ennuie et les baillements par trop prolongés. Enfin nous en voila quitte Dieu merci. C'est dans des soirées comme celles-ci que l'état de mère est pénible». Elle ajoute le lendemain : «Je ne veux pas laisser cette belle page blanche sans la barbouiller de haut en bas de mon amour. Si vous en faisiez autant pour moi je lècherais fameusement bien les bords. Mais vous savez ce que vous valez vous. Et vous ne prodiguez pas comme moi parce que vous n'êtes pas bête et que vous n'êtes pas amoureux non plus»
Sale Tuesday 20 May 2014・14:00 (Europe/Paris)
Sale location coming soon 3 Rue Favart 75002 Paris