Maximilian VOLOCHINE (1877-1932) poète russe. 4 LA.S., 1919-1923, à Natalia Trouhanowa ; 6 pages et demie in-8 ; en russe. Paris 17 rue Boissonade 11 décembre 1919. Il regrette qu’elle ne soit pas à Paris, et espère qu’elle reviendra bientôt, car grâce à elle « toute une sphère de ma vie a complètement changé », et d’autre part il doit bientôt rentrer en Russie. « Bon gré mal gré : La Gazette de Moscou qui m’entretenait a cessé d’exister. Je ne lui en veux pas, car elle m’a permis de revenir à Paris ». La vie à son atelier est maintenant des plus animées du matin au soir : une foule de gens viennent apprendre à dessiner. Deux danseuses d’Ida Rubinstein sont venues danser, on joue du piano, on lit des vers. Il aura bien du mal à quitter cette vie agitée. Il n’arrive pas à trouver le temps d’écrire son article. Et il lui est même difficile de trouver une minute pour écrire une lettre. Il aimerait beaucoup montrer à Natacha, lorsqu’elle reviendra, ses danseuses. Mais il lui demande de ne pas être trop sévères avec elles, car elles sont débutantes, mais charmantes. Des révolutionnaires chinois fréquentent son atelier. Il n’a pas vu Makovski depuis quinze jours. Sa correspondante a-t-elle reçu l’almanach Apollon qui contient sa traduction d’un poème d’Henri de Régnier ? Il regrette que Goumerdink ait si mal exploité pour elle la légende de Béatrice. Il établit une comparaison avec Maeterlinck, évoque les chrétiens qui ont transformé Vénus en Vierge Marie, etc. Il conclut qu’hélas, il ne lui reste plus qu’à aller à Londres pour voir ses spectacles. – 12 janvier 1923. Il la prévient que doit se tenir un banquet en l’honneur de Constantin Balmont à La Taverne du Nègre. Boulevard Saint-Denis ; il serait très heureux de l’y voir. – 2 lettres en français pour signaler une séance de cinéma chez Holstein.
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Maximilian VOLOCHINE (1877-1932) poète russe. 4 LA.S., 1919-1923, à Natalia Trouhanowa ; 6 pages et demie in-8 ; en russe.
Paris 17 rue Boissonade 11 décembre 1919. Il regrette qu’elle ne soit pas à Paris, et espère qu’elle reviendra bientôt, car grâce à elle « toute une sphère de ma vie a complètement changé », et d’autre part il doit bientôt rentrer en Russie. « Bon gré mal gré : La Gazette de Moscou qui m’entretenait a cessé d’exister. Je ne lui en veux pas, car elle m’a permis de revenir à Paris ». La vie à son atelier est maintenant des plus animées du matin au soir : une foule de gens viennent apprendre à dessiner. Deux danseuses d’Ida Rubinstein sont venues danser, on joue du piano, on lit des vers. Il aura bien du mal à quitter cette vie agitée. Il n’arrive pas à trouver le temps d’écrire son article. Et il lui est même difficile de trouver une minute pour écrire une lettre. Il aimerait beaucoup montrer à Natacha, lorsqu’elle reviendra, ses danseuses. Mais il lui demande de ne pas être trop sévères avec elles, car elles sont débutantes, mais charmantes. Des révolutionnaires chinois fréquentent son atelier. Il n’a pas vu Makovski depuis quinze jours. Sa correspondante a-t-elle reçu l’almanach Apollon qui contient sa traduction d’un poème d’Henri de Régnier ? Il regrette que Goumerdink ait si mal exploité pour elle la légende de Béatrice. Il établit une comparaison avec Maeterlinck, évoque les chrétiens qui ont transformé Vénus en Vierge Marie, etc. Il conclut qu’hélas, il ne lui reste plus qu’à aller à Londres pour voir ses spectacles. – 12 janvier 1923. Il la prévient que doit se tenir un banquet en l’honneur de Constantin Balmont à La Taverne du Nègre. Boulevard Saint-Denis ; il serait très heureux de l’y voir. – 2 lettres en français pour signaler une séance de cinéma chez Holstein.
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Tuesday 17 December 2013・14:00 (Europe/Paris)
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3, rue Favart
75002 Paris