SALIS (Rodolphe) 2 LAS de Rodolphe Salis (1851-1897) créateur du cabaret le Chat Noir, l'une adressée à Anatole FRANCE, Paris le 24 mai 1886, l'autre à "Monsieur le directeur", Montmartre le 31 août 1885, 2 pages 1/2 in-12, à l'en-tête du Chat Noir avec deux dessins de Willette. Très belle lettre à Anatole France datée du 24 mai 1886. Salis se plaint qu'Anatole France ait fait figurer le cabaret du Chat Noir "au nombre des établissements interlopes" dans Le Temps. "Le Chat noir est surtout fréquenté par des peintres, des poètes et des musiciens. Encore que notre soif soit satisfaite par des garçons habillés en Académiciens, nous n'avons point voulu vulgariser cet uniforme des Princes de la pensée au bénéfice de la badauderie contemporaine. Cette injustice du spirituel moderniste auquel nous devons le Crime de M. Bonnard, Jocaste et le Chat maigre, livres si goûtés par nos amis, nous plonge dans un réel désespoir. Quoi ! Monsieur ! Vous que les jeunes lisent avec tant de joie, vous vous plaisez à vivre si loin d'eux et à les ignorer ainsi. Franchement voilà un dédain inexplicable! Nous ne pouvons quant à nous, oublier que vous fûtes d'un demi-siècle notre prédécesseur dans le domaine de la grande et libre fantaisie. Nous somme navrés que ce défaut habituel à la jeunesse, l'ingratitude, puisse être le vice - je ne dirai point d'un de nos ancêtres - d'un de nos aïeux, tout au moins". Déchirure à la pliure et sur le bord de la lettre. Dans la seconde lettre datée du 31 août 1885, Salis demande à un directeur de théâtre "de tenir à la disposition du Chat Noir... deux entrées à votre intéressant spectacle dont nous nous proposons de parler dans notre feuille"
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SALIS (Rodolphe)
2 LAS de Rodolphe Salis (1851-1897) créateur du cabaret le Chat Noir, l'une adressée à Anatole FRANCE, Paris le 24 mai 1886, l'autre à "Monsieur le directeur", Montmartre le 31 août 1885, 2 pages 1/2 in-12, à l'en-tête du Chat Noir avec deux dessins de Willette. Très belle lettre à Anatole France datée du 24 mai 1886. Salis se plaint qu'Anatole France ait fait figurer le cabaret du Chat Noir "au nombre des établissements interlopes" dans Le Temps. "Le Chat noir est surtout fréquenté par des peintres, des poètes et des musiciens. Encore que notre soif soit satisfaite par des garçons habillés en Académiciens, nous n'avons point voulu vulgariser cet uniforme des Princes de la pensée au bénéfice de la badauderie contemporaine. Cette injustice du spirituel moderniste auquel nous devons le Crime de M. Bonnard, Jocaste et le Chat maigre, livres si goûtés par nos amis, nous plonge dans un réel désespoir. Quoi ! Monsieur ! Vous que les jeunes lisent avec tant de joie, vous vous plaisez à vivre si loin d'eux et à les ignorer ainsi. Franchement voilà un dédain inexplicable! Nous ne pouvons quant à nous, oublier que vous fûtes d'un demi-siècle notre prédécesseur dans le domaine de la grande et libre fantaisie. Nous somme navrés que ce défaut habituel à la jeunesse, l'ingratitude, puisse être le vice - je ne dirai point d'un de nos ancêtres - d'un de nos aïeux, tout au moins". Déchirure à la pliure et sur le bord de la lettre. Dans la seconde lettre datée du 31 août 1885, Salis demande à un directeur de théâtre "de tenir à la disposition du Chat Noir... deux entrées à votre intéressant spectacle dont nous nous proposons de parler dans notre feuille"
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Tuesday 15 October 2013・14:00 (Europe/Paris)
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