Georges COUTHON. L.A.S., Paris 1er messidor II (19 juin 1794), à ses « chers concitoyens » [du Puy-de-Dôme] ; 2 pages in-4.Belle lettre républicaine annonçant la prise d’Ypres, le 17 juin par l’armée républicaine commandée par Pichegru. « Encore d’excellentes nouvelles, mes chers concitoyens, Ypres cette place importante qui deffendait le port d’Ostende, et nous empêchait de cerner entierement l’ennemi, Ypres est à nous. Vive la république. Charleroi ne manquera pas non plus de tomber incessament à notre pouvoir au moyen de quoi l’ennemi renfermé sur notre territoire cest à dire dans Valenciennes, Condé, Landrecy, et le paÿs du Quesnoi, sans pouvoir retirer de subsistances daucunne part, touttes les avenues lui étant fermées, va etre forcé avant peut etre un mois, de nous rendre tout ce que la trahison lui avait livré. Ô le beau jour que celui où nous pourrons dire, La terre sainte de la Liberté n’est plus souillée par la présence des esclaves d Autriche, de Prusse, et d’Angleterre ; nous sommes chés nous, et malheur à l’Etranger qui oserait tenter d’y pénétrer par la force ou la ruse. Il ne manquerait à ce jour de gloire qu’une seule chose, ce serait de voir conduire triomphalement à Paris, son altesse royale le duc d’Yorke, et son Eminence le prince de Cobourg. Avec quel plaisir nous donnerions à ces grands personnages, des leçons de carmagnole. J’espere bien que cela ne se passera pas tooujours en songe ». Il annonce également les succès des autres armées : « La Marine va toujours de prises en prises »… Il se réjouit de pouvoir désormais retourner pour quelques mois auprès de ses amis du Puy-de-Dôme, et il termine : « Dieu, et la Liberté vous gardent ! »
Live Thursday 27 June 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lot no. 216

Georges COUTHON. L.A.S., Paris 1er messidor II (19 juin 1794), à ses « chers concitoyens » [du Puy-de-Dôme] ; 2 pages in-4.Belle lettre républicaine annonçant la prise d’Ypres, le 17 juin par l’armée républicaine commandée par Pichegru. « Encore d’excellentes nouvelles, mes chers concitoyens, Ypres cette place importante qui deffendait le port d’Ostende, et nous empêchait de cerner entierement l’ennemi, Ypres est à nous. Vive la république. Charleroi ne manquera pas non plus de tomber incessament à notre pouvoir au moyen de quoi l’ennemi renfermé sur notre territoire cest à dire dans Valenciennes, Condé, Landrecy, et le paÿs du Quesnoi, sans pouvoir retirer de subsistances daucunne part, touttes les avenues lui étant fermées, va etre forcé avant peut etre un mois, de nous rendre tout ce que la trahison lui avait livré. Ô le beau jour que celui où nous pourrons dire, La terre sainte de la Liberté n’est plus souillée par la présence des esclaves d Autriche, de Prusse, et d’Angleterre ; nous sommes chés nous, et malheur à l’Etranger qui oserait tenter d’y pénétrer par la force ou la ruse. Il ne manquerait à ce jour de gloire qu’une seule chose, ce serait de voir conduire triomphalement à Paris, son altesse royale le duc d’Yorke, et son Eminence le prince de Cobourg. Avec quel plaisir nous donnerions à ces grands personnages, des leçons de carmagnole. J’espere bien que cela ne se passera pas tooujours en songe ». Il annonce également les succès des autres armées : « La Marine va toujours de prises en prises »… Il se réjouit de pouvoir désormais retourner pour quelques mois auprès de ses amis du Puy-de-Dôme, et il termine : « Dieu, et la Liberté vous gardent ! »

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Georges COUTHON. L.A.S., Paris 1er messidor II (19 juin 1794), à ses « chers concitoyens » [du Puy-de-Dôme] ; 2 pages in-4.Belle lettre républicaine annonçant la prise d’Ypres, le 17 juin par l’armée républicaine commandée par Pichegru. « Encore d’excellentes nouvelles, mes chers concitoyens, Ypres cette place importante qui deffendait le port d’Ostende, et nous empêchait de cerner entierement l’ennemi, Ypres est à nous. Vive la république. Charleroi ne manquera pas non plus de tomber incessament à notre pouvoir au moyen de quoi l’ennemi renfermé sur notre territoire cest à dire dans Valenciennes, Condé, Landrecy, et le paÿs du Quesnoi, sans pouvoir retirer de subsistances daucunne part, touttes les avenues lui étant fermées, va etre forcé avant peut etre un mois, de nous rendre tout ce que la trahison lui avait livré. Ô le beau jour que celui où nous pourrons dire, La terre sainte de la Liberté n’est plus souillée par la présence des esclaves d Autriche, de Prusse, et d’Angleterre ; nous sommes chés nous, et malheur à l’Etranger qui oserait tenter d’y pénétrer par la force ou la ruse. Il ne manquerait à ce jour de gloire qu’une seule chose, ce serait de voir conduire triomphalement à Paris, son altesse royale le duc d’Yorke, et son Eminence le prince de Cobourg. Avec quel plaisir nous donnerions à ces grands personnages, des leçons de carmagnole. J’espere bien que cela ne se passera pas tooujours en songe ». Il annonce également les succès des autres armées : « La Marine va toujours de prises en prises »… Il se réjouit de pouvoir désormais retourner pour quelques mois auprès de ses amis du Puy-de-Dôme, et il termine : « Dieu, et la Liberté vous gardent ! »
Sale Thursday 27 June 2013・14:00 (Europe/Paris)
Sale location coming soon 3, rue Favart 75002 Paris