Henry de MONTHERLANT Manuscrit autographe, [Présentation du Maître de Santiago]; 7 pages in-4. Avant une représentation de l?acte III du Maître de Santiago, Montherlant commente la pièce, notamment à propos du catholicisme de don Alvaro. Il n?a pas écrit une pièce à thèse, et ne s?est pas peint dans ses personnages. «Chercher à retrouver l?auteur dans un personnage, lui faire endosser la responsabilité de ce qu?est un personnage est un jeu d?esprit puéril»... Il n?a pas voulu, non plus, faire oeuvre apologétique: «Ce qui importe, c?est de savoir si une pièce est bonne, si elle est bien agencée, si les caractères se tiennent, si elle fait penser et émeut, bref si elle a une valeur d?oeuvre d?art». Savoir si ses héros sont bons chrétiens, sympathiques ou non, constitue seulement «un sujet de conversation à l?heure du thé». Toutefois, s?étant lui-même interrogé, après l?achèvement de son texte, sur le catholicisme d?Alvaro, il interrogea sur ce point le directeur de la revue jésuite Études, lequel lui répondit qu? «à l?exception d?une seule de ses paroles, il n?y avait rien de contraire au dogme dans les propos ni dans l?attitude de Don Alvaro». Cette réponse détaillée correspondait à ce que Montherlant pensait lui-même et qui tombait sous le sens. «Mais les choses qui tombent sous le sens sont souvent les plus difficiles à faire voir, surtout quand elles tombent parmi des gens passionnés. Et les gens qui s?occupent de mes ouvrages sont presque toujours des gens passionnés, c?est-à-dire temporairement aveuglés»... Puis Montherlant résume les deux premiers actes
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Henry de MONTHERLANT
Manuscrit autographe, [Présentation du Maître de Santiago]; 7 pages in-4. Avant une représentation de l?acte III du Maître de Santiago, Montherlant commente la pièce, notamment à propos du catholicisme de don Alvaro. Il n?a pas écrit une pièce à thèse, et ne s?est pas peint dans ses personnages. «Chercher à retrouver l?auteur dans un personnage, lui faire endosser la responsabilité de ce qu?est un personnage est un jeu d?esprit puéril»... Il n?a pas voulu, non plus, faire oeuvre apologétique: «Ce qui importe, c?est de savoir si une pièce est bonne, si elle est bien agencée, si les caractères se tiennent, si elle fait penser et émeut, bref si elle a une valeur d?oeuvre d?art». Savoir si ses héros sont bons chrétiens, sympathiques ou non, constitue seulement «un sujet de conversation à l?heure du thé». Toutefois, s?étant lui-même interrogé, après l?achèvement de son texte, sur le catholicisme d?Alvaro, il interrogea sur ce point le directeur de la revue jésuite Études, lequel lui répondit qu? «à l?exception d?une seule de ses paroles, il n?y avait rien de contraire au dogme dans les propos ni dans l?attitude de Don Alvaro». Cette réponse détaillée correspondait à ce que Montherlant pensait lui-même et qui tombait sous le sens. «Mais les choses qui tombent sous le sens sont souvent les plus difficiles à faire voir, surtout quand elles tombent parmi des gens passionnés. Et les gens qui s?occupent de mes ouvrages sont presque toujours des gens passionnés, c?est-à-dire temporairement aveuglés»... Puis Montherlant résume les deux premiers actes
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Thursday 21 March 2013・11:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris