Alphonse KARR (1808-1890) écrivain Réflexion sur la vieillesse, sous-titrée: Les vieux sont des amis qui s?en vont; il faut les reconduire poliment.... Le vieillard, moqué par les femmes, a peu de chances d?être aimé sincèrement, mais il peut encore aimer: «l?amour qu?on éprouve élève l?âme, le coeur et l?esprit plus que celui qu?on inspire. [...] De leur meilleur côté, tâchons de voir les choses: vous vous plaignez de voir les rosiers épineux, moi je me réjouis et rends grâces aux Dieux que les épines aient des roses. [...] Je ne me sentais pas aussi vieux que je devais le paraître, penché sur les avirons je ne le cède encore guère à aucun de nos pêcheurs - je ne trouve pas les arrosoirs trop lourds et je marche tout le jour dans mon jardin sans me sentir fatigué». La contemplation de la nature le réjouit autant que dans sa jeunesse; quant aux femmes, «quand j?ai regardé quelques instants une femme à la fenêtre, une jolie tête encadrée de pois de senteur et de volubilis - j?ai ma ration pour la journée», et il a «recours aux souvenirs». Il évoque une jeune fille aimée dans sa jeunesse, avant d?en venir au sujet de son article, les bêtes à bon Dieu ou coccinelles. Devant la multiplication des armées de pucerons, le dieu hindou Yudru a créé la coccinelle. On en recense jusqu?à 400 espèces et de nombreux savants ont écrit sur elle: «ces mangeuses de pucerons aphidiphjages comme les appelait Réaumur ne sont méchantes que contre les méchants»..
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Alphonse KARR (1808-1890) écrivain
Réflexion sur la vieillesse, sous-titrée: Les vieux sont des amis qui s?en vont; il faut les reconduire poliment.... Le vieillard, moqué par les femmes, a peu de chances d?être aimé sincèrement, mais il peut encore aimer: «l?amour qu?on éprouve élève l?âme, le coeur et l?esprit plus que celui qu?on inspire. [...] De leur meilleur côté, tâchons de voir les choses: vous vous plaignez de voir les rosiers épineux, moi je me réjouis et rends grâces aux Dieux que les épines aient des roses. [...] Je ne me sentais pas aussi vieux que je devais le paraître, penché sur les avirons je ne le cède encore guère à aucun de nos pêcheurs - je ne trouve pas les arrosoirs trop lourds et je marche tout le jour dans mon jardin sans me sentir fatigué». La contemplation de la nature le réjouit autant que dans sa jeunesse; quant aux femmes, «quand j?ai regardé quelques instants une femme à la fenêtre, une jolie tête encadrée de pois de senteur et de volubilis - j?ai ma ration pour la journée», et il a «recours aux souvenirs». Il évoque une jeune fille aimée dans sa jeunesse, avant d?en venir au sujet de son article, les bêtes à bon Dieu ou coccinelles. Devant la multiplication des armées de pucerons, le dieu hindou Yudru a créé la coccinelle. On en recense jusqu?à 400 espèces et de nombreux savants ont écrit sur elle: «ces mangeuses de pucerons aphidiphjages comme les appelait Réaumur ne sont méchantes que contre les méchants»..
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Thursday 28 February 2013・14:00 (Europe/Paris)
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