Max JACOB
Manuscrit autographe signé, Journal du jeune homme ; 3 pages in-4.    Amusante nouvelle parodique, où le jeune homme évoque la mort de sa cousine Alice et son chagrin : « Puisqu'Alice est morte, je vais en profiter pour devenir un grand poète. La poésie c'est la douleur et nulle douleur n'est muette. Regardez Lamartine ! et Musset ! ». Mais il lui manque la technique « pour la chanter immortellement comme une Muse, une Elvire, une Chimène. Ah ! mon Dieu ! donnez moi les grandes orgues de la messe pour dire son nom à la tempête et à la nuit »... Il fait le mort au bridge, se couche, et s'endort au lieu de penser à Alice. « J'avais bu : les poètes boivent ! » Le lendemain, il va sur la tombe d'Aliceet rencontre une dame âgée à qui il se confie et qui finit par l'emmener chez elle : « O Alice ! pardonne moi !pardonne moi ! pardonne moi ! En sortant de chez elle j'ai fait mon premier poème sur toi, o mon Alice dont je serai le Pétrarque et le Dante ».
Live Thursday 13 December 2012・15:00 (Europe/Paris)
Lot no. 155

Max JACOB Manuscrit autographe signé, Journal du jeune homme ; 3 pages in-4. Amusante nouvelle parodique, où le jeune homme évoque la mort de sa cousine Alice et son chagrin : « Puisqu'Alice est morte, je vais en profiter pour devenir un grand poète. La poésie c'est la douleur et nulle douleur n'est muette. Regardez Lamartine ! et Musset ! ». Mais il lui manque la technique « pour la chanter immortellement comme une Muse, une Elvire, une Chimène. Ah ! mon Dieu ! donnez moi les grandes orgues de la messe pour dire son nom à la tempête et à la nuit »... Il fait le mort au bridge, se couche, et s'endort au lieu de penser à Alice. « J'avais bu : les poètes boivent ! » Le lendemain, il va sur la tombe d'Aliceet rencontre une dame âgée à qui il se confie et qui finit par l'emmener chez elle : « O Alice ! pardonne moi !pardonne moi ! pardonne moi ! En sortant de chez elle j'ai fait mon premier poème sur toi, o mon Alice dont je serai le Pétrarque et le Dante ».

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€1,000 - €1,200
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Max JACOB Manuscrit autographe signé, Journal du jeune homme ; 3 pages in-4. Amusante nouvelle parodique, où le jeune homme évoque la mort de sa cousine Alice et son chagrin : « Puisqu'Alice est morte, je vais en profiter pour devenir un grand poète. La poésie c'est la douleur et nulle douleur n'est muette. Regardez Lamartine ! et Musset ! ». Mais il lui manque la technique « pour la chanter immortellement comme une Muse, une Elvire, une Chimène. Ah ! mon Dieu ! donnez moi les grandes orgues de la messe pour dire son nom à la tempête et à la nuit »... Il fait le mort au bridge, se couche, et s'endort au lieu de penser à Alice. « J'avais bu : les poètes boivent ! » Le lendemain, il va sur la tombe d'Aliceet rencontre une dame âgée à qui il se confie et qui finit par l'emmener chez elle : « O Alice ! pardonne moi !pardonne moi ! pardonne moi ! En sortant de chez elle j'ai fait mon premier poème sur toi, o mon Alice dont je serai le Pétrarque et le Dante ».
Sale Thursday 13 December 2012・15:00 (Europe/Paris)
Sale location coming soon 3, rue Favart 75002 Paris