Auguste Hilarion de KÉRATRY (1769-1859) écrivain et homme politique L.A.S., Rozières près Soissons 27 juillet 1830, à Juliette Récamier; 3 pages in-8, adresse. «Dans l'éloignement où je suis de Paris et des événements bien affligeants qui s'y passent, j'espère que vous ne vous étonnerez pas de me voir tourner les yeux vers vous, pour vous demander si notre pauvre France doit subir le régime auquel on la prépare. J'ai quelque foi dans les destinées de mon pays; mais un mot de votre main, ou dicté par vous, ajouterait à ma confiance. Le Moniteur ne parle pas de la Chambre des Pairs: est-ce qu'un ministère qui fouille aux pieds toute légalité lui ferait l'injure de compter sur elle? Reconnaitrait-elle jamais la nouvelle représentation avec laquelle on voudrait la mettre en rapport? J'ai quelque peine à le croire. Au reste je suis persuadé que les collèges électoraux seront déserts en septembre prochain; il serait difficille qu'un homme d'honneur consentît à y paraître»... Il propose d'offrir bientôt ses civilités à Mme Récamier, si elle habite toujours la capitale: «la belle saison a dispersé vos amis; mais vous pouvez être certaine qu'il leur sera bien doux de se rallier près de vous en quelques mois. Vous possédez éminemment ce qui attire et ce qui concilie les esprits je doute pourtant que votre pouvoir allât jusqu'à nous faire sympathiser avec les hommes qui viennent de déclarer la guerre à notre pauvre France»... Il se rappelle au souvenir de Chateaubriand, et fait des voeux pour la santé de son amie: «c'est demander au Ciel qu'il conserve ici bas un de ses meilleurs ouvrages»... On joint une L.A.S. au baron de La Bouillerie, intendant général de la Maison du Roi, Paris 16 février 1829
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Auguste Hilarion de KÉRATRY (1769-1859) écrivain et homme politique
L.A.S., Rozières près Soissons 27 juillet 1830, à Juliette Récamier; 3 pages in-8, adresse. «Dans l'éloignement où je suis de Paris et des événements bien affligeants qui s'y passent, j'espère que vous ne vous étonnerez pas de me voir tourner les yeux vers vous, pour vous demander si notre pauvre France doit subir le régime auquel on la prépare. J'ai quelque foi dans les destinées de mon pays; mais un mot de votre main, ou dicté par vous, ajouterait à ma confiance. Le Moniteur ne parle pas de la Chambre des Pairs: est-ce qu'un ministère qui fouille aux pieds toute légalité lui ferait l'injure de compter sur elle? Reconnaitrait-elle jamais la nouvelle représentation avec laquelle on voudrait la mettre en rapport? J'ai quelque peine à le croire. Au reste je suis persuadé que les collèges électoraux seront déserts en septembre prochain; il serait difficille qu'un homme d'honneur consentît à y paraître»... Il propose d'offrir bientôt ses civilités à Mme Récamier, si elle habite toujours la capitale: «la belle saison a dispersé vos amis; mais vous pouvez être certaine qu'il leur sera bien doux de se rallier près de vous en quelques mois. Vous possédez éminemment ce qui attire et ce qui concilie les esprits je doute pourtant que votre pouvoir allât jusqu'à nous faire sympathiser avec les hommes qui viennent de déclarer la guerre à notre pauvre France»... Il se rappelle au souvenir de Chateaubriand, et fait des voeux pour la santé de son amie: «c'est demander au Ciel qu'il conserve ici bas un de ses meilleurs ouvrages»... On joint une L.A.S. au baron de La Bouillerie, intendant général de la Maison du Roi, Paris 16 février 1829
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Thursday 14 June 2012・14:00 (Europe/Paris)
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