Jean PAULHAN (1884-1968).
20 L.A.S. et 2 L.S., 1922-1936, à Jean-Émile Laboureur; 30 pages formats divers, enveloppes. Belle correspondance. [11 mars 1922]. L'encadreur lui a rendu « ces soldats nègres. Certainement je ne pourrai pas vous dire à quel point je les trouve touchants et forts - et enfin intelligents » ... 5 [décembre 1924]: « ne consentiriez-vous pas à donner à la nrf soit une étude, soit des notes régulières sur les arts: je sais déjà combien je les aimerais. [...] il me semble difficile d'imaginer que cet extrême sens critique, que révèlent vos gravures, n'exige pas de vous, parfois, une autre expression. [...] le secret de votre pseudonyme, si vous désirez en choisir un, serait exactement respecté »... [Le brouillon autogr. de la réponse de Laboureur est joint]. Lundi. Il avait d'abord songé à lui demander une sorte de chronique régulière des arts, que sa réponse semble refuser: « Mais je suis tout à fait heureux de l'espoir qu'elle me laisse. J'attends les notes que vous me promettez »... [16 janvier 1928], il le prévient de sa situation conjugale: son divorce d'avec sa première femme étant très compliqué, « ma femme et moi ne sommes pas encore légalement mariés »... [23 janvier 1929], il demande une note sur la dernière exposition de Lhote, « ou bien sur Picasso »... [29 février 1929], au sujet de son Guerrier appliqué: « ce sont des soldats abstraits, ni zouaves, ni fantassins, ni trop allemands, que j'aurais préféré pour lui [...]. (Au vrai, je ne crois pas que le récit fasse nettement voir les zouaves à pantalons bouffants rouges, et à boléro bleu, que nous étions) ». Il propose de rencontrer l'éditeur Fourcade... 26 novembre, invitation à déjeuner chez la princesse de Bassiano... [24 décembre 1929], il garde un souvenir délicieux de leur soirée et complimente Mme Laboureur sur sa cuisine... 27 mars [1930]. Tout est arrangé: Fourcade a accepté les propositions de Laboureur, « une gravure par chapitre ». Il doit faire son portrait pour la nrf: « il me faudrait vous voir,
Catalogue Tuesday 13 December 2011・14:00 (Europe/Paris)
Lot no. 295

Jean PAULHAN (1884-1968). 20 L.A.S. et 2 L.S., 1922-1936, à Jean-Émile Laboureur; 30 pages formats divers, enveloppes. Belle correspondance. [11 mars 1922]. L'encadreur lui a rendu « ces soldats nègres. Certainement je ne pourrai pas vous dire à quel point je les trouve touchants et forts - et enfin intelligents » ... 5 [décembre 1924]: « ne consentiriez-vous pas à donner à la nrf soit une étude, soit des notes régulières sur les arts: je sais déjà combien je les aimerais. [...] il me semble difficile d'imaginer que cet extrême sens critique, que révèlent vos gravures, n'exige pas de vous, parfois, une autre expression. [...] le secret de votre pseudonyme, si vous désirez en choisir un, serait exactement respecté »... [Le brouillon autogr. de la réponse de Laboureur est joint]. Lundi. Il avait d'abord songé à lui demander une sorte de chronique régulière des arts, que sa réponse semble refuser: « Mais je suis tout à fait heureux de l'espoir qu'elle me laisse. J'attends les notes que vous me promettez »... [16 janvier 1928], il le prévient de sa situation conjugale: son divorce d'avec sa première femme étant très compliqué, « ma femme et moi ne sommes pas encore légalement mariés »... [23 janvier 1929], il demande une note sur la dernière exposition de Lhote, « ou bien sur Picasso »... [29 février 1929], au sujet de son Guerrier appliqué: « ce sont des soldats abstraits, ni zouaves, ni fantassins, ni trop allemands, que j'aurais préféré pour lui [...]. (Au vrai, je ne crois pas que le récit fasse nettement voir les zouaves à pantalons bouffants rouges, et à boléro bleu, que nous étions) ». Il propose de rencontrer l'éditeur Fourcade... 26 novembre, invitation à déjeuner chez la princesse de Bassiano... [24 décembre 1929], il garde un souvenir délicieux de leur soirée et complimente Mme Laboureur sur sa cuisine... 27 mars [1930]. Tout est arrangé: Fourcade a accepté les propositions de Laboureur, « une gravure par chapitre ». Il doit faire son portrait pour la nrf: « il me faudrait vous voir,

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€2,000 - €2,500
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Jean PAULHAN (1884-1968). 20 L.A.S. et 2 L.S., 1922-1936, à Jean-Émile Laboureur; 30 pages formats divers, enveloppes. Belle correspondance. [11 mars 1922]. L'encadreur lui a rendu « ces soldats nègres. Certainement je ne pourrai pas vous dire à quel point je les trouve touchants et forts - et enfin intelligents » ... 5 [décembre 1924]: « ne consentiriez-vous pas à donner à la nrf soit une étude, soit des notes régulières sur les arts: je sais déjà combien je les aimerais. [...] il me semble difficile d'imaginer que cet extrême sens critique, que révèlent vos gravures, n'exige pas de vous, parfois, une autre expression. [...] le secret de votre pseudonyme, si vous désirez en choisir un, serait exactement respecté »... [Le brouillon autogr. de la réponse de Laboureur est joint]. Lundi. Il avait d'abord songé à lui demander une sorte de chronique régulière des arts, que sa réponse semble refuser: « Mais je suis tout à fait heureux de l'espoir qu'elle me laisse. J'attends les notes que vous me promettez »... [16 janvier 1928], il le prévient de sa situation conjugale: son divorce d'avec sa première femme étant très compliqué, « ma femme et moi ne sommes pas encore légalement mariés »... [23 janvier 1929], il demande une note sur la dernière exposition de Lhote, « ou bien sur Picasso »... [29 février 1929], au sujet de son Guerrier appliqué: « ce sont des soldats abstraits, ni zouaves, ni fantassins, ni trop allemands, que j'aurais préféré pour lui [...]. (Au vrai, je ne crois pas que le récit fasse nettement voir les zouaves à pantalons bouffants rouges, et à boléro bleu, que nous étions) ». Il propose de rencontrer l'éditeur Fourcade... 26 novembre, invitation à déjeuner chez la princesse de Bassiano... [24 décembre 1929], il garde un souvenir délicieux de leur soirée et complimente Mme Laboureur sur sa cuisine... 27 mars [1930]. Tout est arrangé: Fourcade a accepté les propositions de Laboureur, « une gravure par chapitre ». Il doit faire son portrait pour la nrf: « il me faudrait vous voir,
Sale Tuesday 13 December 2011・14:00 (Europe/Paris)
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