George SAND. L.A.S., [Nohant 3 novembre 1852, à Émile de Girardin] ; 3 pages in-12. Elle lui demande « un coin dans la Presse » pour un article « sur les poésies d’un mien ami, qui a du talent et peu d’aide » [l’article de Sand sur Bouquet de marguerites de Charles Poncy paraîtra le 18 décembre.] Elle se rappelle au souvenir de Delphine de Girardin, « dont je suis encore toute éblouie […] On passerait sa vie à l’écouter comme à vous lire. Mais de telles douceurs ne sont pas faites pour les ours de mon espèce, et ma récréation ici est de me rappeler les quelques bonnes heures que j’ai passées entre vous deux ». Elle remercie Girardin de son amitié pour sa fille Solange : « Moi je vis en tête à tête avec notre petite Jeanne. Faites-nous donc une société où l’on ne soit pas triste, en voyant pousser une ravissante petite fille ! »… Elle ajoute que Solange a été malade, et le Dr Cabarrus « l’a encore reguérie. Je dois donc remercier aussi votre illustre grenouille de docteur, que vous prétendez avoir été intimidé par un pauvre vieux lièvre de ma connaissance. Je croirais plutôt l’avoir endormi »... Correspondance, t. XI, n° 5691.
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George SAND. L.A.S., [Nohant 3 novembre 1852, à Émile de Girardin] ; 3 pages in-12.
Elle lui demande « un coin dans la Presse » pour un article « sur les poésies d’un mien ami, qui a du talent et peu d’aide » [l’article de Sand sur Bouquet de marguerites de Charles Poncy paraîtra le 18 décembre.] Elle se rappelle au souvenir de Delphine de Girardin, « dont je suis encore toute éblouie […] On passerait sa vie à l’écouter comme à vous lire. Mais de telles douceurs ne sont pas faites pour les ours de mon espèce, et ma récréation ici est de me rappeler les quelques bonnes heures que j’ai passées entre vous deux ». Elle remercie Girardin de son amitié pour sa fille Solange : « Moi je vis en tête à tête avec notre petite Jeanne. Faites-nous donc une société où l’on ne soit pas triste, en voyant pousser une ravissante petite fille ! »… Elle ajoute que Solange a été malade, et le Dr Cabarrus « l’a encore reguérie. Je dois donc remercier aussi votre illustre grenouille de docteur, que vous prétendez avoir été intimidé par un pauvre vieux lièvre de ma connaissance. Je croirais plutôt l’avoir endormi »... Correspondance, t. XI, n° 5691.
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Tuesday 29 June 2021・14:00 (Europe/Paris)
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