Lucien BONAPARTE. L.S. avec 11 lignes autographes, Pesaro 9 septembre 1805, à Alexandre de Laborde ; 1 page in-fol. (rousseurs, cachet de la collection Crawford).
   Intéressante lettre à son protégé, ancien attaché d’ambassade à Madrid, qui lui avait fait connaître Alexandrine Jacob de Bleschamp, qu’il épousa en juin 1803, ce qui le brouilla avec Napoléon.
   Il refuse l’acquisition pour son compte d’objets d’art qu’il n’a pas vus, car il cherche lui-même à vendre sa galerie, et d’ailleurs « il me semble que vous avez acquis sur la parole d’un tiers et le peu de marchés que j’ai fait de cette manière au commencement ont été des marchés dupes »… Il prend la plume pour souligner la gravité de sa position : « Je suis prêt à m’embarquer pour les Etats Unis. Je n’attends plus que des reponses de Paris : ainsi, je ne sçais quand je pourrai vous revoir. […] demain je pars pour Rome : faites moi donner de vos nouvelles par Campi, et ne m’ecrivez pas vous-même… Vous avez été déjà exilé pour mon compte a Marseille : puisque je ne puis pas vous faire du bien, au moins que je ne vous attire pas de mal »…
Live Thursday 6 February 2020・14:00 (Europe/Paris)
Lot no. 271

Lucien BONAPARTE. L.S. avec 11 lignes autographes, Pesaro 9 septembre 1805, à Alexandre de Laborde ; 1 page in-fol. (rousseurs, cachet de la collection Crawford). Intéressante lettre à son protégé, ancien attaché d’ambassade à Madrid, qui lui avait fait connaître Alexandrine Jacob de Bleschamp, qu’il épousa en juin 1803, ce qui le brouilla avec Napoléon. Il refuse l’acquisition pour son compte d’objets d’art qu’il n’a pas vus, car il cherche lui-même à vendre sa galerie, et d’ailleurs « il me semble que vous avez acquis sur la parole d’un tiers et le peu de marchés que j’ai fait de cette manière au commencement ont été des marchés dupes »… Il prend la plume pour souligner la gravité de sa position : « Je suis prêt à m’embarquer pour les Etats Unis. Je n’attends plus que des reponses de Paris : ainsi, je ne sçais quand je pourrai vous revoir. […] demain je pars pour Rome : faites moi donner de vos nouvelles par Campi, et ne m’ecrivez pas vous-même… Vous avez été déjà exilé pour mon compte a Marseille : puisque je ne puis pas vous faire du bien, au moins que je ne vous attire pas de mal »…

Estimate
€600 - €800
Result
€768
Buyer's premium
28%
Lucien BONAPARTE. L.S. avec 11 lignes autographes, Pesaro 9 septembre 1805, à Alexandre de Laborde ; 1 page in-fol. (rousseurs, cachet de la collection Crawford). Intéressante lettre à son protégé, ancien attaché d’ambassade à Madrid, qui lui avait fait connaître Alexandrine Jacob de Bleschamp, qu’il épousa en juin 1803, ce qui le brouilla avec Napoléon. Il refuse l’acquisition pour son compte d’objets d’art qu’il n’a pas vus, car il cherche lui-même à vendre sa galerie, et d’ailleurs « il me semble que vous avez acquis sur la parole d’un tiers et le peu de marchés que j’ai fait de cette manière au commencement ont été des marchés dupes »… Il prend la plume pour souligner la gravité de sa position : « Je suis prêt à m’embarquer pour les Etats Unis. Je n’attends plus que des reponses de Paris : ainsi, je ne sçais quand je pourrai vous revoir. […] demain je pars pour Rome : faites moi donner de vos nouvelles par Campi, et ne m’ecrivez pas vous-même… Vous avez été déjà exilé pour mon compte a Marseille : puisque je ne puis pas vous faire du bien, au moins que je ne vous attire pas de mal »…
Sale Thursday 6 February 2020・14:00 (Europe/Paris)
Sale location coming soon 3, rue Favart 75002 Paris