Tristan BERNARD (1866-1947). Manuscrit autographe signé, Mes débuts sur la Côte normande ; 9 pages in-8, au dos de papier à en-tête de l’Hotel Rubens à Londres
Récit de ses premières vacances à la mer en famille, à neuf ans, en Normandie. … « Donc papa avait décidé que l’on irait à Trouville. Et ce jour-là Maman l’avait regardé avec un peu d’appréhension. Un autre que mon père aurait hésité. Mais il avait l’audace et la ténacité de Christophe Colomb »... Personne n’avait jamais vu la mer ; il raconte le voyage de Besançon à Trouville, en passant par Paris, et leur arrivée : « Pendant trois semaines, nous ne fîmes que cela : des forts de sable ». La mer ne leur fit pas grande impression : « Plus tard, quand nous eûmes lu les poètes, nous apprîmes à regarder les vagues, à contempler l’horizon »… Il se souvient d’une représentation au théâtre de la ville, qui lui aurait fait très plaisir, sans la fâcheuse habitude de ses parents à tout critiquer : « Le théâtre, c’est un plaisir, on est là pour s’amuser. Et les adultes, pour prouver qu’ils sont de grandes personnes à qui on ne la fait pas, passent leur temps à gâter la joie des enfants ! »…
Live Thursday 20 June 2019・14:00 (Europe/Paris)
Lot no. 17

Tristan BERNARD (1866-1947). Manuscrit autographe signé, Mes débuts sur la Côte normande ; 9 pages in-8, au dos de papier à en-tête de l’Hotel Rubens à Londres Récit de ses premières vacances à la mer en famille, à neuf ans, en Normandie. … « Donc papa avait décidé que l’on irait à Trouville. Et ce jour-là Maman l’avait regardé avec un peu d’appréhension. Un autre que mon père aurait hésité. Mais il avait l’audace et la ténacité de Christophe Colomb »... Personne n’avait jamais vu la mer ; il raconte le voyage de Besançon à Trouville, en passant par Paris, et leur arrivée : « Pendant trois semaines, nous ne fîmes que cela : des forts de sable ». La mer ne leur fit pas grande impression : « Plus tard, quand nous eûmes lu les poètes, nous apprîmes à regarder les vagues, à contempler l’horizon »… Il se souvient d’une représentation au théâtre de la ville, qui lui aurait fait très plaisir, sans la fâcheuse habitude de ses parents à tout critiquer : « Le théâtre, c’est un plaisir, on est là pour s’amuser. Et les adultes, pour prouver qu’ils sont de grandes personnes à qui on ne la fait pas, passent leur temps à gâter la joie des enfants ! »…

Estimate
€150 - €200
Result
€256
Buyer's premium
28%
Tristan BERNARD (1866-1947). Manuscrit autographe signé, Mes débuts sur la Côte normande ; 9 pages in-8, au dos de papier à en-tête de l’Hotel Rubens à Londres Récit de ses premières vacances à la mer en famille, à neuf ans, en Normandie. … « Donc papa avait décidé que l’on irait à Trouville. Et ce jour-là Maman l’avait regardé avec un peu d’appréhension. Un autre que mon père aurait hésité. Mais il avait l’audace et la ténacité de Christophe Colomb »... Personne n’avait jamais vu la mer ; il raconte le voyage de Besançon à Trouville, en passant par Paris, et leur arrivée : « Pendant trois semaines, nous ne fîmes que cela : des forts de sable ». La mer ne leur fit pas grande impression : « Plus tard, quand nous eûmes lu les poètes, nous apprîmes à regarder les vagues, à contempler l’horizon »… Il se souvient d’une représentation au théâtre de la ville, qui lui aurait fait très plaisir, sans la fâcheuse habitude de ses parents à tout critiquer : « Le théâtre, c’est un plaisir, on est là pour s’amuser. Et les adultes, pour prouver qu’ils sont de grandes personnes à qui on ne la fait pas, passent leur temps à gâter la joie des enfants ! »…
Sale Thursday 20 June 2019・14:00 (Europe/Paris)
Sale location coming soon 3, rue Favart 75002 Paris