TIFFANY & Co. – EDWARD CHANDLER MOORE (1827-1891) DIRECTEUR ARTISTIQUE Libellule, papillons, abeille, sauterelles et vigne vierge, modèle conçu vers [1878] Rare et grande coupe creuse en argent 925/°°°°. Le décor titre traité en applications d’argent, de cuivre et de laiton; à l’intérieur et à l’extérieur. Marquée TIFFANY & Co. – 4115 Makers – Sterling-Silver – 925-1000 – M & Other metals au revers. Hauteur: 5,5cm – Diamètre: 21,5cm Collections publiques et œuvres en rapport: - Musée d’Orsay, Paris – Notre œuvre à rapprocher du pichet conservé dans les collections de cette institution sous le numéro d’inventaire OAO 1042. - Victoria & Albert Museum, South Kensington, Londres – Notre œuvre à rapprocher de la cafetière, du pot à lait et du sucrier conservés dans les collections de cette institution sous le numéro d’inventaire M.26&C-1970. - Brooklyn Museum, Brooklyn – Notre œuvre à rapprocher du vase conservé dans les collections de cette institution sous le numéro d’inventaire 82.18. Bibliographie et œuvres en rapport: - M. E. Bergerat – Les Chefs-d’œuvre d’art à l’Exposition universelle 1878 – Ludovic Baschet Éditeur, Paris, 1878. Notre œuvre à rapprocher des modèles reproduits pages 121 à 123. - Charles H. Carpenter, Jr., avec Mary Grace Carpenter – Tiffany Silver – Éditions Dodd, Mead & Company, New York, 1978. Notre œuvre à rapprocher des modèles reproduits pages 193, 194 et 196. - John Loring – Magnificent Tiffany Silver – Éditions H. N. Abrams, New York, 2001. Notre œuvre à rapprocher des modèles reproduits pages 28, 29, 30, 38, 39 et 42. - Medill Higgins Harvey (éd.) – Collecting inspiration : Edward C. Moore at Tiffany & Co – Catalogue de l’exposition organisée au Metropolitan Museum of Art (MET), New York (13 juillet – 4 octobre 2020), Éditions du Metropolitan Museum of Art, New York, 2020. Notre œuvre à rapprocher des modèles référencés sous les numéros 34, 40 et 41, respectivement reproduits pages 79, 86 et 87. Edward C. Moore : l’émergence du japonisme chez Tiffany & Co Edward Chandler Moore (1827–1891), orfèvre américain au nom injustement méconnu, fut une figure essentielle de renouveau de la maison Tiffany & Co. durant la seconde moitié du XIXe siècle. Formé comme orfèvre, collectionneur avide d’objets décoratifs de grande qualité, Moore sut mettre ses talents et sa curiosité au service des créations Tiffany réalisées sous son impulsion. S’entourant d’objets remarquables, allant de verres grecs et romains à d’autres chefs d’œuvre de l’Orient – légués et aujourd’hui tous conservés au Metropolitan Museum of Art (MET) de New York – Moore réinventa les formes et les décors des pièces de la maison en s’inspirant des cultures qui le fascinaient. Sans doute marqué par la découverte des premières œuvres nippones lors de l’Exposition universelle de 1867, Moore développa rapidement un vocabulaire décoratif nourri de ces influences. Lors de l’Exposition universelle de 1878, Tiffany & Co. présenta ainsi un ensemble de pièces en argent aux décors appliqués, exécutés dans d’autres métaux, reprenant une iconographie directement inspirée du Japon. Ces œuvres connurent un succès commercial retentissant et valurent à Moore l’obtention de nombreux prix – en plus de susciter l’émulation auprès de ses concurrents, européens comme américains. Les motifs de faune et de flore japonisants, appliqués en surface, furent naturellement développés par la maison dans les années qui suivirent, et notamment intégrés sur de nombreux objets de table. Notre coupe reprend ainsi le décor si caractéristique de libellule, papillon et de feuille de vigne qui ornait la surface des œuvres exposées en 1878, lesquelles s’inspirent notamment d’un vase de l’ère Meiji (1868–1912), autrefois collectionné par Moore et aujourd’hui conservé au MET (Inv. 91.1.488).
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TIFFANY & Co. – EDWARD CHANDLER MOORE (1827-1891) DIRECTEUR ARTISTIQUE
Libellule, papillons, abeille, sauterelles et vigne vierge, modèle conçu vers [1878]
Rare et grande coupe creuse en argent 925/°°°°.
Le décor titre traité en applications d’argent, de cuivre et de laiton; à l’intérieur et à l’extérieur.
Marquée TIFFANY & Co. – 4115 Makers – Sterling-Silver – 925-1000 – M & Other metals au revers.
Hauteur: 5,5cm – Diamètre: 21,5cm
Collections publiques et œuvres en rapport:
- Musée d’Orsay, Paris – Notre œuvre à rapprocher du pichet conservé dans les collections de cette institution sous le numéro d’inventaire OAO 1042.
- Victoria & Albert Museum, South Kensington, Londres – Notre œuvre à rapprocher de la cafetière, du pot à lait et du sucrier conservés dans les collections de cette institution sous le numéro d’inventaire M.26&C-1970.
- Brooklyn Museum, Brooklyn – Notre œuvre à rapprocher du vase conservé dans les collections de cette institution sous le numéro d’inventaire 82.18.
Bibliographie et œuvres en rapport:
- M. E. Bergerat – Les Chefs-d’œuvre d’art à l’Exposition universelle 1878 – Ludovic Baschet Éditeur, Paris, 1878. Notre œuvre à rapprocher des modèles reproduits pages 121 à 123.
- Charles H. Carpenter, Jr., avec Mary Grace Carpenter – Tiffany Silver – Éditions Dodd, Mead & Company, New York, 1978. Notre œuvre à rapprocher des modèles reproduits pages 193, 194 et 196.
- John Loring – Magnificent Tiffany Silver – Éditions H. N. Abrams, New York, 2001. Notre œuvre à rapprocher des modèles reproduits pages 28, 29, 30, 38, 39 et 42.
- Medill Higgins Harvey (éd.) – Collecting inspiration : Edward C. Moore at Tiffany & Co – Catalogue de l’exposition organisée au Metropolitan Museum of Art (MET), New York (13 juillet – 4 octobre 2020), Éditions du Metropolitan Museum of Art, New York, 2020. Notre œuvre à rapprocher des modèles référencés sous les numéros 34, 40 et 41, respectivement reproduits pages 79, 86 et 87.
Edward C. Moore : l’émergence du japonisme
chez Tiffany & Co
Edward Chandler Moore (1827–1891), orfèvre américain au nom injustement méconnu, fut une figure essentielle de renouveau de la maison Tiffany & Co. durant la seconde moitié du XIXe siècle. Formé comme orfèvre, collectionneur avide d’objets décoratifs de grande qualité, Moore sut mettre ses talents et sa curiosité au service des créations Tiffany réalisées sous son impulsion. S’entourant d’objets remarquables, allant de verres grecs et romains à d’autres chefs d’œuvre de l’Orient – légués et aujourd’hui tous conservés au Metropolitan Museum of Art (MET) de New York – Moore réinventa les formes et les décors des pièces de la maison en s’inspirant des cultures qui le fascinaient.
Sans doute marqué par la découverte des premières œuvres nippones lors de l’Exposition universelle de 1867, Moore développa rapidement un vocabulaire décoratif nourri de ces influences. Lors de l’Exposition universelle de 1878, Tiffany & Co. présenta ainsi un ensemble de pièces en argent aux décors appliqués, exécutés dans d’autres métaux, reprenant une iconographie directement inspirée du Japon. Ces œuvres connurent un succès commercial retentissant et valurent à Moore l’obtention de nombreux prix – en plus de susciter l’émulation auprès de ses concurrents, européens comme américains.
Les motifs de faune et de flore japonisants, appliqués en surface, furent naturellement développés par la maison dans les années qui suivirent, et notamment intégrés sur de nombreux objets de table. Notre coupe reprend ainsi le décor si caractéristique de libellule, papillon et de feuille de vigne qui ornait la surface des œuvres exposées en 1878, lesquelles s’inspirent notamment d’un vase de l’ère Meiji (1868–1912), autrefois collectionné par Moore et aujourd’hui conservé au MET (Inv. 91.1.488).
Vente
vendredi 29 mai・14:00 (Europe/Paris)
Salle 1-7 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris