Paul VERLAINE (1844-1896) L.A.S. «P.V» avec dessin, Stickney 9 ou 10 avril [1875], à son ami Edmond Lepelletier; 2 pages in-8. Lettre avec dessin sur sa vie de professeur en Angleterre.{CR}«Me voici professeur "au pair" dans un village anglais. Personne autour de moi qui parle un mot de français, un traître mot ! J?enseigne le français, le latin,... et le dessin !!! Je me tire assez bien de ces trois besognes... Et j?enseigne en anglais, ce qu?il y a de plus fort. Quel anglais ! mais, depuis 8 jours que je suis ici "I improve".{CR}Vie en famille. M. Andrews est un jeune homme qui lit le français, comme je lis l?anglais, mais qui ne le parle pas. Zuze ! Du reste, charmant, cordial, très instruit. Mes "élèves" sont des enfants très bien élevés et assidus, qui m?apprennent autant l?anglais que je leur apprends le français, et c?est ça que je cherche précisément. Combien de temps resterai-je ici ? Trois ou six mois, selon que je saurai parler et entendre. Puis verrai à sérieusement gagner la vie, - en ce pays-ci, probablement, où maman, j?espère, finirait par se presque fixer.{CR}Je n?ai aucune distraction et n?en cherche pas. Lectures immenses, promenades avec élèves [...] à travers de magnifiques meadows pleins de moutons, etc. Depuis huit jours, c?est étonnant comme je me porte bien, moralement et physiquement»...{CR}Il parle des quelques personnes qu?il a revues lors de son passage à Londres. Il donne son adresse à Stickney, qui doit rester secrète: «Mon "hameau" se nomme Stickney, à 2 ou 3 lieues de Boston, dans le Lincolnshire».{CR}Et il dessine à la plume, avec des légendes, «la maison d?habitation recouverte en chaume, mais très comfortable», l?École «style gothique naturellement», «Bibi» en train de lire, et trois élèves.{CR}Ancienne collection Jean Hugues (1998, 82)
Estimation
10 000 € - 12 000 €
Résultat
28 000 €
Frais de vente
0%
Paul VERLAINE (1844-1896)
L.A.S. «P.V» avec dessin, Stickney 9 ou 10 avril [1875], à son ami Edmond Lepelletier; 2 pages in-8. Lettre avec dessin sur sa vie de professeur en Angleterre.{CR}«Me voici professeur "au pair" dans un village anglais. Personne autour de moi qui parle un mot de français, un traître mot ! J?enseigne le français, le latin,... et le dessin !!! Je me tire assez bien de ces trois besognes... Et j?enseigne en anglais, ce qu?il y a de plus fort. Quel anglais ! mais, depuis 8 jours que je suis ici "I improve".{CR}Vie en famille. M. Andrews est un jeune homme qui lit le français, comme je lis l?anglais, mais qui ne le parle pas. Zuze ! Du reste, charmant, cordial, très instruit. Mes "élèves" sont des enfants très bien élevés et assidus, qui m?apprennent autant l?anglais que je leur apprends le français, et c?est ça que je cherche précisément. Combien de temps resterai-je ici ? Trois ou six mois, selon que je saurai parler et entendre. Puis verrai à sérieusement gagner la vie, - en ce pays-ci, probablement, où maman, j?espère, finirait par se presque fixer.{CR}Je n?ai aucune distraction et n?en cherche pas. Lectures immenses, promenades avec élèves [...] à travers de magnifiques meadows pleins de moutons, etc. Depuis huit jours, c?est étonnant comme je me porte bien, moralement et physiquement»...{CR}Il parle des quelques personnes qu?il a revues lors de son passage à Londres. Il donne son adresse à Stickney, qui doit rester secrète: «Mon "hameau" se nomme Stickney, à 2 ou 3 lieues de Boston, dans le Lincolnshire».{CR}Et il dessine à la plume, avec des légendes, «la maison d?habitation recouverte en chaume, mais très comfortable», l?École «style gothique naturellement», «Bibi» en train de lire, et trois élèves.{CR}Ancienne collection Jean Hugues (1998, 82)
Vente
jeudi 21 février 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris