Donatien-Alphonse-François, marquis de SADE (1740-1814)
L.A., [fin janvier 1777, à Maître Gaufridy]; 4 pages in-fol. (coin déchiré avec perte de qqs mots, petites effrangeures au bas). Vigoureuse réplique aux accusations de débauche dans l?affaire Treillet. [En novembre 1776, Sade a engagé une nouvelle domestique à La Coste, fort jolie, Catherine Treillet, qu?il va prénommer Justine. Quelque temps plus tard, il fait venir quatre autres domestiques qu?il tente d?utiliser pour ses débauches. Trois d?entre eux s?enfuient et vont conter à Treillet ce qui se passe au château de La Coste. Treillet vient au château réclamer sa fille, menacer le marquis, et tire même deux coups de pistolet. Puis il porte plainte et dresse un mémoire sur les méfaits du marquis. C?est à ce mémoire que Sade, qui ne veut pas rendre «Justine», répond ici.]{CR}Sade nie vigoureusement les accusations de Treillet, dans ce «memoire faux et rempli de calomnies». Treillet est «un fourbe et un homme de mauvaise foi», puisqu?il avait promis de rester tranquille... Sade envisage de porter plainte lui-même contre Treillet: «Tout ce que je puis vous dire c?est que la fille est toute prete, elle a deposé quelle etoit contente et n?avoit point a se plaindre c?est tout ce que je voulois». Sade pense qu?il a de quoi «faire pendre» Treillet, et croit même pouvoir faire arrêter Treillet, puisque celui-ci a voulu le tuer.{CR}Puis Sade répond point par point au mémoire de Treillet, en particulier à l?accusation d?avoir attenté aux moeurs des domestiques: «Un domestique les mena couché, M. de S. ne les y accompagna seulement point. Il resta a causer avec Md et le pere Durand, et ils s?enfermerent eux meme dans leur chambre [...] a supposé que j?eus trouvé ces gens la (qui etoient l?horreur de la nature pour l?aage et la figure) mais a supposé dis je que je les eus trouvé digne de satisfaire des desirs, il est probable que venant s?offrir ches moi pour y rester je les eus gardé; et me décidant a les gardé, je n?eus pas été attenté la nuit a leur pudicité; j?aurois eu le
Live jeudi 21 février 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°157

Donatien-Alphonse-François, marquis de SADE (1740-1814) L.A., [fin janvier 1777, à Maître Gaufridy]; 4 pages in-fol. (coin déchiré avec perte de qqs mots, petites effrangeures au bas). Vigoureuse réplique aux accusations de débauche dans l?affaire Treillet. [En novembre 1776, Sade a engagé une nouvelle domestique à La Coste, fort jolie, Catherine Treillet, qu?il va prénommer Justine. Quelque temps plus tard, il fait venir quatre autres domestiques qu?il tente d?utiliser pour ses débauches. Trois d?entre eux s?enfuient et vont conter à Treillet ce qui se passe au château de La Coste. Treillet vient au château réclamer sa fille, menacer le marquis, et tire même deux coups de pistolet. Puis il porte plainte et dresse un mémoire sur les méfaits du marquis. C?est à ce mémoire que Sade, qui ne veut pas rendre «Justine», répond ici.]{CR}Sade nie vigoureusement les accusations de Treillet, dans ce «memoire faux et rempli de calomnies». Treillet est «un fourbe et un homme de mauvaise foi», puisqu?il avait promis de rester tranquille... Sade envisage de porter plainte lui-même contre Treillet: «Tout ce que je puis vous dire c?est que la fille est toute prete, elle a deposé quelle etoit contente et n?avoit point a se plaindre c?est tout ce que je voulois». Sade pense qu?il a de quoi «faire pendre» Treillet, et croit même pouvoir faire arrêter Treillet, puisque celui-ci a voulu le tuer.{CR}Puis Sade répond point par point au mémoire de Treillet, en particulier à l?accusation d?avoir attenté aux moeurs des domestiques: «Un domestique les mena couché, M. de S. ne les y accompagna seulement point. Il resta a causer avec Md et le pere Durand, et ils s?enfermerent eux meme dans leur chambre [...] a supposé que j?eus trouvé ces gens la (qui etoient l?horreur de la nature pour l?aage et la figure) mais a supposé dis je que je les eus trouvé digne de satisfaire des desirs, il est probable que venant s?offrir ches moi pour y rester je les eus gardé; et me décidant a les gardé, je n?eus pas été attenté la nuit a leur pudicité; j?aurois eu le

Estimation
4 000 € - 5 000 €
Résultat
7 200 €
Frais de vente
0%
Donatien-Alphonse-François, marquis de SADE (1740-1814) L.A., [fin janvier 1777, à Maître Gaufridy]; 4 pages in-fol. (coin déchiré avec perte de qqs mots, petites effrangeures au bas). Vigoureuse réplique aux accusations de débauche dans l?affaire Treillet. [En novembre 1776, Sade a engagé une nouvelle domestique à La Coste, fort jolie, Catherine Treillet, qu?il va prénommer Justine. Quelque temps plus tard, il fait venir quatre autres domestiques qu?il tente d?utiliser pour ses débauches. Trois d?entre eux s?enfuient et vont conter à Treillet ce qui se passe au château de La Coste. Treillet vient au château réclamer sa fille, menacer le marquis, et tire même deux coups de pistolet. Puis il porte plainte et dresse un mémoire sur les méfaits du marquis. C?est à ce mémoire que Sade, qui ne veut pas rendre «Justine», répond ici.]{CR}Sade nie vigoureusement les accusations de Treillet, dans ce «memoire faux et rempli de calomnies». Treillet est «un fourbe et un homme de mauvaise foi», puisqu?il avait promis de rester tranquille... Sade envisage de porter plainte lui-même contre Treillet: «Tout ce que je puis vous dire c?est que la fille est toute prete, elle a deposé quelle etoit contente et n?avoit point a se plaindre c?est tout ce que je voulois». Sade pense qu?il a de quoi «faire pendre» Treillet, et croit même pouvoir faire arrêter Treillet, puisque celui-ci a voulu le tuer.{CR}Puis Sade répond point par point au mémoire de Treillet, en particulier à l?accusation d?avoir attenté aux moeurs des domestiques: «Un domestique les mena couché, M. de S. ne les y accompagna seulement point. Il resta a causer avec Md et le pere Durand, et ils s?enfermerent eux meme dans leur chambre [...] a supposé que j?eus trouvé ces gens la (qui etoient l?horreur de la nature pour l?aage et la figure) mais a supposé dis je que je les eus trouvé digne de satisfaire des desirs, il est probable que venant s?offrir ches moi pour y rester je les eus gardé; et me décidant a les gardé, je n?eus pas été attenté la nuit a leur pudicité; j?aurois eu le
Vente jeudi 21 février 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris