Franz LEHÁR (1870-1948). L.A.S., Wien 12 février 1922, à Robert de Flers ; 4 pages in-8 à son en-tête ; en français. Protestation contre des calomnies et des attaques contre lui par Henri Christiné. [Robert de Flers, alors Président de la Société des Auteurs et Compositeurs dramatiques, avait écrit l adaptation française des livrets de deux célèbres opérettes de Lehar, La Veuve Joyeuse et Le Comte de Luxembourg.] Il a appris que divers bruits calomnieux étaient colportés contre moi en France et que certains journaux s étaient même fait l écho d attaques dirigées contre ma personne et mon honneur d artiste. Je n ai pas à défendre ici la cause de l opérette dite viennoise ; je ne puis parler que des miennes et si ma musique déplait au distingué auteur de Phi-Phi [Christiné], j en suis désolé, mais il vaut mieux pour nous deux que la sienne et la mienne soient assez différentes pour que le public s en rende facilement compte . Quant à son attitude pendant la guerre, il dément avoir donné sa signature à un manifeste politique quelconque dirigé contre la France , et il n a pas été mobilisé contre la France ; tout au plus a-t-il été, au début de sa carrière, chef de musique militaire ... En ce qui concerne ma nationalité, je n en ai jamais changé et ce n est pas moi qui ai morcelé l ancienne Autriche-Hongrie qui était ma grande patrie. Mon père était originaire de Sternberg (Moravie, aujourd hui Tchécoslovaquie) et c est là que j ai moi-même toujours eu mon droit d indigénat. Je suis né à Komárom, ville du royaume de Hongrie, aujourd hui tchécoslovaque ....
Live mercredi 28 février 2024・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°113

Franz LEHÁR (1870-1948). L.A.S., Wien 12 février 1922, à Robert de Flers ; 4 pages in-8 à son en-tête ; en français. Protestation contre des calomnies et des attaques contre lui par Henri Christiné. [Robert de Flers, alors Président de la Société des Auteurs et Compositeurs dramatiques, avait écrit l adaptation française des livrets de deux célèbres opérettes de Lehar, La Veuve Joyeuse et Le Comte de Luxembourg.] Il a appris que divers bruits calomnieux étaient colportés contre moi en France et que certains journaux s étaient même fait l écho d attaques dirigées contre ma personne et mon honneur d artiste. Je n ai pas à défendre ici la cause de l opérette dite viennoise ; je ne puis parler que des miennes et si ma musique déplait au distingué auteur de Phi-Phi [Christiné], j en suis désolé, mais il vaut mieux pour nous deux que la sienne et la mienne soient assez différentes pour que le public s en rende facilement compte . Quant à son attitude pendant la guerre, il dément avoir donné sa signature à un manifeste politique quelconque dirigé contre la France , et il n a pas été mobilisé contre la France ; tout au plus a-t-il été, au début de sa carrière, chef de musique militaire ... En ce qui concerne ma nationalité, je n en ai jamais changé et ce n est pas moi qui ai morcelé l ancienne Autriche-Hongrie qui était ma grande patrie. Mon père était originaire de Sternberg (Moravie, aujourd hui Tchécoslovaquie) et c est là que j ai moi-même toujours eu mon droit d indigénat. Je suis né à Komárom, ville du royaume de Hongrie, aujourd hui tchécoslovaque ....

Estimation
300 € - 400 €
Résultat
390 €
Frais de vente
28%
Franz LEHÁR (1870-1948). L.A.S., Wien 12 février 1922, à Robert de Flers ; 4 pages in-8 à son en-tête ; en français. Protestation contre des calomnies et des attaques contre lui par Henri Christiné. [Robert de Flers, alors Président de la Société des Auteurs et Compositeurs dramatiques, avait écrit l adaptation française des livrets de deux célèbres opérettes de Lehar, La Veuve Joyeuse et Le Comte de Luxembourg.] Il a appris que divers bruits calomnieux étaient colportés contre moi en France et que certains journaux s étaient même fait l écho d attaques dirigées contre ma personne et mon honneur d artiste. Je n ai pas à défendre ici la cause de l opérette dite viennoise ; je ne puis parler que des miennes et si ma musique déplait au distingué auteur de Phi-Phi [Christiné], j en suis désolé, mais il vaut mieux pour nous deux que la sienne et la mienne soient assez différentes pour que le public s en rende facilement compte . Quant à son attitude pendant la guerre, il dément avoir donné sa signature à un manifeste politique quelconque dirigé contre la France , et il n a pas été mobilisé contre la France ; tout au plus a-t-il été, au début de sa carrière, chef de musique militaire ... En ce qui concerne ma nationalité, je n en ai jamais changé et ce n est pas moi qui ai morcelé l ancienne Autriche-Hongrie qui était ma grande patrie. Mon père était originaire de Sternberg (Moravie, aujourd hui Tchécoslovaquie) et c est là que j ai moi-même toujours eu mon droit d indigénat. Je suis né à Komárom, ville du royaume de Hongrie, aujourd hui tchécoslovaque ....
Vente mercredi 28 février 2024・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris