Roger PEYREFITTE (1907-2000). L.A.S. « R », Castries 8 février 1947, à Maurice Rostand ; 2 pages oblong in-12 à son adresse.

   Sur la mort de sa mère. « Vous venez d’apprendre l’affreuse nouvelle, dont il me semble que rien ne pourra me consoler : ma pauvre mère est morte le 18 janvier, quelque temps avant que je sois arrivé de Paris, comme si rien n’avait dû m’être épargné pour que ma douleur fût complète. La sympathie que cette chère femme vous avait inspirée de loin […] lui était très précieuse à elle-même. […] Il faut, hélas ! qu’elle ne soit plus pour que je ne me pardonne pas de ne pas lui avoir consacré toute ma vie, comme s’il n’avait tenu qu’à moi de la lui conserver et de la lui rendre. Vous m’êtes plus cher par l’amour que vous portez à votre mère, et elle m’est plus chère, puisqu’il me semble qu’elle remplace désormais la mienne »… On joint une carte de visite avec 5 lignes autogr., condoléances au décès de Rosemonde Rostand : « On ne perd jamais sa mère…mais le moment que vous vivez est bien pénible. Vous savez quels cœurs sont avec vous » (plus une autre carte de visite vierge).
Live lundi 10 décembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°400

Roger PEYREFITTE (1907-2000). L.A.S. « R », Castries 8 février 1947, à Maurice Rostand ; 2 pages oblong in-12 à son adresse. Sur la mort de sa mère. « Vous venez d’apprendre l’affreuse nouvelle, dont il me semble que rien ne pourra me consoler : ma pauvre mère est morte le 18 janvier, quelque temps avant que je sois arrivé de Paris, comme si rien n’avait dû m’être épargné pour que ma douleur fût complète. La sympathie que cette chère femme vous avait inspirée de loin […] lui était très précieuse à elle-même. […] Il faut, hélas ! qu’elle ne soit plus pour que je ne me pardonne pas de ne pas lui avoir consacré toute ma vie, comme s’il n’avait tenu qu’à moi de la lui conserver et de la lui rendre. Vous m’êtes plus cher par l’amour que vous portez à votre mère, et elle m’est plus chère, puisqu’il me semble qu’elle remplace désormais la mienne »… On joint une carte de visite avec 5 lignes autogr., condoléances au décès de Rosemonde Rostand : « On ne perd jamais sa mère…mais le moment que vous vivez est bien pénible. Vous savez quels cœurs sont avec vous » (plus une autre carte de visite vierge).

Estimation
100 € - 150 €
Résultat
128 €
Frais de vente
28%
Roger PEYREFITTE (1907-2000). L.A.S. « R », Castries 8 février 1947, à Maurice Rostand ; 2 pages oblong in-12 à son adresse. Sur la mort de sa mère. « Vous venez d’apprendre l’affreuse nouvelle, dont il me semble que rien ne pourra me consoler : ma pauvre mère est morte le 18 janvier, quelque temps avant que je sois arrivé de Paris, comme si rien n’avait dû m’être épargné pour que ma douleur fût complète. La sympathie que cette chère femme vous avait inspirée de loin […] lui était très précieuse à elle-même. […] Il faut, hélas ! qu’elle ne soit plus pour que je ne me pardonne pas de ne pas lui avoir consacré toute ma vie, comme s’il n’avait tenu qu’à moi de la lui conserver et de la lui rendre. Vous m’êtes plus cher par l’amour que vous portez à votre mère, et elle m’est plus chère, puisqu’il me semble qu’elle remplace désormais la mienne »… On joint une carte de visite avec 5 lignes autogr., condoléances au décès de Rosemonde Rostand : « On ne perd jamais sa mère…mais le moment que vous vivez est bien pénible. Vous savez quels cœurs sont avec vous » (plus une autre carte de visite vierge).
Vente lundi 10 décembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris