Abel GANCE (1889-1981). 2 L.A.S., Paris 1950-1953, à Maurice Rostand ; 1 page et demie in-4 à l’encre verte à son en-tête (froissée avec petits trous de brûlures), et 1 page et demie in-4 à l’encre bleue.

   Belles lettres du cinéaste. 26 décembre 1950. « Votre père, pour lequel mon admiration est restée aussi vive », n’aurait-il pas laissé, parmi ses œuvres inachevées, « la matière d’un beau film dont nous pourrions peut-être envisager l’exécution en collaboration ? Il appréciait mes efforts. J’avais plusieurs fois longuement parlé avec lui. Il rêvait d’écrire pour le cinéma et levait devant mes yeux ravis quelques voiles inattendus sur d’éclatants projets… »… Il espère que Maurice ne verra pas dans sa proposition une « arrière-pensée sacrilège »… 12 juillet 1953. Lettre de condoléances : « Moi aussi j’ai perdu ma mère l’an dernier. […] Sachez donc que je connais seconde par seconde le cruel chemin par lequel vous passez. J’ai cru moi-même n’en pas revenir. Il m’a fallu cependant recommencer à vivre […]. Habitué à boire mes larmes comme un poison mortel – je me suis fortifié à la minute même où elles n’ont pas réussi à me tuer – de détresse en mélancolie, de mélancolie en sérénité – vous doublerez comme moi le même cap de la plus grande des tragédies humaines »…
Live lundi 10 décembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°394

Abel GANCE (1889-1981). 2 L.A.S., Paris 1950-1953, à Maurice Rostand ; 1 page et demie in-4 à l’encre verte à son en-tête (froissée avec petits trous de brûlures), et 1 page et demie in-4 à l’encre bleue. Belles lettres du cinéaste. 26 décembre 1950. « Votre père, pour lequel mon admiration est restée aussi vive », n’aurait-il pas laissé, parmi ses œuvres inachevées, « la matière d’un beau film dont nous pourrions peut-être envisager l’exécution en collaboration ? Il appréciait mes efforts. J’avais plusieurs fois longuement parlé avec lui. Il rêvait d’écrire pour le cinéma et levait devant mes yeux ravis quelques voiles inattendus sur d’éclatants projets… »… Il espère que Maurice ne verra pas dans sa proposition une « arrière-pensée sacrilège »… 12 juillet 1953. Lettre de condoléances : « Moi aussi j’ai perdu ma mère l’an dernier. […] Sachez donc que je connais seconde par seconde le cruel chemin par lequel vous passez. J’ai cru moi-même n’en pas revenir. Il m’a fallu cependant recommencer à vivre […]. Habitué à boire mes larmes comme un poison mortel – je me suis fortifié à la minute même où elles n’ont pas réussi à me tuer – de détresse en mélancolie, de mélancolie en sérénité – vous doublerez comme moi le même cap de la plus grande des tragédies humaines »…

Estimation
300 € - 400 €
Résultat
384 €
Frais de vente
28%
Abel GANCE (1889-1981). 2 L.A.S., Paris 1950-1953, à Maurice Rostand ; 1 page et demie in-4 à l’encre verte à son en-tête (froissée avec petits trous de brûlures), et 1 page et demie in-4 à l’encre bleue. Belles lettres du cinéaste. 26 décembre 1950. « Votre père, pour lequel mon admiration est restée aussi vive », n’aurait-il pas laissé, parmi ses œuvres inachevées, « la matière d’un beau film dont nous pourrions peut-être envisager l’exécution en collaboration ? Il appréciait mes efforts. J’avais plusieurs fois longuement parlé avec lui. Il rêvait d’écrire pour le cinéma et levait devant mes yeux ravis quelques voiles inattendus sur d’éclatants projets… »… Il espère que Maurice ne verra pas dans sa proposition une « arrière-pensée sacrilège »… 12 juillet 1953. Lettre de condoléances : « Moi aussi j’ai perdu ma mère l’an dernier. […] Sachez donc que je connais seconde par seconde le cruel chemin par lequel vous passez. J’ai cru moi-même n’en pas revenir. Il m’a fallu cependant recommencer à vivre […]. Habitué à boire mes larmes comme un poison mortel – je me suis fortifié à la minute même où elles n’ont pas réussi à me tuer – de détresse en mélancolie, de mélancolie en sérénité – vous doublerez comme moi le même cap de la plus grande des tragédies humaines »…
Vente lundi 10 décembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris