Jean ROSTAND. 25 L.A.S. (une L.S.), [vers 1905-1940], à sa mère Rosemonde Rostand (une à son frère Maurice) ; 84 pages in-4 ou in-8, qqs en-têtes Arnaga, 2 enveloppes.

   Correspondance passionnée à sa mère, sa « chérie », sa « Vie adorée », son « amour » et son « ange », d’un fils qui « idolâtre » sa mère, et l’embrasse « avec frénésie ». La plupart datent de son enfance, et sont écrites de Cambo ; un second ensemble correspond aux semaines suivant la défaite de 1940, alors que le savant s’est retiré à Nohant chez Aurore Sand. 
 « Maurice a-t-il vu Tannenberg ? Qu’il a dû s’ennuyer à déjeuner et dîner avec les Rostand ? […] vous irez probablement chez Madame de Noailles et Madame Barrès. […] Papa va mieux. Voici sa température, ce matin 36,8. N’est-ce pas très bien. Lui-même avoue qu’il a merveilleusement dormi. Henri a mis dix souricières dans sa chambre, et Papa n’a pas entendu les souris »… « Papa vient de nous parler pendant longtemps de Chantecler, qui m’a l’air d’avancer. Il en est aux “Crapauds” »… « Papa travaille très bien, et a fait un grand morceau du début du 4 ». Il lit « jusqu’à 2 heures du matin des vers de Chanteclair »… – « Papa a reçu les grandes plumes pour le hall qu’il trouve absolument ravissantes »… – « Papa a dormi merveilleusement (11 heures), ainsi que l’oncle Henri et moi. Nous avons tous une mine miraculeuse »… – « Papa pose pour son buste »… Plusieurs lettres font allusion au bras cassé de Maurice, et à l’opération que son frère devait subir, vers la fin de 1906 ; on se console à la pensée qu’il doit être « content de ces multiples visites, ces œillets, ces orchidées de Sarah et de Pozzi »… – Remerciement pour la Revue d’anatomie et de physiologie qui l’a « follement intéressé. Il y a deux articles amusants au possible sur la cavité péritonéale et le tibia des Égyptiens prédynastiques »… 
 Nohant 1940. Il a connu de « terribles jours d’angoisse mortelle, des « semaines atroces » dans l’attente des nouvelles de sa « Dodette 
Live lundi 10 décembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°369

Jean ROSTAND. 25 L.A.S. (une L.S.), [vers 1905-1940], à sa mère Rosemonde Rostand (une à son frère Maurice) ; 84 pages in-4 ou in-8, qqs en-têtes Arnaga, 2 enveloppes. Correspondance passionnée à sa mère, sa « chérie », sa « Vie adorée », son « amour » et son « ange », d’un fils qui « idolâtre » sa mère, et l’embrasse « avec frénésie ». La plupart datent de son enfance, et sont écrites de Cambo ; un second ensemble correspond aux semaines suivant la défaite de 1940, alors que le savant s’est retiré à Nohant chez Aurore Sand. « Maurice a-t-il vu Tannenberg ? Qu’il a dû s’ennuyer à déjeuner et dîner avec les Rostand ? […] vous irez probablement chez Madame de Noailles et Madame Barrès. […] Papa va mieux. Voici sa température, ce matin 36,8. N’est-ce pas très bien. Lui-même avoue qu’il a merveilleusement dormi. Henri a mis dix souricières dans sa chambre, et Papa n’a pas entendu les souris »… « Papa vient de nous parler pendant longtemps de Chantecler, qui m’a l’air d’avancer. Il en est aux “Crapauds” »… « Papa travaille très bien, et a fait un grand morceau du début du 4 ». Il lit « jusqu’à 2 heures du matin des vers de Chanteclair »… – « Papa a reçu les grandes plumes pour le hall qu’il trouve absolument ravissantes »… – « Papa a dormi merveilleusement (11 heures), ainsi que l’oncle Henri et moi. Nous avons tous une mine miraculeuse »… – « Papa pose pour son buste »… Plusieurs lettres font allusion au bras cassé de Maurice, et à l’opération que son frère devait subir, vers la fin de 1906 ; on se console à la pensée qu’il doit être « content de ces multiples visites, ces œillets, ces orchidées de Sarah et de Pozzi »… – Remerciement pour la Revue d’anatomie et de physiologie qui l’a « follement intéressé. Il y a deux articles amusants au possible sur la cavité péritonéale et le tibia des Égyptiens prédynastiques »… Nohant 1940. Il a connu de « terribles jours d’angoisse mortelle, des « semaines atroces » dans l’attente des nouvelles de sa « Dodette 

Estimation
800 € - 1 000 €
Résultat
1 024 €
Frais de vente
28%
Jean ROSTAND. 25 L.A.S. (une L.S.), [vers 1905-1940], à sa mère Rosemonde Rostand (une à son frère Maurice) ; 84 pages in-4 ou in-8, qqs en-têtes Arnaga, 2 enveloppes. Correspondance passionnée à sa mère, sa « chérie », sa « Vie adorée », son « amour » et son « ange », d’un fils qui « idolâtre » sa mère, et l’embrasse « avec frénésie ». La plupart datent de son enfance, et sont écrites de Cambo ; un second ensemble correspond aux semaines suivant la défaite de 1940, alors que le savant s’est retiré à Nohant chez Aurore Sand. « Maurice a-t-il vu Tannenberg ? Qu’il a dû s’ennuyer à déjeuner et dîner avec les Rostand ? […] vous irez probablement chez Madame de Noailles et Madame Barrès. […] Papa va mieux. Voici sa température, ce matin 36,8. N’est-ce pas très bien. Lui-même avoue qu’il a merveilleusement dormi. Henri a mis dix souricières dans sa chambre, et Papa n’a pas entendu les souris »… « Papa vient de nous parler pendant longtemps de Chantecler, qui m’a l’air d’avancer. Il en est aux “Crapauds” »… « Papa travaille très bien, et a fait un grand morceau du début du 4 ». Il lit « jusqu’à 2 heures du matin des vers de Chanteclair »… – « Papa a reçu les grandes plumes pour le hall qu’il trouve absolument ravissantes »… – « Papa a dormi merveilleusement (11 heures), ainsi que l’oncle Henri et moi. Nous avons tous une mine miraculeuse »… – « Papa pose pour son buste »… Plusieurs lettres font allusion au bras cassé de Maurice, et à l’opération que son frère devait subir, vers la fin de 1906 ; on se console à la pensée qu’il doit être « content de ces multiples visites, ces œillets, ces orchidées de Sarah et de Pozzi »… – Remerciement pour la Revue d’anatomie et de physiologie qui l’a « follement intéressé. Il y a deux articles amusants au possible sur la cavité péritonéale et le tibia des Égyptiens prédynastiques »… Nohant 1940. Il a connu de « terribles jours d’angoisse mortelle, des « semaines atroces » dans l’attente des nouvelles de sa « Dodette 
Vente lundi 10 décembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris