Maurice Rostand. 13 L.A.S. (une écrite par sa mère sous sa dictée), Cambo 1900-1902 et s.d., à sa tante Marguerite Lee (2 à son oncle, Henri Lee) ; 36 pages formats divers.

   Lettres d’enfance à l’épouse du demi-frère de sa mère. La première lettre est dictée à sa mère : « Je t’aime beaucoup moi allé à Guignol c’était le prix des coups de baton ils s’ont payé pour qu’on donne des coups de baton à Monsieur Arose à Monsieur Pompom », etc. Récit d’excursions dans le Pays Basque, jusqu’à la frontière de l’Espagne, évoquant Espelette, Ainhoa, Dantxarinea : « nous commençons à voir de terribles précipices, des arbres ressemblant à des famtômes »… Réception triomphale à la gare de Bordeaux : « Papa descend, les chapeaux se lèvent, les deux cents cinquante et Francis Bœuf crient d’une voix de tonnerre “Vive Rostand”, puis saluants il cria “Toute la Gascogne”. Nous étions envahis par les gens des wagons d’à côté […], après tout la Muse de Bordeaux lut un poème “Elle avait un chapeau Cyrano” qui finit ainsi “Et nous sommes heureux de vous serrer la main. Brouhaha cris joie”. Papa aussi crie “Vive Bordeaux” »… Condoléances sur la mort de la mère de Marguerite : « J’ai été très émottionée quand j’ai appris cette facheuse nouvelle »… Description du paysage : « Au loin les montagnes d’argent, c’est quand même beau, c’est quand même d’une grandiosité sublime. Si tu voyais le Pas de Roland ainsi qu’il est aujourd’hui tu resterais en extase devant ces ponts glacées, ces montagnes blanches merveilleuses »… « Papa aura demain ou après demain son automobile Morse la couleur du tonneau et RR dessus »… « L’Aiglon continue à faire de belles recettes ainsi qu’avanthier il a fait 10 038. Cyrano bat toujours le Vaudeville. L’autre jour, Cyrano a fait 5700 ce qui est extraordinaire pour la quatre cent quatrevingt dixième » (29 août 1900)… Construction d’un immense poulailler… Allusions à Bauër, Tannenberg, Grancher, etc.
Live lundi 10 décembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°367

Maurice Rostand. 13 L.A.S. (une écrite par sa mère sous sa dictée), Cambo 1900-1902 et s.d., à sa tante Marguerite Lee (2 à son oncle, Henri Lee) ; 36 pages formats divers. Lettres d’enfance à l’épouse du demi-frère de sa mère. La première lettre est dictée à sa mère : « Je t’aime beaucoup moi allé à Guignol c’était le prix des coups de baton ils s’ont payé pour qu’on donne des coups de baton à Monsieur Arose à Monsieur Pompom », etc. Récit d’excursions dans le Pays Basque, jusqu’à la frontière de l’Espagne, évoquant Espelette, Ainhoa, Dantxarinea : « nous commençons à voir de terribles précipices, des arbres ressemblant à des famtômes »… Réception triomphale à la gare de Bordeaux : « Papa descend, les chapeaux se lèvent, les deux cents cinquante et Francis Bœuf crient d’une voix de tonnerre “Vive Rostand”, puis saluants il cria “Toute la Gascogne”. Nous étions envahis par les gens des wagons d’à côté […], après tout la Muse de Bordeaux lut un poème “Elle avait un chapeau Cyrano” qui finit ainsi “Et nous sommes heureux de vous serrer la main. Brouhaha cris joie”. Papa aussi crie “Vive Bordeaux” »… Condoléances sur la mort de la mère de Marguerite : « J’ai été très émottionée quand j’ai appris cette facheuse nouvelle »… Description du paysage : « Au loin les montagnes d’argent, c’est quand même beau, c’est quand même d’une grandiosité sublime. Si tu voyais le Pas de Roland ainsi qu’il est aujourd’hui tu resterais en extase devant ces ponts glacées, ces montagnes blanches merveilleuses »… « Papa aura demain ou après demain son automobile Morse la couleur du tonneau et RR dessus »… « L’Aiglon continue à faire de belles recettes ainsi qu’avanthier il a fait 10 038. Cyrano bat toujours le Vaudeville. L’autre jour, Cyrano a fait 5700 ce qui est extraordinaire pour la quatre cent quatrevingt dixième » (29 août 1900)… Construction d’un immense poulailler… Allusions à Bauër, Tannenberg, Grancher, etc.

Estimation
800 € - 1 000 €
Résultat
1 024 €
Frais de vente
28%
Maurice Rostand. 13 L.A.S. (une écrite par sa mère sous sa dictée), Cambo 1900-1902 et s.d., à sa tante Marguerite Lee (2 à son oncle, Henri Lee) ; 36 pages formats divers. Lettres d’enfance à l’épouse du demi-frère de sa mère. La première lettre est dictée à sa mère : « Je t’aime beaucoup moi allé à Guignol c’était le prix des coups de baton ils s’ont payé pour qu’on donne des coups de baton à Monsieur Arose à Monsieur Pompom », etc. Récit d’excursions dans le Pays Basque, jusqu’à la frontière de l’Espagne, évoquant Espelette, Ainhoa, Dantxarinea : « nous commençons à voir de terribles précipices, des arbres ressemblant à des famtômes »… Réception triomphale à la gare de Bordeaux : « Papa descend, les chapeaux se lèvent, les deux cents cinquante et Francis Bœuf crient d’une voix de tonnerre “Vive Rostand”, puis saluants il cria “Toute la Gascogne”. Nous étions envahis par les gens des wagons d’à côté […], après tout la Muse de Bordeaux lut un poème “Elle avait un chapeau Cyrano” qui finit ainsi “Et nous sommes heureux de vous serrer la main. Brouhaha cris joie”. Papa aussi crie “Vive Bordeaux” »… Condoléances sur la mort de la mère de Marguerite : « J’ai été très émottionée quand j’ai appris cette facheuse nouvelle »… Description du paysage : « Au loin les montagnes d’argent, c’est quand même beau, c’est quand même d’une grandiosité sublime. Si tu voyais le Pas de Roland ainsi qu’il est aujourd’hui tu resterais en extase devant ces ponts glacées, ces montagnes blanches merveilleuses »… « Papa aura demain ou après demain son automobile Morse la couleur du tonneau et RR dessus »… « L’Aiglon continue à faire de belles recettes ainsi qu’avanthier il a fait 10 038. Cyrano bat toujours le Vaudeville. L’autre jour, Cyrano a fait 5700 ce qui est extraordinaire pour la quatre cent quatrevingt dixième » (29 août 1900)… Construction d’un immense poulailler… Allusions à Bauër, Tannenberg, Grancher, etc.
Vente lundi 10 décembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris