Louise de VILMORIN (1902-1969). 2 L.A.S. ornées de ses trèfles à quatre feuilles, Verrières 1947-1951, [à Rosemonde Rostand] ; 4 pages in-8 à son chiffre rouge, et 1 page in-8 à son adresse. 25 novembre 1947. « Il m’est impossible, en dépit de mes faiblesses, en dépit de ma fatigue d’aller au lit ce soir sans venir vous remercier. Je me sens bien petite et bien vaine en face de vous qui avez non seulement le courage, le talent, la bonté, mais le talent d’être bonne avec courage et le courage d’être bonne avec talent. Ce que vous avez daigné faire pour moi, que vous connaissez à peine, restera dans mon cœur comme une leçon et, mieux que cela, comme un exemple qui m’incitera à l’intelligence, à la confiance, au crédit dont les esprits nobles font bénéficier les humbles. Et je me sens bien humble, indigne de votre estime et de votre attention. En vous disant ceci, je ne me place pas sur ce plan littéraire, ou intellectuel sur lequel vous avez une place indiscutée, mais simplement sur le terrain de la vie de tous les jours. Vous êtes attentive ; je suis distraite. Vous avez de l’orgueil ; je suis vaniteuse. Vous êtes farouche ; je suis effarouchée. […] Vos mots ont une forme ; les miens n’ont qu’une ombre. Votre parole a des racines ; la mienne n’a qu’une fleur vite fanée. Pourtant je puis aimer. Et je vous aime, vous et votre cher Maurice. Il est à vous et son charme nous le donne, à nous tous qui sommes anxieux, quémandeurs de chaleur, de charme et de grâces de l’âme »… 29 décembre 1951. Vœux de bonne année « les plus affectueux et les plus fidèles » à Maurice et sa mère, dans les quatre pétales d’un trèfle dessiné à la plume qui occupe toute la page et couronne le L de « Louise ».
Estimation
400 € - 500 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
28%
Louise de VILMORIN (1902-1969). 2 L.A.S. ornées de ses trèfles à quatre feuilles, Verrières 1947-1951, [à Rosemonde Rostand] ; 4 pages in-8 à son chiffre rouge, et 1 page in-8 à son adresse.
25 novembre 1947. « Il m’est impossible, en dépit de mes faiblesses, en dépit de ma fatigue d’aller au lit ce soir sans venir vous remercier. Je me sens bien petite et bien vaine en face de vous qui avez non seulement le courage, le talent, la bonté, mais le talent d’être bonne avec courage et le courage d’être bonne avec talent. Ce que vous avez daigné faire pour moi, que vous connaissez à peine, restera dans mon cœur comme une leçon et, mieux que cela, comme un exemple qui m’incitera à l’intelligence, à la confiance, au crédit dont les esprits nobles font bénéficier les humbles. Et je me sens bien humble, indigne de votre estime et de votre attention. En vous disant ceci, je ne me place pas sur ce plan littéraire, ou intellectuel sur lequel vous avez une place indiscutée, mais simplement sur le terrain de la vie de tous les jours. Vous êtes attentive ; je suis distraite. Vous avez de l’orgueil ; je suis vaniteuse. Vous êtes farouche ; je suis effarouchée. […] Vos mots ont une forme ; les miens n’ont qu’une ombre. Votre parole a des racines ; la mienne n’a qu’une fleur vite fanée. Pourtant je puis aimer. Et je vous aime, vous et votre cher Maurice. Il est à vous et son charme nous le donne, à nous tous qui sommes anxieux, quémandeurs de chaleur, de charme et de grâces de l’âme »… 29 décembre 1951. Vœux de bonne année « les plus affectueux et les plus fidèles » à Maurice et sa mère, dans les quatre pétales d’un trèfle dessiné à la plume qui occupe toute la page et couronne le L de « Louise ».
Vente
lundi 10 décembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris