Ruggiero LEONCAVALLO (1858-1919) compositeur italien. L.A.S., Milan 25 décembre 1900, [à Rosemonde Rostand] ; 7 pages in-8.

   Projet d’opéra sur Cyrano de Bergerac. 
 Il sait Rostand convalescent et craint de le fatiguer. « Depuis que j’ai lu Cyrano c’est-à-dire depuis deux ans je n’ai qu’une ambition dans mon âme d’artiste, celle de pouvoir rendre musicalement un tel sujet ! »… Il a appris que Rostand avait déjà refusé de telles adaptations, notamment par son ami Coquelin qu’il a vu à Paris à la première de sa Bohème. Malgré cela, il souhaite que sa demande soit présentée à Edmond. « Je comprends bien qu’il refuse de donner la permission de réduire Cyrano en poëme pour musique. On ne touche pas à Cyrano comme on n’aurait jamais dû toucher à Hernani, Marion, Cid etc car on ne peut arracher à ces personnages l’auréole de poësie vraie qui les entoure sans les blesser à mort ! Je fais moi-même mes poëmes pour mes ouvrages, mais je n’oserais jamais toucher à Cyrano car il faut qu’il parle comme Rostand l’a fait parler, autrement ce n’est plus Cyrano. Ce que j’implore de Mr Rostand est la permission de mettre en musique Cyrano tel qu’il est […]. Je ne demanderais qu’à supprimer une partie des vers pour ne pas pêcher de longueur en musique et pour rendre possible l’exécution de l’œuvre musical. C’est-à-dire que je mettrais une virgule à côté des vers que je n’aurais pas mis en musique mais l’ouvrage poëtique et littéraire resterait tel qu’il est »… Il prie Rosemonde d’appuyer sa cause : « Je ne suis pas nouveau au théâtre musical. J’ai prouvé que je sais faire et bien »…
Live lundi 10 décembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°354

Ruggiero LEONCAVALLO (1858-1919) compositeur italien. L.A.S., Milan 25 décembre 1900, [à Rosemonde Rostand] ; 7 pages in-8. Projet d’opéra sur Cyrano de Bergerac. Il sait Rostand convalescent et craint de le fatiguer. « Depuis que j’ai lu Cyrano c’est-à-dire depuis deux ans je n’ai qu’une ambition dans mon âme d’artiste, celle de pouvoir rendre musicalement un tel sujet ! »… Il a appris que Rostand avait déjà refusé de telles adaptations, notamment par son ami Coquelin qu’il a vu à Paris à la première de sa Bohème. Malgré cela, il souhaite que sa demande soit présentée à Edmond. « Je comprends bien qu’il refuse de donner la permission de réduire Cyrano en poëme pour musique. On ne touche pas à Cyrano comme on n’aurait jamais dû toucher à Hernani, Marion, Cid etc car on ne peut arracher à ces personnages l’auréole de poësie vraie qui les entoure sans les blesser à mort ! Je fais moi-même mes poëmes pour mes ouvrages, mais je n’oserais jamais toucher à Cyrano car il faut qu’il parle comme Rostand l’a fait parler, autrement ce n’est plus Cyrano. Ce que j’implore de Mr Rostand est la permission de mettre en musique Cyrano tel qu’il est […]. Je ne demanderais qu’à supprimer une partie des vers pour ne pas pêcher de longueur en musique et pour rendre possible l’exécution de l’œuvre musical. C’est-à-dire que je mettrais une virgule à côté des vers que je n’aurais pas mis en musique mais l’ouvrage poëtique et littéraire resterait tel qu’il est »… Il prie Rosemonde d’appuyer sa cause : « Je ne suis pas nouveau au théâtre musical. J’ai prouvé que je sais faire et bien »…

Estimation
800 € - 1 000 €
Résultat
1 024 €
Frais de vente
28%
Ruggiero LEONCAVALLO (1858-1919) compositeur italien. L.A.S., Milan 25 décembre 1900, [à Rosemonde Rostand] ; 7 pages in-8. Projet d’opéra sur Cyrano de Bergerac. Il sait Rostand convalescent et craint de le fatiguer. « Depuis que j’ai lu Cyrano c’est-à-dire depuis deux ans je n’ai qu’une ambition dans mon âme d’artiste, celle de pouvoir rendre musicalement un tel sujet ! »… Il a appris que Rostand avait déjà refusé de telles adaptations, notamment par son ami Coquelin qu’il a vu à Paris à la première de sa Bohème. Malgré cela, il souhaite que sa demande soit présentée à Edmond. « Je comprends bien qu’il refuse de donner la permission de réduire Cyrano en poëme pour musique. On ne touche pas à Cyrano comme on n’aurait jamais dû toucher à Hernani, Marion, Cid etc car on ne peut arracher à ces personnages l’auréole de poësie vraie qui les entoure sans les blesser à mort ! Je fais moi-même mes poëmes pour mes ouvrages, mais je n’oserais jamais toucher à Cyrano car il faut qu’il parle comme Rostand l’a fait parler, autrement ce n’est plus Cyrano. Ce que j’implore de Mr Rostand est la permission de mettre en musique Cyrano tel qu’il est […]. Je ne demanderais qu’à supprimer une partie des vers pour ne pas pêcher de longueur en musique et pour rendre possible l’exécution de l’œuvre musical. C’est-à-dire que je mettrais une virgule à côté des vers que je n’aurais pas mis en musique mais l’ouvrage poëtique et littéraire resterait tel qu’il est »… Il prie Rosemonde d’appuyer sa cause : « Je ne suis pas nouveau au théâtre musical. J’ai prouvé que je sais faire et bien »…
Vente lundi 10 décembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris