Georges RODENBACH (1855-1898). L.A.S., Dimanche [Paris vers 1896-1897, à Edmond Rostand] ; 3 pages in-12.

   Il est heureux de savoir les Rostand revenus : « Nous serions allés vite vous voir, mais nous sommes en essais – malheureux – de domestiques et incessants changements, qui ne nous permettent pas de leur confier l’enfant – ni la maison »… Il s’est trouvé mal pendant le déménagement puis pendant leur voyage en Moselle « dont nous avions gardé la nostalgie, depuis des jours heureux passés là. Il ne faut rien recommencer. C’est relire d’anciennes lettres ». Il vient de passer quinze jours au lit pour se remettre : « Joli été ! Et j’ai bien regretté celui de l’an dernier, Knocke, la solitude, votre charmante venue, et mon travail facile et heureux en écrivant Le Carillonneur ! Et vous autres ? Est-ce que ce cher Mirbeau n’est plus menacé de rien de fâcheux. Lui aussi m’a paru, dans les articles du Journal, morose, à se montrer dans un de ces jardins d’hôtel, si mélancoliques, en effet. […] Et je l’aimais mieux, de le savoir triste aussi. Et maintenant, c’est mieux, c’est bien. Les grands ciels de septembre, or et rouge vont commencer. Nous allons nous revoir bientôt, j’espère »…
Live lundi 10 décembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°326

Georges RODENBACH (1855-1898). L.A.S., Dimanche [Paris vers 1896-1897, à Edmond Rostand] ; 3 pages in-12. Il est heureux de savoir les Rostand revenus : « Nous serions allés vite vous voir, mais nous sommes en essais – malheureux – de domestiques et incessants changements, qui ne nous permettent pas de leur confier l’enfant – ni la maison »… Il s’est trouvé mal pendant le déménagement puis pendant leur voyage en Moselle « dont nous avions gardé la nostalgie, depuis des jours heureux passés là. Il ne faut rien recommencer. C’est relire d’anciennes lettres ». Il vient de passer quinze jours au lit pour se remettre : « Joli été ! Et j’ai bien regretté celui de l’an dernier, Knocke, la solitude, votre charmante venue, et mon travail facile et heureux en écrivant Le Carillonneur ! Et vous autres ? Est-ce que ce cher Mirbeau n’est plus menacé de rien de fâcheux. Lui aussi m’a paru, dans les articles du Journal, morose, à se montrer dans un de ces jardins d’hôtel, si mélancoliques, en effet. […] Et je l’aimais mieux, de le savoir triste aussi. Et maintenant, c’est mieux, c’est bien. Les grands ciels de septembre, or et rouge vont commencer. Nous allons nous revoir bientôt, j’espère »…

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384 €
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28%
Georges RODENBACH (1855-1898). L.A.S., Dimanche [Paris vers 1896-1897, à Edmond Rostand] ; 3 pages in-12. Il est heureux de savoir les Rostand revenus : « Nous serions allés vite vous voir, mais nous sommes en essais – malheureux – de domestiques et incessants changements, qui ne nous permettent pas de leur confier l’enfant – ni la maison »… Il s’est trouvé mal pendant le déménagement puis pendant leur voyage en Moselle « dont nous avions gardé la nostalgie, depuis des jours heureux passés là. Il ne faut rien recommencer. C’est relire d’anciennes lettres ». Il vient de passer quinze jours au lit pour se remettre : « Joli été ! Et j’ai bien regretté celui de l’an dernier, Knocke, la solitude, votre charmante venue, et mon travail facile et heureux en écrivant Le Carillonneur ! Et vous autres ? Est-ce que ce cher Mirbeau n’est plus menacé de rien de fâcheux. Lui aussi m’a paru, dans les articles du Journal, morose, à se montrer dans un de ces jardins d’hôtel, si mélancoliques, en effet. […] Et je l’aimais mieux, de le savoir triste aussi. Et maintenant, c’est mieux, c’est bien. Les grands ciels de septembre, or et rouge vont commencer. Nous allons nous revoir bientôt, j’espère »…
Vente lundi 10 décembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris