Jean COCTEAU. 2 L.A.S., Cambo 5-6 octobre 1912, [à Edmond Rostand] ; 4 pages et demie in-4.

   Curieuses lettres, probablement à la suite d’un flirt avec Maurice Rostand. 
 5 octobre. « Je n’oublierai jamais ce que j’ai juré sur le banc et je porterai toujours sur moi le double de cette famille que je vous adresse avec une reconnaissance tendre, profonde et respectueuse ». Il ajoute : « J’ai eu tort de faire cette petite promenade avec vous et Maurice, la gêne, l’émotion et la pudeur ont un aspect si déplaisant »… 6 octobre. Avant de quitter Cambo, disant son « inaltérable reconnaissance » : « Si une nouvelle bouffée de ce vice absurde me trouble désormais, je verrai votre visage si tendre et presque fraternel – Un semblable talisman vaut toute une contrainte morale. Votre conduite a été celle que nul autre n’aurait tenue. Vous aviez tous les droits et vous n’avez usé d’aucun, si ce n’est du droit ému de me remettre en bonne route. Le lieu, les circonstances, votre génie, composent de cette histoire abjecte une leçon définitive, et je saurai me rendre digne d’un intérêt dont votre merveilleuse indulgence me donne la preuve. Ma honte vis-à-vis de Madame Rostand est insurmontable »…
Live lundi 10 décembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°324

Jean COCTEAU. 2 L.A.S., Cambo 5-6 octobre 1912, [à Edmond Rostand] ; 4 pages et demie in-4. Curieuses lettres, probablement à la suite d’un flirt avec Maurice Rostand. 5 octobre. « Je n’oublierai jamais ce que j’ai juré sur le banc et je porterai toujours sur moi le double de cette famille que je vous adresse avec une reconnaissance tendre, profonde et respectueuse ». Il ajoute : « J’ai eu tort de faire cette petite promenade avec vous et Maurice, la gêne, l’émotion et la pudeur ont un aspect si déplaisant »… 6 octobre. Avant de quitter Cambo, disant son « inaltérable reconnaissance » : « Si une nouvelle bouffée de ce vice absurde me trouble désormais, je verrai votre visage si tendre et presque fraternel – Un semblable talisman vaut toute une contrainte morale. Votre conduite a été celle que nul autre n’aurait tenue. Vous aviez tous les droits et vous n’avez usé d’aucun, si ce n’est du droit ému de me remettre en bonne route. Le lieu, les circonstances, votre génie, composent de cette histoire abjecte une leçon définitive, et je saurai me rendre digne d’un intérêt dont votre merveilleuse indulgence me donne la preuve. Ma honte vis-à-vis de Madame Rostand est insurmontable »…

Estimation
400 € - 500 €
Résultat
1 536 €
Frais de vente
28%
Jean COCTEAU. 2 L.A.S., Cambo 5-6 octobre 1912, [à Edmond Rostand] ; 4 pages et demie in-4. Curieuses lettres, probablement à la suite d’un flirt avec Maurice Rostand. 5 octobre. « Je n’oublierai jamais ce que j’ai juré sur le banc et je porterai toujours sur moi le double de cette famille que je vous adresse avec une reconnaissance tendre, profonde et respectueuse ». Il ajoute : « J’ai eu tort de faire cette petite promenade avec vous et Maurice, la gêne, l’émotion et la pudeur ont un aspect si déplaisant »… 6 octobre. Avant de quitter Cambo, disant son « inaltérable reconnaissance » : « Si une nouvelle bouffée de ce vice absurde me trouble désormais, je verrai votre visage si tendre et presque fraternel – Un semblable talisman vaut toute une contrainte morale. Votre conduite a été celle que nul autre n’aurait tenue. Vous aviez tous les droits et vous n’avez usé d’aucun, si ce n’est du droit ému de me remettre en bonne route. Le lieu, les circonstances, votre génie, composent de cette histoire abjecte une leçon définitive, et je saurai me rendre digne d’un intérêt dont votre merveilleuse indulgence me donne la preuve. Ma honte vis-à-vis de Madame Rostand est insurmontable »…
Vente lundi 10 décembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris