Pierre MAC ORLAN (1882-1970). Manuscrit autographe signé, Essai sur les Frères de la Côte ; 8 pages in-4.

   Préface à l’édition du Frère-de-la-Côte de Joseph Conrad par le Club du Livre du mois (1957). 
  Mac Orlan s’est beaucoup documenté sur l’histoire des bandits de haute mer et autres pirates, sans foi ni loi, qui finissaient souvent leur vie au bout d’une corde. Il faut distinguer les « gentilhommes de fortune et ceux qui prirent le nom de Frères-de-la-Côte, de boucaniers ou de flibustiers, mots d’origine anglaise » qui « appartenaient à la grande classe des corsaires dont on connait les illustrations. Entre un frère-de-la-Côte et un gentilhomme de fortune il n’y a pas de rapprochement. Car on ne peut comparer le nom de Jean Bart à celui d’Edouard Low »… Robert Louis Stevenson, Marcel Schwob et T’Serstevens font partie de ces écrivains qui ont su les peindre. « La guerre faisait naître ces aventuriers loyaux, pas toujours très distingués, sur mer et sur terre. La fin du XVIIe siècle fut riche en corsaires et en capitaines propriétaires de compagnies franches qui s’illustrèrent pendant la Guerre de Sept ans. ». Après la paix d’Aix-la-Chapelle (1668), certains continuèrent leurs activités de manière moins louable et les îles de la Providence et de la Tortue devinrent les hauts lieux de la piraterie… Jean Peyrol, le héros de Conrad, est un marin français du début du XIXe siècle, qui connut cette vie. « Comme Robert-Louis Stevenson, comme tous les vrais romanciers-poètes de la mer et des hommes qui recherchent l’indépendance relative “entre le ciel et l’eau”, Joseph Conrad sait situer le menu détail, le visage à peine sorti de l’ombre d’un personnage qui donne au livre les clefs de toutes les rêveries avantageuses »… 
  On joint la L.A.S. d’envoi à Jean Dumont, directeur du Club du Livre du mois, Saint-Cyr-sur-Morin 4 mai 1957.
Live lundi 10 décembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°248

Pierre MAC ORLAN (1882-1970). Manuscrit autographe signé, Essai sur les Frères de la Côte ; 8 pages in-4. Préface à l’édition du Frère-de-la-Côte de Joseph Conrad par le Club du Livre du mois (1957). Mac Orlan s’est beaucoup documenté sur l’histoire des bandits de haute mer et autres pirates, sans foi ni loi, qui finissaient souvent leur vie au bout d’une corde. Il faut distinguer les « gentilhommes de fortune et ceux qui prirent le nom de Frères-de-la-Côte, de boucaniers ou de flibustiers, mots d’origine anglaise » qui « appartenaient à la grande classe des corsaires dont on connait les illustrations. Entre un frère-de-la-Côte et un gentilhomme de fortune il n’y a pas de rapprochement. Car on ne peut comparer le nom de Jean Bart à celui d’Edouard Low »… Robert Louis Stevenson, Marcel Schwob et T’Serstevens font partie de ces écrivains qui ont su les peindre. « La guerre faisait naître ces aventuriers loyaux, pas toujours très distingués, sur mer et sur terre. La fin du XVIIe siècle fut riche en corsaires et en capitaines propriétaires de compagnies franches qui s’illustrèrent pendant la Guerre de Sept ans. ». Après la paix d’Aix-la-Chapelle (1668), certains continuèrent leurs activités de manière moins louable et les îles de la Providence et de la Tortue devinrent les hauts lieux de la piraterie… Jean Peyrol, le héros de Conrad, est un marin français du début du XIXe siècle, qui connut cette vie. « Comme Robert-Louis Stevenson, comme tous les vrais romanciers-poètes de la mer et des hommes qui recherchent l’indépendance relative “entre le ciel et l’eau”, Joseph Conrad sait situer le menu détail, le visage à peine sorti de l’ombre d’un personnage qui donne au livre les clefs de toutes les rêveries avantageuses »… On joint la L.A.S. d’envoi à Jean Dumont, directeur du Club du Livre du mois, Saint-Cyr-sur-Morin 4 mai 1957.

Estimation
400 € - 500 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
28%
Pierre MAC ORLAN (1882-1970). Manuscrit autographe signé, Essai sur les Frères de la Côte ; 8 pages in-4. Préface à l’édition du Frère-de-la-Côte de Joseph Conrad par le Club du Livre du mois (1957). Mac Orlan s’est beaucoup documenté sur l’histoire des bandits de haute mer et autres pirates, sans foi ni loi, qui finissaient souvent leur vie au bout d’une corde. Il faut distinguer les « gentilhommes de fortune et ceux qui prirent le nom de Frères-de-la-Côte, de boucaniers ou de flibustiers, mots d’origine anglaise » qui « appartenaient à la grande classe des corsaires dont on connait les illustrations. Entre un frère-de-la-Côte et un gentilhomme de fortune il n’y a pas de rapprochement. Car on ne peut comparer le nom de Jean Bart à celui d’Edouard Low »… Robert Louis Stevenson, Marcel Schwob et T’Serstevens font partie de ces écrivains qui ont su les peindre. « La guerre faisait naître ces aventuriers loyaux, pas toujours très distingués, sur mer et sur terre. La fin du XVIIe siècle fut riche en corsaires et en capitaines propriétaires de compagnies franches qui s’illustrèrent pendant la Guerre de Sept ans. ». Après la paix d’Aix-la-Chapelle (1668), certains continuèrent leurs activités de manière moins louable et les îles de la Providence et de la Tortue devinrent les hauts lieux de la piraterie… Jean Peyrol, le héros de Conrad, est un marin français du début du XIXe siècle, qui connut cette vie. « Comme Robert-Louis Stevenson, comme tous les vrais romanciers-poètes de la mer et des hommes qui recherchent l’indépendance relative “entre le ciel et l’eau”, Joseph Conrad sait situer le menu détail, le visage à peine sorti de l’ombre d’un personnage qui donne au livre les clefs de toutes les rêveries avantageuses »… On joint la L.A.S. d’envoi à Jean Dumont, directeur du Club du Livre du mois, Saint-Cyr-sur-Morin 4 mai 1957.
Vente lundi 10 décembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris