François-René de CHATEAUBRIAND (1768-1848). L.A., Val de Loup mardi soir [juin ou juillet 1814 ?], à la duchesse de Duras ; 1 page in-4 (lég. salie).

   « Chère sœur, je suis arrivé ici tout malade, et ne sachant pas si je pourrai vous dire adieu vendredi ; mais il faudra pourtant que je sois mort, si je ne puis vous voir avant que vous partiez. Ah ! Si je pouvois voir cette mer avec vous ! et ces flots moins agités que ma triste vie, et qui se brisent comme elle se brisera ! Allons voila de la poësie : pour revenir à la prose, voici une pétition pour une croix de St Louis. Voyez, parlez, triomphez. Et mon pauvre petit diable qui demande un congé absolu qu’en faites vous ? Bon soir, chère sœur. Il est huit heures ; je suis vraiment malade, et je vais me coucher ». 
 Vente La duchesse de Duras et ses amis, Chateaubriand (24 octobre 2013, n° 59). Publ. in L’Amante et l’amie. Lettres retrouvées (Gallimard, 2017, p. 171, n° 23).
Live lundi 10 décembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°190

François-René de CHATEAUBRIAND (1768-1848). L.A., Val de Loup mardi soir [juin ou juillet 1814 ?], à la duchesse de Duras ; 1 page in-4 (lég. salie). « Chère sœur, je suis arrivé ici tout malade, et ne sachant pas si je pourrai vous dire adieu vendredi ; mais il faudra pourtant que je sois mort, si je ne puis vous voir avant que vous partiez. Ah ! Si je pouvois voir cette mer avec vous ! et ces flots moins agités que ma triste vie, et qui se brisent comme elle se brisera ! Allons voila de la poësie : pour revenir à la prose, voici une pétition pour une croix de St Louis. Voyez, parlez, triomphez. Et mon pauvre petit diable qui demande un congé absolu qu’en faites vous ? Bon soir, chère sœur. Il est huit heures ; je suis vraiment malade, et je vais me coucher ». Vente La duchesse de Duras et ses amis, Chateaubriand (24 octobre 2013, n° 59). Publ. in L’Amante et l’amie. Lettres retrouvées (Gallimard, 2017, p. 171, n° 23).

Estimation
1 000 € - 1 200 €
Résultat
1 280 €
Frais de vente
28%
François-René de CHATEAUBRIAND (1768-1848). L.A., Val de Loup mardi soir [juin ou juillet 1814 ?], à la duchesse de Duras ; 1 page in-4 (lég. salie). « Chère sœur, je suis arrivé ici tout malade, et ne sachant pas si je pourrai vous dire adieu vendredi ; mais il faudra pourtant que je sois mort, si je ne puis vous voir avant que vous partiez. Ah ! Si je pouvois voir cette mer avec vous ! et ces flots moins agités que ma triste vie, et qui se brisent comme elle se brisera ! Allons voila de la poësie : pour revenir à la prose, voici une pétition pour une croix de St Louis. Voyez, parlez, triomphez. Et mon pauvre petit diable qui demande un congé absolu qu’en faites vous ? Bon soir, chère sœur. Il est huit heures ; je suis vraiment malade, et je vais me coucher ». Vente La duchesse de Duras et ses amis, Chateaubriand (24 octobre 2013, n° 59). Publ. in L’Amante et l’amie. Lettres retrouvées (Gallimard, 2017, p. 171, n° 23).
Vente lundi 10 décembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris