Vincent d’INDY (1851-1931). L.A.S., 10 juin 1898, à un « cher camarade » ; 3 pages in-8 (petit deuil). Il est très sensible à la cordiale sympathie de sa lettre, mais en réprouve les exagérations : « Nous sommes tous les ouvriers d’une même œuvre, les maçons d’un même monument et que nous y apportions une pierre de taille ou un linteau de porte, pourvu que la matière employée soit une parcelle de nous-mêmes, avec une portion de notre cœur, elle sera bonne et durable. Le principal, pour élever le beau monument de l’Art, serait que nous tous, ouvriers, nous nous aimions les uns les autres, au lieu de nous haïr – comme il arrive, hélas, trop souvent entre confrères – Nous devrions former une vraie famille et nous entr’aider au lieu du contraire […] et l’échange des idées deviendrait sûrement profitable à tous. Ce sont peut-être des rêves »…
Estimation
400 € - 500 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
28%
Vincent d’INDY (1851-1931). L.A.S., 10 juin 1898, à un « cher camarade » ; 3 pages in-8 (petit deuil).
Il est très sensible à la cordiale sympathie de sa lettre, mais en réprouve les exagérations : « Nous sommes tous les ouvriers d’une même œuvre, les maçons d’un même monument et que nous y apportions une pierre de taille ou un linteau de porte, pourvu que la matière employée soit une parcelle de nous-mêmes, avec une portion de notre cœur, elle sera bonne et durable. Le principal, pour élever le beau monument de l’Art, serait que nous tous, ouvriers, nous nous aimions les uns les autres, au lieu de nous haïr – comme il arrive, hélas, trop souvent entre confrères – Nous devrions former une vraie famille et nous entr’aider au lieu du contraire […] et l’échange des idées deviendrait sûrement profitable à tous. Ce sont peut-être des rêves »…
Vente
lundi 10 décembre 2018・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris